Villepin kiffe le rap : « Dès qu’il y a du texte, ça me parle »
Un homme en campagne. Ce vendredi 10 juillet, Dominique de Villepin était de passage dans la cité de La Rochelle où se déroule actuellement le festival des Francofolies. L’ancien Premier ministre, qui devrait annoncer très prochainement sa candidature à l’élection présidentielle, s’est prêté au jeu des questions-réponses avec le journaliste de gauche Éric Fottorino, dans le cadre du rendez-vous J’ai la mémoire qui chante. Parmi les chansons préférées du septuagénaire à la mèche impeccable, certains choix musicaux étonnent. « Le rap, c’est une musique qui nous accompagne, quelque chose de naturel et d’addictif, déclare-t-il, à la surprise générale. Dès qu’il y a du texte, ça me parle. »
Invité aux Francofolies 2026, le probable futur candidat à la présidentielle Dominique de Villepin a évoqué... ses goûts musicaux ➡️ https://t.co/XJoWGDpC8c pic.twitter.com/7cQsEfgZSf
— Le Parisien (@le_Parisien) July 12, 2026
Sur les réseaux sociaux, de nombreux observateurs raillent ces propos jugés aussi opportunistes qu’invraisemblables. « Pic du boumerisme de gauche », se moque ainsi la journaliste Eugénie Bastié. « Le rap et les bustes de Napoléon-offerts-par-des-dictateurs-africains, wesh j’te jure comment j’adore trop… », ajoute l’humoriste Sophia Aram. « Maintenant qu’il le dit, je trouve qu’il ressemble à Médine », ironise également l’avocat Gilles-William Goldnadel.
Une posture ringarde
Dominique de Villepin n’est pas le premier homme politique à afficher opportunément son amour du rap. En avril dernier, la députée LFI de Seine-Maritime Alma Dufour avait revendiqué un même mauvais goût, assurant qu’elle en tirait une certaine légitimité à incarner la « nouvelle France » : « Je pense que oui, d’après le retour que j’ai, parce que je suis jeune, que je suis une femme, parce que j’écoute de la techno et du rap », avait-elle ainsi défendu, sur RFI. On se souvient aussi qu’Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports de 2022 à 2024, nous avait offert une inoubliable séquence en déclarant sa flamme à Aya Nakamura et son très agaçant tube Djadja.
"Ces attaques n'ont en aucune façon une place dans notre pays, à l'occasion des JO, ce n'est juste pas possible !"
Aya Nakamura ciblée par l’extrême droite : la ministre, @AOC1978, prend sa défense au micro de #CàVous dans le 5 sur 5 de @LoSenechal ⬇️ pic.twitter.com/yKuJ6LikL6
— C à vous (@cavousf5) March 12, 2024
Ces génuflexions maladroites devant une « musique » associée à la jeunesse trompent-elles encore le moindre électeur ? Depuis les années 80, on assiste régulièrement au même spectacle désolant : des élus qui, la veille encore, ignoraient tout du sujet se découvrent soudainement une passion pour le rap. Jack Lang et la gauche mitterrandienne, dès leur arrivée aux manettes, avaient multiplié les actions allant dans le sens de la promotion et de la reconnaissance officielle de la culture « hip-hop ». Non par amour sincère, mais parce qu'ils y voyaient déjà un passeport électoral vers certains quartiers.
Un marqueur identitaire
Si le rap s’est imposé comme le genre « musical » le plus populaire auprès des jeunes, il n’en reste pas moins un marqueur associé avant tout aux banlieues et à ceux qui les occupent. Il suffit de regarder un clip, d’observer l’allure des protagonistes, d’écouter leur langue pour le comprendre. Vanté par Dominique de Villepin et tant d’autres ignorants avant lui, le fameux « texte » des rappeurs ne dépasse que rarement le stade de la médiocrité. Il se résume trop souvent aux graffitis tagués en bas des tours HLM : sexisme, homophobie, culte de l’argent et de la violence, apologie de la drogue, haine de la police et des Français.
#PendezLesBlancs : Je demande au Ministère public de poursuivre le rappeur Nick Conrad dans les plus brefs délais pour incitation à la haine et provocation au crime et d’ordonner le retrait immédiat de ce clip des plateformes internet où il a été hébergé.https://t.co/yKPYQT028M
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) September 26, 2018
Le paradoxe est saisissant. Jamais une « musique » aux constructions mélodiques aussi pauvres et aux textes aussi haineux n'a occupé une place aussi centrale, n’a été autant applaudie par des responsables politiques. Dominique de Villepin est le symptôme d'une gauche qui préfère multiplier les clins d’œil aux communautés plutôt que défendre une ambition commune. Après les envolées très appuyées sur Gaza, place désormais à l'hommage au rap, nouvelle figure imposée aux candidats en quête de respectabilité dans les quartiers « populaires ». Demain, sans doute, viendront les professions de foi sur les mangas, les jeux vidéo ou la pâte à tartiner El Mordjene. Jean-Luc Mélenchon n’a qu’à bien se tenir.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR




































67 commentaires
Les rappeurs qui font plus parler d’eux dans les pages faits divers et judiciaires que la rubrique culture musicale des magazines
Donc apparemment il n’y a que « ça » qui parle à Villepin ! Un peu juste pour un candidat à la course à l’échalote 2027 . Encore un bonimenteur gamellard loin des réalités du quotidien des français.
Je n’ai pas les mêmes valeurs que le sieur Villepin.
Bonjour, est-ce que quelqu’un serait capable de dire aux Français ce que cet inculte a fait de bien pour notre Nation depuis qu’il grenouille dans la politique ? Son discours au »machin » à New York ? Un prompteur en action téléguidé par son »maître ». Autre chose de plus sérieux ? Non, rien ? Ne cherchez plus, il n’y a que le néant à perte de mémoire. Belle soirée à tous.
Sa place est dans une maison de retraite médicalisé pour personne grabataire .
Démagogue un jour. Démagogue toujours.
Ces clowns Gluckmann Attal , Royal , villepin veulent se présenter mais oublient qu’il faut trouver 500 signatures et surtout du pognon pour une campagne électorale.
Au minimum 10 millions.
Vu que les partis politiques n’ont pas de sommes pareils . Cela va être difficile.
Oui 10 millions minimum..un tri va avoir lieu ceux qui sont bons gestionnaires et ceux qui font peur au banques par leur mauvaise gestion..
Dès qu’il y a un certain public à draguer électoralement, ça parle à De Villepin…
Si le rap parle à Villepin, cela s »explique par son grand âge, il devient bigrement dur de la feuille !
Il veut faire « djeun’s « mais ça ne peut pas marcher .
La démagogie est un sport très répandu parmi le personnel politique, particulièrement en période d’élections, et certains comme Mélenchon et sa bande de bras cassés ne s’en privent pas tant ça marche pour eux, mais avec Villepin et le rap c’est aussi grotesque que lorsque Amélie Oudéa-Castéra fredonne du Aya Nakamura ! Que ne feraient-ils pas pour racoler les électeurs ?!… Je serais curieux de voir et d’entendre Dominique de Villepin « interpréter » a capella un titre de Médine ou Nick Conrad, ce serait sans doute tout à fait « désopilant », n’est-il pas vrai ma chère Amélie ?!…
Il va aller faire campagne avec le petit assureur Bertrand !
C’est quand-même fou, ces personnes qui ont fait toute leur carrière, on va dire à droite, dans le camp des conservateurs, qui du jour au lendemain, pour des raisons uniquement électorales, vont là où il y aurai des électeurs racisés qui n’aiment pas la musique !
Tout ça pour quelques voix de plus ! Ils n’ont honte de rien et comme disait mon grand-père, ils n’ont rien dans la culotte !
De toute façon, ces deux la, n’auront pas les 500 signatures pour se présenter. Et heureusement pour la démocratie !
@atawalpa
De Villepin et Bertrand recalés faute de parrainages suffisants? Je demande à voir… Tous les deux font partie intégrante du système. Si celui-ci estime que l’un ou l’autre, voire les deux, peuvent être utiles au dit système, ils auront les parrainages nécessaires. Quoi que l’un ou l’autre disent, le système les ne les rejettera jamais comme des pestiférés. De Villepin et Bertrand au deuxième tour appelleront à voter Philippe ou Attal ou Glucksmann. Voire Mélenchon.
A la dernière présidentielle Villepin n’a pas eu les 500 signatures, je crois.
Et qui voudrais donner sa signature à un type comme Bertrand ?
Que ces deux hommes peuvent-ils apporter à une campagne électorale ?
Rien !
Et je souhaite qu’ils n’obtiennent pas leurs signatures, c’est donner de la confiture aux cochons !
En Périgord nous savions tous qu’il était stupide il y a cinquante ans , il fut premier sinistre comme d’autres .
Ça ressemble à Oudea Castera qui fredonnait « dja dja » pour défendre la désignation de Nakamura pour la cérémonie d’ouverture des JO. Aussi pitoyable et clientéliste.
Oui, Dominique Galouzeau de Villepin, on te croit ! Prendre les gens pour des imbéciles, c’est leur carte de visite. Quelle indignité de le part de ces individus… Méprisables ….
Il y avait l’homme qui parlait a l’oreille des chevaux..maintenant il y a les racailles qui parlent a l’oreille des vieux canassons..
Le clientélisme de ce monsieur est immonde
Un énième qui nous a coûté un pognon de dingue et qu’il va falloir « mettre à la diète sévère » rapidement ! …
il est pathétique ….. il a été 1 er ministre ….Comme Macron président , il faudrait diminuer leur pouvoir …. et mettre des garde -f ous
des garde-fous…Ca va devenir un « métier en pénurie ».