Un sponsor chinois pour les Jeux olympiques de Paris en 2024 impliqué dans un scandale sanitaire !

La Chine est une dictature et sa presse n’est pas libre ; de ce fait, les scandales sanitaires qu’elle connaît sont peu portés à la connaissance du public.

En 2008, plusieurs laiteries ont systématiquement ajouté dans leurs produits de fortes doses de mélamine (un composant cyanuré) pour l’enrichir en protéines ; cette fraude n’a pas épargné les laits artificiels pour enfants. En principe, une faible dose de 0,5 mg par litre est tolérée par l’organisme humain, mais là, les concentrations atteignaient 115 mg par litre. Or, la mélamine à fortes doses est toxique pour les reins, car elle est à l’origine de calculs rénaux, voire, dans le pire des cas, peut provoquer la destruction des reins.

Quatre bébés sont morts et, selon Reuters, 94.000 Chinois auraient été intoxiqués par le lait frelaté. Néanmoins, pendant dix mois, les plaintes des malades ont été étouffées par les autorités locales, jusqu’à ce qu’un client néo-zélandais fasse procéder à une analyse sanitaire poussée. Le pot aux roses fut alors découvert.

Malgré tout, le scandale a été circonscrit, on ne l’a pas évoqué dans les médias chinois. Un procès se serait malgré tout tenu (rien n’est sûr !) et quatre responsables auraient été condamnés à mort ou à la perpétuité. Il y aurait eu deux exécutions. Mais ce scandale n’a pas pu se mettre en place sans qu’un nombre de cadres soient informés de la fraude. On a, de même, retrouvé de la mélamine dans du soja importé de l’empire du Milieu, toujours pour gonfler le taux de protéines. L’Union européenne a interdit la vente et la consommation de soja chinois destiné aux enfants, ce qui est, somme toute, une réaction modérée !

Comme l’a révélé Europe 1, une des entreprises mises en cause dans ce scandale, le groupe Mengniu, a été choisi pour être l’un des sponsors principaux des Jeux olympiques. Cette décision peut sembler choquante, quand on sait qu’Anne Hidalgo a écarté Total pour paraître plus verte que verte. On nous explique que le niveau de décision n’est pas le même. L’accord avec Mengniu a été passé au niveau du Comité international des Jeux olympiques ; il va courir jusqu’en 2032 et il s’appliquera aux jeux d’été comme d’hiver. La contrepartie versée par le groupe chinois se monterait à 1,5 milliard de dollars.

Les firmes chinoises Mengniu, Alibaba, Wanda et Huawei mènent une offensive de grande ampleur dans le sponsoring sportif pour se faire connaître des Occidentaux. Mais une réputation se mérite, le moindre faux pas au niveau de la qualité se paye cash et risque de faire fuir le consommateur. Pour l’instant, les produits chinois semblent donc avoir quelques soucis à se faire et les entreprises de l’empire du Milieu devront fournir de gros efforts.

En tout cas, ce sponsoring des Jeux olympiques montre que le centre de gravité de la puissance économique du monde se déplace lentement vers la Chine, loin de l’Europe et des États-Unis.

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