[L’ÉTÉ BV] Cinq gars, cinq filles : la France qui résiste à l’hiver démographique

Dans le tumulte d’une vie à douze s’entremêlent l'amour, le chaos et la beauté d’une France qui persiste.
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Cet article vous avait peut-être échappé. Nous vous proposons de le lire ou de le relire.
Cet article a été publié le 17/01/2026.

Tandis que l'INSEE vient de confirmer le recul de la natalité au premier semestre 2026, il est une famille qui déjoue joyeusement les statistiques. Avec, sous son toit, cinq gars et cinq filles, elle témoigne de son quotidien dans un livre à découvrir sur la plage cet été !

 

« Pour procréer, il faut s’aimer, se juger digne d’être dupliqué. Peut-être que notre époque très culpabilisante en Occident ne s’aime plus. Alors, il faut à nouveau s’aimer et avoir des enfants ! », faisait remarquer Gabrielle Cluzel, lors d'une chronique sur le grand basculement démographique, chez Christine Kelly, sur CNews. Notre directrice de la rédaction rappelait également, en ces colonnes, que « l’extinction de la maternité est la forme la plus aboutie de cancel culture ».

 

 

Alors que la France est entrée dans son hiver démographique, et même dix ans plus tôt que prévu par l’INSEE, qu’elle enregistre désormais plus de morts que de naissances depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est des témoignages lumineux et enthousiasmants qui viennent contrecarrer la sinistrose ambiante. Celui d’Élodie Luor, maman de dix enfants, est de ceux-là. Au préalable, rappelons bien évidemment, et cette mère de famille nombreuse le souligne : « Tout le monde ne signe pas pour une équipe de foot à la maison. Chacun avance avec ce qu’il est, ce qu’il peut, ce qu’il reçoit. »

 

 

Pendant que certains instrumentalisent la question démographique à des fins immigrationnistes pour compenser la pénurie de bébés, ce livre Cinq gars, cinq filles (Artège), aussi joyeux que profondément enraciné, vient donc contrebalancer les innombrables idées reçues sur les familles nombreuses : « Quand on a des grossesses faciles, on peut enchaîner les enfants », « tu dois te faire beaucoup aider », « trop facile, surtout quand on a des enfants qui dorment bien », « tes enfants sont faciles et autonomes », « ils ne doivent pas pouvoir faire d'activités extérieures »... Et la palme revient à la boulangère, en prologue de l'ouvrage, qui s'étonne : « Dix enfants ? Mais non… avec le même papa ? » Et cet amusement de la maman : « C’est fou, comme ce chiffre semble défier l’imagination des gens, au point qu’ils peinent à croire ce qu’ils entendent. »

« Ces grands aventuriers du monde moderne »

Alors que l’actualité rapporte un basculement démographique inédit, certains choix de vie, joliment décrits par Charles Péguy, font donc figure de résistance silencieuse… Dix enfants, dans la France de 2026, relèvent presque de la provocation : « cathos », « anti-contraception », « pollueurs »... Pourtant, derrière ces poncifs, la réalité est tout autre et tel est bien l’objet de ce livre : témoigner du quotidien ordinaire, mais toujours vécu avec « un amour inconditionnel qui transcende les épreuves et les difficultés ». Celui d’un couple qui a fait un choix « mûrement réfléchi », même si, au départ, rien n’était gagné. Entre le père qui avait juré de ne jamais se marier et de ne pas avoir d’enfants et la mère qui, à l’issue des douleurs de son premier accouchement, promet : « Un seul enfant, ce sera parfait, je n’en veux pas d’autres. C’est décidé... », rien ne laissait présumer de la suite !

Sans surprise, on lit combien la charge de travail est « colossale », combien « une bonne organisation restera toujours primordiale, accepter l’imprévu des péripéties de la vie le sera encore plus » et qu’il leur faudra « redoubler de vigilance sur les dépenses, limitant l’inutile pour ne conserver que l’essentiel ». Sans jamais trahir la réalité, sans angélisme ni leçon de morale, Cinq gars, cinq filles raconte combien « l’arrivée des enfants chamboule tout », transforme la vie, la remplit de beauté et parfois de chaos.

Joie débordante, fatigue extrême, rires, pleurs, tendresse et renoncements s’y entremêlent dans un quotidien exigeant, mais mis en pratique, autant que faire se peut, avec cette devise de saint François de Sales : « Rien par force, tout par amour. »

À l’heure du No Kids, un témoignage qui rappelle cette évidence que nous semblons avoir oubliée, alors que se joue l’avenir de la France : avoir des enfants est un acte de confiance.

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Iris Bridier
Journaliste

Vos commentaires

70 commentaires

  1. Il est bien temps de s’inquiéter de démographie ! Ce sont les résultats de la contraception, et surtout de l’avortement. Avec l’immigration musulmane nous sommes en train de perdre notre civilisation chrétienne…

  2. Je suis moi-même issue d’une famille de 6 enfants, c’est – pour moi – largement suffisant pour une famille. Pour moi, 10 enfants, ça un peu « élevage », la mère est forcément fatiguée et n’a pas le temps de consacrer beaucoup de temps à chacun de ses enfants. Les ainés sont donc mis à contribution, au détriment de leur temps libre. Entre des couples sans enfants ou avec un unique enfant et des familles de 10 ou 12 enfants (catholiques ou musulmanes), il faut trouver un juste milieu pour préserver l’équilibre et l’harmonie pour tous les membres de la famille.

  3. Dix, ça fait beaucoup de temps enceinte, donc fatiguée, peu de temps à accorder à chacun. J’ai connu dans ma petite ville une famille de 17 enfants, tous bien élevés, bien mis et propres. L’une des filles était de mon âge. Les filles étaient en minorité. C’était très « régimenté » chaque enfant passait devant l’évier et faisait sa propre vaisselle à partir de l’âge de 7/8 ans. Quand les derniers sont nés, les premiers avaient déjà quitté la maison.
    ça s’est corsé au moment de la retraite du papa car les enfants avaient eux-mêmes 2 ou 3 enfants, tous restés dans la région si bien que la maison était toujours pleine et que pour pouvoir se reposer ils ont quitté la région. J’oubliais de dire qu’ils avaient même recueilli une nièce. Quand il y en a pour 17, il y en a pour 18 !

  4. Je respecte , bien sûr , car j’ai été élevé dans cet esprit ! Ma mère était l’ainée de 8 enfants , dont un seul garçon , mon Oncle , que ses sœurs « sponsorisaient » , car à cette époque , seuls les hommes trouvaient du travail , alors que le Père était accidentellement décédé bien trop tôt ! Mais comment ne pas avoir conscience qu’à fin Juin 2026 , notre population mondiale actuelle a déjà consommé la totalité des capacités annuelles de renouvellement des « richesses » de notre Planète ? Comment persister , ne serais ce que spirituellement , dans cette voie , sachant qu’elle est pragmatiquement et concrètement condamnée à très court terme , si nous en restons à l’absurde « Système » faisant que « l’exponentielle croissance de population » serait indispensable à une « exponentielle croissance économique , ou réciproquement ? Je suis désolé mais mêmes les Animaux , qui par définition n’ont pas nos capacités de réflexion , comprennent cette hiérarchie comportementale pour assurer leur survie , alors que nous semblons l’ignorer ou faisons semblant de l’ignorer !

    • Alors vous, vous n’avez rien compris à l’article. D’une part il ne dit pas aux gens qu’il faut faire dix enfants, il dit qu’il faut en faire. Ensuite comme ce ne sont pas des gens riches, ils sont contraints de faire très attention aux dépenses donc polluent sans doute bien moins que 5 familles de deux enfants qui consomment à l’excès. Enfin une fois que tous les blancs occidentaux seront disparus, vous croyez que les africains et autres musulmans vont s’arrêter de procréer ? Ben non. Ils auront juste le pouvoir, se seront installés sur nos terres et consommeront excessivement comme nous. Mais eux seront vivants. Et non contents de nous avoir éliminé physiquement et d’avoir conquis nos terres, ils feront disparaître notre civilisation soit en détruisant les monuments et autres preuves, soit en s’appropriant nos créations. Ils l’ont fait au moyen orient, dont une partie était chrétien, et qu’ils revendiquent comme ayant toujours été musulman, ils ne se gêneront pas aujourd’hui. Il y a donc un enjeu civilisationnel à ce que les blancs fassent des enfants.

      • Moi , j’ai compris que vous faites l’éloge de ceux que vous prétendez combattre ! Non seulement vous ne les dissuadez pas de proliférer comme des « lapins » , mais vous encouragez vos compatriotes à faire comme eux , ce qui les emmènera à court terme à se nourrir d’insectes ! Ainsi , nous aurons le même sort les uns et les autres . Autrement dit , comme le conclue mon intervention , la nature vous a doté d’un cerveau « humain » , elle aurait mieux fait de vous en greffer un de « méduse » , vous n’auriez plus le trouble compulsif ou obsessionnel du musulman qui veut prendre votre place !

  5. j’ai 80 ans, mon épouse 77 , nous avons eu 4 enfants et 10 petits enfants; nous nous voyons tous régulièrement pour les fêtes et anniversaires de chacun nous habitons tous dans un rayon de 15 km, nous partons tous ensemble régulièrement en vacance familiales pour une semaine fabuleuse ! La famille c’est notre richesse, l’entraide est toujours familiale et spontanée !!
    N’oublions jamais que notre Créateur qui n’avait par principe besoin de rien a créé par amour ‘Univers pour accueillir l’homme et la femme pour qu’ils créent à leur tour la vie par leurs enfants
    La famille est toujours ce qui donne un sens profond à la vie, il est là le sens profond de notre vie

  6. 10…. OK; faut vouloir et aussi pouvoir. Il y a comme ça des poules pondeuses; mais ensuite, gérér tout ce petit monde n’est plus dans notre culture.

  7. Il y a 40 ans, lorsque, mon épouse est entrée à la maternité, j’étais en mer. L’infirmière s’étonnait auprès d’elle de l’absence d’un époux. De nos jours, dire à la maternité que vous êtes marié est sujet. Il y a quelque chose de cassé dans note monde.

  8. Bravo ! Ca force l’admiration. De temps en temps je regarde « Familles nombreuses ». Je sais que ces familles sont soigneusement sélectionnées pour renvoyer une certaine image et que ce que l’on voit est très scénarisé, mais ces familles existent. Et elles ne sont pas QUE catho. Et je vois des mamans qui s’épanouissent complètement dans leur rôle, malgré toutes les difficultés du quotidien. Elles ont gardé cette fibre maternelle qui fait défaut à tant de femmes et surtout les valeurs universelles qui font de l’homme… un homme !

  9. Qualité plutôt que quantité. Franchement, ça ne me fait pas rêver. Paroles quand même qui relèvent beaucoup du cliché et du passe partout. Je préfère quand même voir une famille comme celle là, plutôt qu’une famille nombreuse importée avec ses coutumes et sa religion, incapable de s’intégrer mais qui va vivre longtemps à nos crochets. Quand au livre, non, je ne suis pas intéressée.

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