C’est en vivant à Ouagadougou après avoir vécu à Lubumbashi que j’ai pu apprécier un phénomène climatique connu : quoique ces deux villes soient à 12° de latitude, au milieu du continent, Ouagadougou a une température moyenne de 29 °C et Lubumbashi de 24 °C. Fameux écart ! La raison est que Ouagadougou se trouve à 200 m d’altitude, Lubumbashi à 1.200 m. Partout sur la planète, quand on monte de 240 mètres, la température baisse d’un degré environ…

Ce phénomène demande explication. L’air dans lequel nous vivons a une densité de 1,2 kg par mètre cube au niveau de la mer. Si l’on grimpe en altitude, cette densité diminue progressivement et tend vers une valeur proche de zéro. Imaginons que la densité ne diminue pas : la couche d’air autour de la Terre aurait 7,8 km et puis ce serait le vide… Pourquoi cette hypothèse ? Pour simplifier un calcul fait par James Clerk Maxwell au XIXe siècle. Ce calcul nous donne le gain en température offert par l’atmosphère de notre planète :

(7,8 km/0,24 km par degré) = 33 °C

Ici, il faut préciser que tous les climatologues sans exception – même ceux du GIEC – s’accordent sur le fait que l’atmosphère apporte 33 °C de gain à notre planète.

Or, ces 33 °C, nous les avons obtenus par le seul fait que la Terre a une certaine masse atmosphérique. Nulle part il n’a été question de la composition de cette atmosphère. Et c’est bien là que le bât blesse car, pour le GIEC, 20 °C des 33 °C sont dus à la vapeur d’eau dans l’air et aux nuages, tandis que 7 °C seraient dus au gaz carbonique (CO2). Cela est imaginaire, l’effet de serre du CO2 n’existe pas ! Nous le savons avec encore plus de certitude depuis que les astronomes ont les moyens d’analyser l’atmosphère des planètes de notre système solaire… que même sur Vénus, qui a 100.000 fois plus de CO2 que la Terre, le CO2 ne joue aucun rôle (si ce n’est son rôle de gaz « lourd » assurant à Vénus une atmosphère « lourde »). Les affirmations en physique du GIEC, celles du film Une vérité qui dérange d’, ne correspondent pas à la réalité !

Précisons que James Clerk Maxwell, selon Einstein le plus grand physicien du XIXe siècle, expliquait déjà à son époque le rôle thermique de l’atmosphère. Ma présentation est simplifiée car celle d’origine demande un fameux bagage mathématique ! Et ceux qui demanderaient pourquoi il fait si chaud sur Vénus oublieraient que Vénus est bien plus proche du Soleil que la Terre et a une atmosphère très épaisse…

Comme tant de spectateurs du film d’Al Gore, j’ai cru à l’existence de gaz à effet de serre. Mathématicien, j’ai eu besoin de l’aide de plusieurs physiciens pour bien comprendre la nature des erreurs présentées dans ce film et – surtout – comprendre ce qui fait changer notre climat sur de courtes périodes de cent ans, par exemple. Le fait est que, si l’apport thermique du Soleil est stable et si l’atmosphère nous apporte 33 °C, les changements de climat doivent avoir des causes… Causes sans lien avec le CO2 mais qui sont à expliquer : suite au prochain numéro !

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