Accueil Audio Stéphane Ravier : « StopCovid est une atteinte grave à nos libertés… C’est une idée fumeuse qui ne sera pas appliquée »
Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 28 mai 2020

Stéphane Ravier : « StopCovid est une atteinte grave à nos libertés… C’est une idée fumeuse qui ne sera pas appliquée »

Après l’Assemblée nationale, le Sénat a approuvé à son tour l’application de traçage numérique .

Au micro de Boulevard Voltaire, Stéphane Ravier dénonce une application inspirée du « régime communiste chinois ».

Hier, au Sénat, a été validée l’utilisation de l’application StopCovid. Cette application est destinée à tracer les malades du Covid et à prévenir la propagation du virus. Pourquoi étiez-vous opposé à cette application ?

J’étais opposé au traçage. On met les libertés publiques et la vie privée en danger. C’est tout à fait logique avec cette application, puisqu’elle est d’inspiration du régime communiste chinois. Le gouvernement français, sous la houlette de son ministre de la Santé Olivier Véran, s’inspire des méthodes chinoises pour tracer. Cela devient de plus en plus inquiétant. Soit elle devient obligatoire et devient donc une atteinte grave à nos libertés. Soit on laisse nos compatriotes avoir le choix de l’utiliser ou non, et dans ce cas, elle devient aléatoire. Les Français sont très peu favorables à cette mesure.

Cette mesure pose de véritables questions en termes de libertés fondamentales. On s’étonne de ne la voir sortir uniquement maintenant, alors même que l’hypothèse d’une deuxième vague n’est encore qu’une hypothèse…

Ce gouvernement aura été en retard sur tout. Il a été dans l’impréparation et dans l’incompétence du début jusqu’à la fin. Incompétence et impréparation pour obtenir des masques, du gel et des tests pour dépister. Il a mis trois mois pour obtenir tout cela. Pour ce qui est de cette idée fumeuse, il prend, là aussi, du retard. Cela a pris beaucoup de retard pour, au final, une application qui ne sera pas appliquée. On est toujours dans la communication…

Une commission d’enquête doit se tenir à partir du 27 juin afin d’enquêter sur les manquements de ce gouvernement. Cette commission d’enquête va compter 35 sénateurs de toutes sensibilités. Quels comptes les sénateurs vont demander à l’exécutif ?

Ils vont justement demander les comptes. Ils vont regarder ce qu’il y a derrière les déclarations que nous avons subies depuis trois mois. Au fil des jours et des semaines, nous avons constaté que ce n’était pas le cas. L’impréparation, l’incompétence et les mensonges de ses collègues ministres confirmés par Mme Buzyn ont largement accentué la catastrophe. Il est temps que les Français connaissent la vérité. C’est la moindre des choses. Le Sénat peut contribuer à cette vérité, comme il l’avait déjà fait pour l’affaire Benalla.

C’est un peu la revanche du Sénat et des sénateurs…

Le Sénat subit ces attaques de façon assez récurrente. Il avait déjà redoré son image si tant est que cela avait été nécessaire à l’occasion de l’affaire Benalla. Il en sera de même pour ce gouvernement qui a menti de bout en bout à l’occasion de cette crise sanitaire. Ce sera à la Cour de justice de la République de se prononcer au moment venu.

À lire aussi

Stéphane Ravier : « L’appel à la prière dans les rues : certains pensent que la France est terre d’islam ! »

C’est strictement interdit en France, mais les pouvoirs publics le tolèrent. …