Nos statues continuent de tomber les unes après les autres. Jeudi 3 mars, le tribunal administratif de Poitiers a ordonné à la commune de La Flotte-en-Ré, sur l'île de Ré, le déplacement d’une statue de la Vierge située sur le domaine public. Cette commune de Charente-Maritime a six mois pour « procéder à l'enlèvement du domaine public communal de la statue de la Vierge Marie. » 

Pourtant, la statue n’a jamais posé de problème jusqu’au jour où une association en a décidé autrement. Au printemps 2020, une voiture percute la statue de la Vierge et lui inflige de nombreux dégâts. La ville décide de la reconstruire et de la remettre à sa place d’origine. C’est à ce moment que les choses se compliquent. L'association la Libre pensée de Charente-Maritime saisit la justice pour réclamer son retrait, en s'appuyant sur la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat. Lors de l’audience, le maire Jean-Paul Héraudeau ne s’est pas laissé impressionner, « [La statue de la Vierge] n’a pas un caractère uniquement et totalement religieux. […] La population est unanime pour considérer que la statue fait partie d'un historique, au même titre qu'une statue de roi ou de Napoléon », a-t-il déclaré. L’histoire de cette statue en témoigne. Elle est confectionnée en 1945 pour une famille, après le retour d'un père et de son fils de guerre. En 1983, elle est offerte à la commune qui l’installe sur le carrefour. Mais la justice en a donc décidé autrement, elle a donné raison à l'association Libre pensée de Charente-Maritime, en indiquant qu’il s’agissait d’un « symbole principalement religieux ».

Ce n’est pas la première fois que cette association qui « défend la laïcité » fait parler d’elle. En décembre dernier, la Libre pensée avait saisi le tribunal administratif de Nantes pour demander le retrait de la statue de Saint-Michel située sur le parvis de l'église des Sables-d'Olonne. Là encore, la justice avait tranchée en faveur du retrait de la statue. Cette association défend tout, sauf une apaisée. La preuve ? La devise affichée sur son site Internet : « Ni dieu ni maître, à bas la calotte et vive la Sociale ! » Baudoin Haulaf, président de l’association qui défend le Touche pas à ma statue estime, de son côté, qu'« ils sont très marqués à gauche, l’idéologie motive ces gens là ! ». Le jeune homme ne comprend pas la décision de justice, mais ce n’est pas pour autant qu’il compte baisser les bras. Les défenseurs du s'étaient déjà mobilisés pour la statue de Saint-Michel et ils comptent bien montrer à nouveau leur opposition. Ils organisent un rassemblement ce samedi 5 mars à 15h00. Pour Baudoin Haulaf, « la est faite pour montrer qu’ils n’ont pas gagné. Il faut montrer aux que la de France se bouge encore pour le patrimoine. »

5 mars 2022

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.

5 5 votes
Votre avis ?
56 Commentaire(s)
le plus populaire
le plus récent le plus ancien
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires