Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 2 mai 2019

Sébastien Chenu : « Ce gouvernement a mis la France sens dessus dessous »

Marine Le Pen avait choisi Metz pour célébrer le 1er mai et rendre hommage à Jeanne d’Arc.

Au micro de Boulevard Voltaire, Sébastien Chenu, député du Rassemblement national, revient sur cet événement et évoque également l’actualité sociale et politique : violences à Paris lors du 1er mai, conflit des gilets jaunes, élections européennes.

En ce 1er mai, le Rassemblement national a tenu, à Metz, son banquet patriotique. Pourquoi avoir choisi d’être loin de la capitale ?

Ce n’est pas la première fois que nous choisissons d’aller célébrer à la fois la nation et la cause du social français en province. L’année dernière, ce banquet avait eu lieu à Nice. Cette année, nous avons choisi Metz, symbole d’une ville de province. Le département de la Moselle dont elle est la préfecture en est le symbole. Nous souhaitons aller, chaque année, dans une des villes de province où nos électeurs sont non seulement nombreux mais où, aussi, il y a un message important à véhiculer. À Montigny-lès-Metz se trouvait une statue de Jeanne d’Arc.

Pendant ce temps, la capitale était en proie à la fois à la manifestation des différents syndicats et à la violence des Black Blocs. Qu’avez-vous pensé de cette manifestation du 1er mai ?

L’affaire Benalla avait commencé au 1er mai de l’année dernière. La capitale avait été mise sens dessus dessous par les Black Blocs. Un an après, des affrontements dans tous les sens ont lieu à Paris et l’affaire Benalla n’est toujours pas réglée. Ce gouvernement a mis la France sens dessus dessous et laisse faire ces violences depuis vingt-cinq semaines. Elle est incapable de gérer les manifestations et de sortir du conflit des gilets jaunes. L’image d’hier ne donne vraiment pas de quoi pavoiser au gouvernement.

Durant ce banquet, Marine Le Pen a qualifié l’Union européenne d’impériale, hégémonique et totalitaire. Ce sont des mots assez forts qui pourraient apparenter l’Union européenne à une dictature.

L’Union européenne est une sorte de dictature. C’est d’abord la guerre économique et la guerre sociale. C’est ensuite l’incapacité à pouvoir en sortir. Elle est carcérale. Par conséquent, on est dans une forme de dictature soft qui ne dit pas son nom. On est dans un système dans lequel vous n’avez pas le choix de penser librement, d’imaginer une sortie ou de faire voter un certain nombre de choses dans l’intérêt de vos populations. Vous devez vous soumettre ou vous démettre, comme l’ont d’ailleurs fait les Britanniques. Nous pensons qu’aujourd’hui, les peuples ne veulent plus de ce modèle-là. C’est la raison pour laquelle, avec nos alliés italiens, belges, danois ou autres, nous allons pouvoir créer un autre modèle européen.

Votre journée à Metz a été entachée par une altercation. Les étudiants de l’UEJF dénoncent une agression de la part de votre service d’ordre…

C’est une basse manipulation largement condamnable. Elle sera, d’ailleurs, condamnée et démasquée comme il se doit. Des militants politiques de l’UEJF sont venus distribuer des tracts anti-Rassemblement national aux militants du Rassemblement national à l’entrée d’un meeting du Rassemblement national. Cela ne pouvait que créer des tensions. Ils ont été évacués par notre service d’ordre, qui est resté tout à fait maître de lui. Ces tensions ont fait une victime du côté de notre service d’ordre. Cette personne a eu trente jours d’interruption temporaire de travail.
Si, demain, des militants allaient distribuer à l’entrée de BFM des tracts stipulant que BFM soutenait Macron, on imagine que le service d’ordre de BFM leur demanderait de reculer ou de cesser d’importuner les gens qui travaillent à BFM. C’est du même ordre. Nous avons affaire à une manipulation assez lamentable à laquelle nous donnerons toutes les suites qui doivent être données.

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