L’hommage national à ne s’est pas partout bien passé. Notamment à Valence, où un collégien a crié « Allah Akbar ».

 

La journée d’hommage national à Samuel Paty, décapité par un jeune Tchétchène, le 16 octobre 2020, ne s’est pas déroulée partout dans le calme. À Valence, notamment, un jeune élève du collège Jean-Zay a crié « Allah Akbar » durant la minute de silence en la mémoire du professeur.

Le père du jeune homme aurait ainsi été convoqué par la direction et aurait soutenu son fils, attaquant les caricatures et proférant des menaces. Il aurait ainsi menacé de brûler l’établissement scolaire avant d’être interpellé et mis en garde à vue. Il est accusé de menaces de mort réitérées et apologie du terrorisme.

« Le père du collégien a été identifié comme étant Hamid A., 43 ans, né à Valence et y demeurant, de nationalité française et agent de sécurité. La perquisition du domicile de l’intéressé a permis la découverte d’une Bible, de deux livres salafistes, d’un nunchaku, d’un sabre, d’une canne-épée ainsi que la somme de 11.500 euros. Une expertise psychiatrique est en cours et la garde à vue du quadragénaire a été prolongée. Des premières vérifications effectuées, le mis en cause était connu des services de et des services judiciaires pour des faits anciens. Les investigations complémentaires se poursuivent sous la direction du parquet de Valence », affirme Alex Perrin, procureur de la République.

Une journée émaillée d’incidents

Ce n’est pas le seul incident de la journée : 98 ont en effet été recensés, a révélé Jean-Michel Blanquer, qui ajoute qu’il s’agit d’incidents « de natures variables », et souvent « d’interruptions ».

« Il y a 60.000 établissements scolaires et écoles en France. Par rapport à tout ce qui s’était passé après et le Bataclan, ou bien lorsque, l’an dernier, nous avions fait une minute de silence, c’est en très nette baisse », assure le ministre.

19 octobre 2021

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