Après avoir pris connaissance de ce différend entre un homme trans et son ex-petit ami, le lecteur trouvera les blagues salaces de Jean-Marie Bigard peu imaginatives. L'affaire se déroule dans un tribunal du Michigan. À la barre, un homme trans. Le personnage a profité de sa transition de genre pour s'identifier à une femme musulmane, mais ceci n'est qu'un avatar dans le parcours de la plaignante. Il y a plus préoccupant.

Tenant son petit chien dans les bras, Brianna Kingsley est venue réclamer le droit de récupérer ses testicules restés dans le frigo qu'elle partageait avec son ancien compagnon. Voilà. Le partage des biens connut quelques désaccords. Ses ex-attributs virils ont été conservés dans un état de fraîcheur irréprochable et l'odieux macho refuse de les lui rendre. Hors de question de séparer ces deux témoins d'une virilité perdue. Pas de garde alternée non plus. Brianna exige la totalité du magot. Elle les fera encadrer ou monter en lampe, cela ne regarde pas la Justice américaine. Le droit à récupérer ses testicules s'applique quel que soit leur destination ou le supplément d'âme qu'ils pourraient apporter à un castra dans le besoin. Enveloppés de papier cadeau, ils feraient également la joie d'une femme souhaitant transitionner. Et puis zut ! Brianna n'a pas à justifier les raisons pour lesquelles elle souhaite reprendre l'ornement qu'elle avait généreusement offert à la communauté conjugale. C'est une part d'elle-même qui repose entre deux tranches de jambon et un reste de spaghetti bolognaise. Dans le potage ou au freezer, allez savoir ce qu'il en a fait !

Bien que le juge ait apprécié la prestation de son interlocutrice, il rejette sa requête qui comportait également quelques bisbilles financières. Brianna quitte le tribunal ulcérée. La Justice américaine n'a pu su s'adapter à la problématique du divorce en milieu LGBT. Du côté des magistrats, une question subsiste. Existentielle et profonde : « Qu'est devenu le troisième élément qui constituait la masculinité de la jeune trans ? » En quel appareil électroménager l'a-t-elle remisé ? Machine à laver, tiroirs de la cuisine, tout sera mis en œuvre pour retrouver la pièce à conviction manquante et donner un nouveau souffle aux blagues de Jean-Marie Bigard. Par temps de progressisme avancé, la concurrence est rude.

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10 février 2024 à 15:15

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28 commentaires

  1. Quand on sait l’encombrement des tribunaux, soit pas assez de magistrats et une avalanche de dossiers en attente, on est en droit de se demander pourquoi ce genre de rigolade puisse arriver devant des juges ! Es ce pour distraire le tribunal des routines ennuyeuses ?

    1. Parce qu’aux Etats Unis, c’est rare d’avoir un casier judiciaire comme un annuaire. Dès la 1ere récidive, les gens sont souvent retirés de la circulation pour plusieurs années, et les remises de peine ne sont pas aussi généreuses qu’en France, du coup, les gens passent moins souvent devant la justice, qui est moins saturée. Et les juges, sauf les fédéraux, sont souvent élus, donc ils travaillent, ils n’ont pas le temps de décorer le mur des cons. Nous, ce sont des fonctionnaires qui ne foutent rien, comme 90% des fonctionnaires.

  2. Article édifiant sur la déliquescence de nos sociétés, envoyez vos enfants en stage dragqueen, vous viendrez pleurer quand le mal sera fait…

  3. Une petite précision scientifique et très sérieuse sur la 3ème pièce du service posant problème : Il me semble avoir vu une émission médicale dans laquelle la pièce est retournée comme une chaussette pour reconstituer une sorte d’organe féminin. Il y a donc des volontaires pour laisser filmer l’opération. Pour le remboursement (celle là je ne l’ai pas faite exprès) bien choisir sa mutuelle.

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