Trouville : Parents vigilants alerte sur un endoctrinement LGBT

Des parents, Antoine et Alicia, refusent l'emprise idéologique sur leur enfant via le programme EVARS.
Trouville LGBT parents vigilants
image @ParentsVigilants

« Droit des garçons : les garçons ont le droit de mettre des robes, du vernis, se maquiller, aimer le rose, jouer aux Barbie, avoir les cheveux longs, s'habiller comme une princesse » : ces quelques mots tracés dans son cahier d'écolier par Gabriel*, 9 ans, scolarisé en classe de CM1 à l'école Jeanne-d'Arc à Trouville, dans le Calvados, ont attiré l'attention de ses parents. Ce n'était d'ailleurs, pour eux, pas le premier signal d'alerte depuis la rentrée. En cette rentrée des vacances de la Toussaint, après s'être heurté à un mur de la part de la direction, les parents de Gabriel ont refusé de laisser plus longtemps leur enfant sous l'emprise idéologique d'un enseignement LGBT, sous couvert d'application du programme EVAR/EVARS (éducation à la vie affective et relationnelle pour l’école maternelle et l’école élémentaire/éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité pour le collège et le lycée). Antoine* et Alicia* ont donc décidé de retirer leur enfant de l'établissement. Ils se confient à BV.

« Ce qu'on dit en classe, c'est la vérité »

Ils sont respectivement médecin et psychologue. Autant dire que les parents de Gabriel savent de quoi ils parlent, lorsqu'ils s'inquiètent de la perversité de ce type d'enseignement sur « des jeunes cerveaux aussi malléables » que celui de leur fils. C'était pourtant avec une grande motivation que ces parents originaires des Antilles et désireux de s'installer en Normandie avaient inscrit leur fils dans cet établissement privé catholique de Trouville-sur-Mer, en septembre. Malheureusement pour eux, le temps des illusions a été bref : « Au fur et à mesure des semaines, nous nous sommes rendu compte que, dans le cadre du programme EVAR (nouveauté de cette rentrée 2025), les choses n'étaient pas très claires. À raison d'une heure par semaine, la maîtresse donnait de petits exercices comme dessiner les garçons en jupe, établir une sorte de charte des droits des garçons (se maquiller, se vernir les ongles, etc.) considérée comme un dogme, à côté d'une charte des droits des filles, pour les accrocher au mur de la classe. D'autres petites choses ont été distillées ainsi de manière récurrente. » De quoi alerter Antoine et Alicia qui, très vite, ne sont pas dupes : « On est bien dans une intention de changer, d'inverser les rôles, c'est véritablement une inversion des codes qui ne peut que bouleverser ces enfants qui ont à peine 9 ans et n'ont pas le degré de maturité biologique ou mentale suffisant pour pouvoir assumer une telle responsabilité. C'est très pervers. En tant que médecin et psychologue, nous ne pouvons laisser des enfants face à une source de perturbation aussi importante. »

Perturbation qui se manifeste rapidement sur leur fils. « Au fur et à mesure, Gabriel semblait de plus en plus mal à l'aise jusqu'à ce soir où, en rentrant de l'école, il nous explique : "la maîtresse nous a dit que les parents vont s'opposer à ce qu'on dit, mais ce qu'on dit en classe, c'est ça, la vérité !" » Une nouvelle étape est alors franchie pour Antoine et Alicia, pour qui s'instaure alors « un conflit de loyauté entre l'institutrice et les parents pour un enfant qui passe huit heures de sa journée avec sa maîtresse, qu'il aimait bien ». En toute logique, ils sollicitent alors un entretien auprès de l'établissement et alertent le réseau Parents vigilants de leurs difficultés.

Déguiser des petits garçons en filles

Une occasion, pour eux, de tenter d'expliquer, à la lumière de leur expérience professionnelle, « qu'à cet âge-là, des jeux d'identification (au père pour un garçon, à la mère pour une fille) sont majeurs et que c'est assez perturbant de jouer sur une sorte de permissivité autour du travestissement ». Sans pour autant convaincre la directrice de l'école Jeanne-d'Arc qui, loin de réaliser les perturbations que de tels exercices provoquent, semble « ne rien connaître du tout au stade de développement des enfants, ni de la violence qu'un tel enseignement peut constituer pour eux ». Elle se réfugie derrière la nécessité de ce type d'enseignement « pour lutter contre les féminicides ». « Elle est allée jusqu'à nous déclarer : "Les Écossais, eux, mettent bien des jupes, alors je ne vois pas le problème", avant de conclure que le programme EVAR étant obligatoire au même niveau que les maths ou le français, elle n'a pas à nous expliquer le contenu des programmes », ajoute Alicia, qui avoue s'être sentie « traitée comme une "réac" ».

Ils refusent de « sacrifier leur enfant »

Cet exemple vécu éclaire la mise en œuvre, dans la réalité, du fameux programme EVAR qui s'immisce dans la vie des écoliers français. Concocté l'an dernier sous l'égide d'Élisabeth Borne, sous prétexte de « prévenir le harcèlement, lutter contre les discriminations et toutes les formes de violence, dont les violences sexistes et sexuelles », le nouvel enseignement obligatoire d'éducation à la sexualité pour tous les élèves français de la maternelle à la terminale a déjà fait couler beaucoup d'encre et suscité bien des inquiétudes auprès de nombreux parents et d'associations. D'autant que, selon les textes, les parents à qui on ne demande aucune autorisation pour leur enfant, ne sont informés ni du contenu, ni des modalités, ni des horaires des séances.

De quoi donner du grain à moudre à l'association Parents vigilants, proche d'Éric Zemmour, qui œuvre auprès des parents démunis. En collectant leurs témoignages, en fournissant des conseils éclairés à travers la publication d'un petit guide efficace - Éducation sexuelle : comment protéger les parents ?-, en agissant pour faire retirer l'agrément au Planning familial qui intervient dans les écoles, enfin, en médiatisant certains « cas d'école » pour alerter l'opinion. Telle l'étude du livre Lettre à Adama, d'Assa Traoré, au collège Alexandre-Soljenitsyne à Aizenay, en Vendée, ou la présentation « vulgaire et déplacée dans le cadre scolaire » du spectacle Petit Oiseau dans un lycée de Gironde au mois d'octobre.

Antoine et Alicia se disent « attristés par le déclassement à tous les niveaux depuis des années du système scolaire français », mais « refusent de sacrifier leur enfant ». Ils se résolvent désormais à se tourner vers une méthode de pédagogie alternative pour Gabriel et, s'estimant chanceux - car ils ont « les moyens matériels et géographiques, ce qui n'est pas le cas pour tous les parents » -, ils souhaitent médiatiser leur mésaventure. « Pour rendre service aux autres et alerter ceux qui ne réalisent même pas ce qui se passe dans l'école de leurs enfants. ». Pour Antoine et Alice, « témoigner auprès de Parents vigilants, c'est une façon de se battre pour notre patrie et d'avancer ».

 

[NDLR] L'école Jeanne-d'Arc à Trouville n'a, à l'heure où nous écrivons ces lignes, pas répondu à nos sollicitations

*Tous les prénoms utilisés sont des prénoms d'emprunt

 

Picture of Sabine de Villeroché
Sabine de Villeroché
Journaliste à BV, ancienne avocate au barreau de Paris

Vos commentaires

86 commentaires

  1. Foutez la paix à nos enfants et laissez les vivre leur sexualité à leur rythme. Elisabeth Borne regrette peut être de n’avoir pas pu accéder à ce genre de cours dans sa jeunesse : elle aurait été moins coincée. Que fait une bonne femme pareille à l’éducation nationale. A t elle des enfants ? Comment les a t elle éduqués ?

  2. Pendant qu’ailleurs, on développe l’Intelligence Artificielle , de nouvelles technologiques, de la lutte contre le wokisme, en France, on perturbe le cerveau de nos enfants avec l’enseignement de l’éducation sexuelle, du phénomène transgenre, du climat, de l’environnement , on parle de retraites, du droit à la paresse etc…

    • On parle beaucoup « d’intelligence artificielle ». Ca permet d’occulter la connerie naturelle de certains spécimens,souvent issus de la gauche,et même de la fausse droite,au passage

  3. Si, même dans les écoles privées, les enfants ont droit à ce type d’enseignement scandaleux, où faut-il les inscrire pour être sereins ? Dans les écoles tradi ? Je ne vois que cette solution…

    • Il est scandaleux que le ministère de l’éducation soutienne ces dérives au titre d’une prétendue tolérance pour ces minorités et leur idéologie. Si on laisse faire, à quoi ressemblera la France de demain ?

    • Non surtout pas l’école tradi! Marie-Martine voyez ce qui se passe à Betharam en plus couvert par un ex premier sinistre

  4. La France ne produit plus rien. Sinon des non binaires. L’éducation incapable de préparer nos enfants au monde présent, de dispenser un véritable savoir, passe son temps à faire de la propagande néfaste pour nos enfants. Il faut s’opposer.

  5. Les LGBTFDP+ font une hérésie concernant toute la psychologie infantile! Ils ne brisent pas les codes, ils brisent nos enfants pour satisfaire leur tendance sexuelle! En plus d’etre une fabrique de voyous par son laxisme, voilà maintenant que l’éducation nationale sexualise nos enfants! Immonde!

  6. Ma cadette va encore a l’université et comme je la cherche souvent je peux témoigner que je croise souvent des gars habillés en mini-jupe, des filles qui se vendent plus mâle que l’ancien Légionnaire et actuel routier que je suis et ça me sidère.
    Si l’homosexualité n’est pas un problème pour moi car on ne choisit pas vraiment d’être hétéro ou homo la provocation par contre n’est pas nécessaire. Je connais d’ailleurs un affréteur qui est homo, mais c’est pas la cage aux folles c’est juste un homme qui vit avec un autre homme.
    Mais ces programmes scolaires sont du vice pour moi car ils sont destinés à des gosses bien trop jeunes, zut j’ai jamais étudié la sexualité et ma femme non plus pourtant on a bien appris l’un avec l’autre.

  7. Cet article est à mon avis le plus important jamais écrit par BV.
    Le sujet est d’une gravité inouïe tant les conséquences de ces délires vont être apocalyptiques pour l’avenir de la France.
    Ceci étant dit, cela ne fait que s’inscrire dans une longue tradition d’extrême gauche qui détruit de manière « scientifique » le savoir et sa transmission dans les programmes scolaires Français. Depuis les années 60 les gauchistes qui dirigent la rue de Grenelle prennent les petits Français pour des cobayes sur lesquels on peut expérimenter les pires sonneries !
    Ce fut, par exemple, l’Histoire sans chronologie mais « thématique » du genre la poterie en Basse Provence à la Fin du moyen-âge. C’est sur que le caractère épique de l’Histoire, n’y trouve pas son compte… Les Croisades, la Guerre de Cent Ans, Napoléon, le D-Day, la chute de 3ème Reich ou Pearl Harbour, etc. tout ça n’a aucun intérêt. Rendre l’Histoire passionnante avec des faits glorieux et héroïques, vous n’y pensez pas ma bonne dame ! Il faut que ce soit chiant à souhait avec des sujets chiants ! Il y eu aussi la méthode globale pour enseigner le Français. Le bon vieux B-A, BA qui permet de maitrise l’orthographe que c’est réac ! La grammaire et les conjugaisons ? Réac aussi ! D’ailleurs si j’en juge par la photo qui illustre cet article, l’éducation naz ne s’embarasse plus de tout ce fatras « bourgeois ».
    En arrière plan de cette « dictée sur la photo, mon oeil a été attiré par cette espèce de pyramide étrange censée, j’imagine, enseigner l’addition. Là aussi, fini les bonnes vieilles méthodes ou les chiffres sont mis par unité, dizaines, centaines, etc. Il est évident qu’il n’y a absolument aucune méthodologie sérieuse pour enseigner quelque chose d’aussi fondamental. Mais au moins les profs auront fait de jolies pyramides avec de jolies cases !
    Pas étonnant que ce pays soit devenu fou !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  8. C’est plus que démentiel, c’est démoniaque : «Malheur à celui qui scandalisera l’un de ces petits, il vaudrait mieux pour lui avoir une meule au cou et se jeter dans la mer». C’est la seule sentence prononcé par Jésus et elle est radicale. Ne pas croire en Dieu ne dédouane nullement des méfaits que l’on commet, instigateurs ou complices.

  9. Il ne faudrait pas que Trouville devienne « Trouilleville » face au fascisme LGBT de l’Evars. Si les parents et les grands-parents ne se lèvent pas rapidement là-bas et un peu partout en France, il vont faire une génération de trans-paumés bousillés à vie. Aux USA ils en sont à plus de 200 000 trans-mutilés. Il est ahurissant que les enseignants se prêtent à cette mascarade. On mesure les pressions qu’ils subissent pour certains de la part de leur hiérarchie avec,, en haut de la pyramide, le ministère. Il ne faut pas attendre 2 ans d’endoctrinements des jeunes cerveaux avant les élections présidentielles, il faut réagir dès maintenant. Rejoindre des assos comme parents vigilants, le syndicat de la famille, parents en colère, les mamans louves, famille et liberté, et agir (communication, protestation…).

  10. « Il faut lutter contre toute forme de violence. » Le programme EVARS est à lui seul une forme de violence contre les enfants.
    « Le programme EVARS est un programme comme les maths et le français. » Parlons-en, du français! Quand je vois de telles fautes d’orthographe, je me dis qu’on ferait mieux d’enseigner l’orthographe. Et si on enseigne la vie affective et sexuelle avec le même niveau, je crains pour l’avenir de ces enfants.

  11. Je vous raconte une histoire avant qu’elle passe de mode:
    Deux bébés discutent dans un lit.
    L’un dit à l’autre, tu es quoi toi, parce que moi je suis une petite fille ?
    Je ne sais pas répond le bébé interrogé ?
    La petite fille passe sous la couverture et revient trente secondes après.
    Eh bien toi, tu es un petit garçon !
    ???????? parce que tu as des chaussons bleus.

    • Je connaissais cette histoire depuis très longtemps. Rassurez-vous elle ne passera pas de mode. Il faudra juste la remettre au (dé)goût du jour. La chute changera et devientdra « parce que tu as des chaussons arc-en-ciel… » :)

      • SI « elle » avait un peu d’humanisme, ELLE se battrait POUR « sauver les enfants ET le système scolaire ! …
        QUI l’a entendue dire que le « programme EVARS » est un cancer mortifère au possible contre les enfants ? ! …

  12. ENTRE l’entreprise « SHEIM » et ce « programme EVAR » met bel et bien la société , et particulièrement les enfants dans une situation perverse au possible ! …
    Je suis heureux de ne pas avoir d’enfants qui sont dans ce système prétendument « Education Nationale » ! …

  13. Et que dire de ce salon de la littérature LGBT qui a eu lieu à l’hôtel de ville de Metz le week-end de la Toussaint, organisé par l’association Couleurs Gaies, toujours grassement subventionné. Si on lit le programme prévu disponible sur leurs réseaux sociaux, c’est purement clownesque.

    • Le «Populicide » est en action et ne trouve toujours pas de véritable obstacle à la démesure de sa perversité.
      Pour vraiment prendre vraiment conscience de ce drame, il faut lire le dernier ouvrage de Ph. de Villiers. Il y mobilise toute son âme et son esprit de patriote philosophe et courageux, dans un poignant appel de détresse: « La France se meurt ! » nous dit-il, mais il propose aussi des remèdes, de vraies valeurs pleines de bon sens à sa guérison.

    • le programme des « adorateurs de l’alphabet incomplet » n’a absolument rien de « clownesque ! …
      C’est une décadence dans tout ce qu’elle a de plus sordide car ils s’attaquent aux enfants ! …

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