Editoriaux - Education - Histoire - 2 septembre 2019

Un exemple de « crime contre l’humanité » : la rentrée des classes en Algérie, en 1959

La semaine qui vient sera celle de la rentrée des classes. L’occasion d’évoquer les feuilles des marronniers qui vont bientôt se ramasser à la pelle dans les cours de récré, quand il y a encore des marronniers dans les cours de récré…

En 1959, la rentrée avait été avancée à la mi-septembre (11 septembre, exactement, dans les classes du premier et du second degré, conformément à un arrêté du mois de mars de la même année). Il est vrai que les grandes vacances avaient débuté le 1er juillet et non le 14, comme c’était le cas jusqu’alors. L’État estimait que les vacances d’été paraissaient interminables mais, finalement, se contentait de les décaler de deux semaines !

En 1959, l’Algérie, c’était (encore) la France, et malgré les « événements » (on ne disait pas « la guerre »), la vie continuait. Dans un reportage, tourné à l’occasion de la rentrée des classes maintenue au 1er octobre dans les départements d’Algérie, on apprend que 780.000 enfants, garçons et filles, soit 50.000 de plus que l’année d’avant, y étaient scolarisés, et que le plan de scolarisation gouvernemental prévoyait l’ouverture de 2.000 classes par an avec, en prévision, pour 1965, 1.300.000 enfants d’Algérie qui devraient alors recevoir un enseignement primaire du type métropolitain.

Un exemple de « crime contre l’humanité », pour reprendre les mots d’Emmanuel Macron à propos de la colonisation…

Pour voir le reportage de la rentrée des classes en Algérie en 1959, grâce aux archives de l’INA, c’est ICI.

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