« Chez nous, les hommes devraient naître plus heureux et plus joyeux qu’ailleurs, car je crois que le bonheur vient aux hommes qui naissent là où l’on trouve le bon vin », écrivait ce génie de Léonard de Vinci. Alors, si comme Marcel Pagnol, vous pensez que « quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s’il est bon » ou, à l’instar de Jean Gabin, qui plaisantait : « Je boirai du lait le jour où les vaches mangeront du raisin », retenez bien ces dates. Du 12 au 14 février, les vignerons prennent leurs quartiers à Paris Expo, porte de Versailles. Rendez-vous incontournable de tous les passionnés ou amateurs, petits ou grands buveurs, trois jours de rencontres pour découvrir, savourer et célébrer le terroir, la vigne et sa générosité.

©WineParisVinexpoParis23_PhilippeLabeguerie

Au programme de ce Wine Paris & Vinexpo Paris 2024, 122 conférences, 4.024 exposants, débats, tables-rondes sur la transmission de la culture du vin et master classes pour connaître les tendances mais aussi les perspectives et les enjeux du vin et des spiritueux. L’occasion d’assouvir sa soif… de découvertes de l’essence même des régions, appellations, produits, marques et domaines. Trois jours de dégustation d’appellations comme l’Alsace, la Bourgogne, la Champagne, le Languedoc, le Beaujolais Villages ; autour d’un cépage comme le Sauvignon, le Pinot noir et le Chardonnay ; de régions comme l’Auvergne, le Bordelais, la Loire, le Pays nantais, la Touraine, la Vallée du Rhône… Une mise en valeur incomparable de la beauté et la diversité de notre pays, mais aussi du travail patient, confiant et amoureux des viticulteurs.

De multiples animations sont prévues, parmi elles, le Vinexpo Challenge, traditionnel challenge de dégustation à l'aveugle animé par le Meilleur Sommelier du monde 2023, mais aussi de nombreuses conférences avec, par exemple, « La sobriété peut-elle devenir joyeuse ? » ; « Qui gagnera sur le marché mondial du vin de demain ? » Et pour fêter comme il se doit le centième anniversaire de la biodynamie, des conférences dédiées : « La biodynamie, voie de l’excellence et viticulture du futur » ou encore « L’impact de l’évolution du climat sur les vins de terroirs ».

Vers des vins sans alcool ?

La tendance à la baisse de la consommation d’alcool conduit les professionnels du vin à se questionner et se repositionner sur le marché : « Comment mettre en œuvre une offre de boissons faibles et sans alcool ? », « Dégustation demain : des grands crus sans alcool ? », « Secrets d’un Sobrelier : l’artisanat des boissons sans alcool »… Cette perspective ne vous enchante guère ? Alors, soutenez la filière en gardant à l’esprit ce dicton populaire : boire un canon, c’est sauver un vigneron ! Plus sérieusement, si nos compatriotes consomment moins, c’est aussi pour consommer mieux. Le viticulteur Yves d’Amécourt nous le rappelait : « Les vins de piètre qualité ont quasiment disparu du marché », tout en exhortant nos politiques à mieux défendre notre patrimoine gastronomique : « Lorsqu’elle négocie les accords internationaux, la France semble oublier que la filière viticole est à la seconde place des contributeurs à la balance commerciale de la France, derrière l’aéronautique et devant les cosmétiques. »

©Via Caritatis

Et pour donner du sens à votre consommation, puisqu’après la chute de l'Empire romain, ce sont les moines qui ont sauvé « la civilisation du vin », sachez que plusieurs vignobles d'abbayes exposeront ensemble sur un même stand (Hall 4, stand D307) : Le Barroux, Monial, Morgeot, Petit Quincy, Fontfroide, Lérins, Jouques, Valmagne…

« Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député ! » ironisait Winston Churchill. Nous ne pouvions conclure ces lignes en hommage au vin sans un clin d’œil au viticulteur Grégoire de Fournas. Engagé dans la vie parlementaire et fervent défenseur de l’agriculture et la viticulture françaises, il était monté au créneau contre les importations déloyales des vins espagnols, demandant au gouvernement « d’établir un rapport de force efficace au sein de la Commission européenne pour défendre nos intérêts économiques et stratégiques. » Agriculteurs, pêcheurs, viticulteurs, mêmes combats, ils ont besoin de notre soutien, il en va de leur survie et de notre souveraineté alimentaire.

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10 février 2024 à 16:00

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11 commentaires

  1. Attention à la mode récente des vins sans alcool : ça pue le puritanisme. N’oublions pas l’Histoire avec la prohibition américaine, qui n’a sauvé aucun alcoolique mais en a converti une bonne palanquée, avec comme résultat annexe la prise du pouvoir politique par la mafia internationale. Vous me direz, en France, le mal est déjà fait.

  2. Vive le vin ..et surtout vive le champagne ..à quand une fête ? Les ecolos seront mécontents…je leur laisse la liqueur de pissenlits..

    1. Sommes-nous seulement certains que les écolos, ne boivent pas d’alcool, ne mangent plus de steak, ne se déplacent qu’à vélo et vivent eux-mêmes dans des maisons ou appartements sans chauffage, sans eau chaude, sans télé, sans ordis et sans téléphones………… Cessons de les laisser déterminer nos vies !

  3. Quoiqu’on en dise et malgré toutes les inventions technico-modernes, j’affirme que le pain et le vin restent les 2 plus grandes créations de l’homme

  4. « Je boirai du lait le jour où les vaches mangeront du raisin » n’est pas de Jean Gabin mais nous la devons à Toulouse-Lautrec…

  5. Le vin français, pour être crédible, en premier lieu il faut traiter le sujet en langue française
    alors, le « Wine Paris & Vinexpo Paris « , et des « challenges » de dégustation, ça ma court sur le haricot…
    Pour faire respecter le produit, en premier lieu il faut se respecter soi même !
    et qu’on avance pas l’argument usé jusqu’à la corde que tout ce qui est international se fait en anglais, et que c’est une obligation commerciale…
    ce sont les agences de com’, qui conseillent les organisateurs, qui sont largement à l’origine de cette dérive, dans tous les domaines, hélas

  6. En effet, nous consommons peut-être moins mais mieux ! On reçoit deux bouteilles de vin par mois, conseiller par un ancien sommelier du Ritz Jean-Michel Deluc, co-fondateur du Petit Ballon à Paris, et tous les midis mon mari boit ces deux verres de vin ! Hi, hi !

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