« Dans ces temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire », affirmait George Orwell. Quels sont ceux qui se lèveront enfin pour mettre un terme à cette sorte d’hystérie collective qui dure déjà depuis plus de six mois ?

Alors que la gestion de l’épidémie par nos gouvernants a déjà anéanti des pans entiers de l’économie, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tranquillement égrainé, jeudi soir, les nouvelles injonctions liberticides ainsi ordonnées selon l’intensité de la couleur rouge de votre département. Pour la zone de Marseille, c’est un reconfinement qui ne dit pas son nom. Pourtant, le même homme claironnait, en mars dernier, sur tous les plateaux de télévision, que le port du masque était parfaitement inutile.

Dont acte. La politique de la peur perdure et les interdictions incohérentes et contradictoires s’accentuent. Être entassés comme des sardines masquées dans le métro ou le bus serait moins contaminant et, donc, moins dangereux qu’attablés avec sa famille ou des amis à une terrasse de café, en fin d’après-midi, sur le Vieux-Port. 1.000 spectateurs masqués sur le court central (15.000 places) de tennis de Roland-Garros qui débute en fin de semaine ou un millier de fans masqués de football au Stade de France (80.000 places) pour le match France/Ukraine du 7 octobre, ce ne sont pas des mesures responsables. Ce sont des mesures simplement grotesques, pour ne pas dire débiles !

Au printemps, nous avons eu à entendre les mensonges d’État sur les masques et, surtout, à subir la pénurie d’approvisionnement produit. Cet été, nous subissons l’avalanche inorganisée et inefficace des tests dans nos grandes métropoles. Des tests à la pelle : PCR, sérologique, antigénique. Pour ma part, j’ai surtout compris qu’aucun des trois n’était très fiable. Pas rassurant, après cinq à sept jours d’attente du verdict pour répondre à la question fatidique : suis-je atteint ou pas ? Que nous réserve M. Véran, pour cet automne ?

Et qu’a-t-il donc fait pour tirer les leçons de la catastrophe du printemps et anticiper le rebond épidémique tant annoncé ? Aujourd’hui, y a-t-il plus de lits de réanimation pour accueillir les malades, ceux du Covid-19 et tous les autres ? Les cliniques privées sont-elles, désormais, associées aux plans échafaudés par les ARS ou faudra-t-il encore amuser la galerie avec le concours de médecins cubains ? A-t-on reconstitué les stocks de produits stratégiques en quantités suffisantes pour tranquilliser les anesthésistes et les autres praticiens des services hospitaliers ?

Depuis deux mois, Santé publique France (SPF) nous annonce une moyenne quotidienne d’une trentaine de malades qui décéderaient du Covid-19. J’aimerais bien connaître leur profil. Serait-ce un secret d’État alors que M. Véran a sans cesse au bout des lèvres ce mot si galvaudé de « transparence » ! Serait-ce une information cachée alors qu’il nous martèle que sa priorité, c’est de protéger les Français ? Pour cela, plutôt que de les infantiliser et de leur faire peur depuis six mois, informons-les. On obtiendra leur consentement, voire leur adhésion, aux mesures décidées unilatéralement. Et brutalement, parfois.

Malheureusement, « dans notre société, ceux qui ont la connaissance la plus complète de ce qui se passe sont aussi ceux qui sont les plus éloignés pour voir le monde tel qu’il est » (George Orwell, 1984).

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