Je me suis trompé. J’ai surestimé la capacité de résistance des Français. J’ai sous-estimé le poids des médias. L’annonce des résultats de ce premier tour est implacable : saluons la réélection de François Hollande !

Je suis en colère. En colère contre une partie de mes concitoyens. En colère devant tant d’égoïsme. Pour satisfaire leur petite situation personnelle, certains ont considéré que le projet de société d’Emmanuel était acceptable. Certains ont considéré que trois jobs mal rémunérés, c’était mieux que pas de job du tout. Certains ont considéré qu’on pouvait déléguer les pouvoirs d’un « super ministre des Finances » à l’Europe. Certains ont considéré que la France n’avait pas de culture et pouvait donc finir de se dissoudre totalement dans une qui tue chaque jour. Certains ont considéré que les classes moyennes pouvaient continuer à financer toutes ces gabegies. Certains ont considéré que la gauche et la droite, c’était pareil. Certains ont considéré qu’il n’y avait rien à considérer.

Le choix des urnes s’impose donc. En revanche, je suis consterné par le choix des représentants de tout bord de la droite. Dix minutes à peine après l’annonce des résultats, les voilà en train de moissonner les plateaux de pour nous dire, la bouche en cœur, qu’il faut voter pour Emmanuel Macron. Ah bon ? Ils ont fait campagne pendant des mois mais sont capables, en une fraction de seconde, de se retrouver dans un programme qu’ils ont combattu…

Ils se sentent à l’aise avec Robert Hue, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Yves Le Drian et toute la galaxie des sortants socialistes prêts à remettre le couvert pour cinq nouvelles années de destruction méticuleuse de la France. Ils pensent sincèrement que le programme est plus proche de leurs idées que le programme Le Pen ? Fumisterie ! Je pourrais, ici, mettre côte à côte les déclarations sur l’Europe, l’immigration, l’islam, la et bien d’autres et démontrer sans ambiguïté que Les Républicains sont bien plus proches du FN que d’En Marche !

Non, la soupe est bonne. Tous ces esprits étriqués sauvent leurs places, leurs circonscriptions et leur image de « camp du bien ». Honte à ces dirigeants qui trahissent leurs idéaux et leur pays. Honte à ces hommes et femmes qui ne pensent une nouvelle fois qu’à eux, faisant éclater au grand jour la réalité d’un « LRPS », enfin matérialisé. Ils ont tous joué avec le feu et se retranchent à présent derrière un pseudo "front républicain" en réalité bien antirépublicain. Seul Nicolas Dupont-Aignan - et je lui en fais crédit - restera cohérent et n’appellera pas à voter ce qu’il a combattu toute sa carrière. Les autres méritent leur étiquette de « tous pourris ».

Au diable les consignes, les électeurs font ce qu’ils veulent, on l’a vu dimanche. Pour ma part, ce sera, sans l’ombre d’une hésitation, un barrage franc et massif à Emmanuel Macron. Parce qu’il faut penser au-delà de ses intérêts du moment. Parce que la France nous survivra, que c’est celle de nos enfants, de nos aînés, parce que c’est notre culture. Dans quinze jours, la seule alternance possible est celle proposée par Marine Le Pen.

25 avril 2017

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