Dimanche dernier, un peu partout en France, avaient lieu les marches pour le climat : il s’agissait de faire pression sur le gouvernement et le Parlement pour que la loi Climat intègre plus de propositions de la Convention citoyenne pour le climat. En effet – et c’est encore un coup de génie de nos gouvernants -, cette convention citoyenne, organisée pour complaire à la gauche et donner l’impression d’un semblant de démocratie participative, a déçu ses participants quand le texte de loi gouvernemental été publié, sifflant, un peu, la fin de la récré pour les utopistes rouges-verts.

À Sète, la journée de manifestation était organisée par le mouvement d’écologie radicale Alternatiba Thau et soutenue par Attac, la Ligue des droits de l’homme et, bien sûr, le mouvement local EELV. Rien de nouveau sous le soleil avec cette collusion habituelle entre les mouvements altermondialistes, « écologistes » et d’extrême gauche : la métaphore « zemmourienne » de la pastèque verte à l’extérieur, rouge à l’intérieur, l’exprime parfaitement. Alternatiba Thau fait partie de la galaxie Alternatiba, « un mouvement citoyen pour le climat et la sociale » : « Le mouvement marche sur deux jambes : celle des alternatives pour construire une société plus juste, plus solidaire, plus conviviale et plus soutenable, ainsi que sur celle de la pour bloquer les projets climaticides (sic) et interpeller les décideurs politiques et économiques sur l’urgence de s’emparer de ces solutions, aux côtés du mouvement Action Non-Violente COP21 », indique le site. Financé à 30,9 % par des fondations privées, dont la fondation Charles-Léopold-Mayer pour le progrès de l’homme ou encore l’European Climate Foundation, Alternatiba a co-organisé la marche pour qui a eu lieu, le 18 juillet 2020, à Beaumont-Sur Oise. Parce qu’ils partagent les « mêmes combats », cette « mobilisation commune » sera l’occasion « de renforcer une alliance importante pour la construction d’une écologie populaire, aux côtés des populations en première ligne des injustices et de la pollution », avait expliqué Élodie Nace, porte-parole d’Alternatiba dans un communiqué publié sur France Info.

Le collectif organise également, chaque année, des « camps climat » où sont mises en scène des simulations de désobéissance civile.

Zadiste un jour, zadiste toujours.

Dimanche dernier, donc, la fine fleur de l’extrême gauche a défilé dans les rues de Sète : « Un périple coloré » nous dit la section locale d’EELV. Les participants étaient invités à manifester avec un masque et un tuba car, explique une militante à France 3 Occitanie, « c’est ce qui va nous servir quand on sera sous l’eau. En ce moment, on essaye de rester à la surface, mais ça demande une énergie et une force mentale. »

On la croit sans peine.

Sébastien Pacull, ex-LR et candidat aux départementales soutenu par le RN, a posté, via Le Salon beige, des photos de ce happening : on y voit, portée en simulacre de procession, une statue de la Vierge (où l’ont-ils trouvée ?) travestie en « G-rita Thunberg des causes perdues ». Affublée d’un ciré, la statue de la Madone ainsi moquée, vilipendée, instrumentalisée, a parcouru les rues de la ville. Une insulte aux catholiques dont on sait pertinemment qu’elle sera, pour ces militants, sans conséquences : ils ne risquent rien, ni indignation ministérielle ni opprobre publique ni représailles violentes.

On ne peut que reprendre les mots de Sébastien Pacull : « Les imaginerait-on faire de même avec les symboles d’une autre religion ? »

La haine de la France, de ses racines et de son âme n’a plus de limites chez les rouges-verts. Dans un pays fracturé et abandonné, elle s’exerce en toute impunité.

12 mai 2021

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