Sabotages dans le Cher : une menace de l’ultra-gauche sur la défense nationale

Sites stratégiques touchés, silence médiatique inquiétant : la sécurité française en question
MBDA leader européen de la fabrication de missiles visé par une action de sabotage. (Photo by Daniel Karmann / AFP)
MBDA leader européen de la fabrication de missiles visé par une action de sabotage. (Photo by Daniel Karmann / AFP)

4h15, dans la nuit du 6 au 7 avril dernier, des installations électriques sont en feu dans le Cher. Un tag « Action contre la guerre » est inscrit sur l’une d’elles, comme l’a confirmé à Boulevard Voltaire le service d’information de la police nationale. À proximité immédiate, deux usines d’armement impactées. Le décor est planté. Mais derrière ces images, une question s’impose : simple vandalisme… ou sabotage politique structuré ?

Comme le précise la préfecture du Cher, le préjudice se chiffre en millions d’euros et jusqu’à 3.000 foyers ont été privés d’électricité. Mais l’essentiel est ailleurs : les transformateurs visés alimentaient des sites industriels stratégiques liés à la défense : KNDS, un des leaders européens de la défense terrestre, et MBDA, acteur clef de la fabrication de missiles.

Des attaques coordonnées et ciblées

Les faits, qualifiés de « coordonnés et d’une particulière gravité » par la préfecture du Cher, ont été immédiatement signalés à la Justice. Le choix des cibles n’a rien d’anodin : en frappant les infrastructures électriques, les auteurs visent le fonctionnement même des sites industriels. Comme l’explique Olivier Vial, directeur du CERU (Centre d’études et de recherches universitaire) qui a révélé l’affaire, ce type d’action « demande peu de moyens et peu de personnes », tout en étant difficile à détecter.

Ces attaques s’inscrivent dans un travail en amont. À Toulouse comme à Lyon, des cartographies militantes recensant les acteurs de la défense et leurs sous-traitants ont été mises en circulation. Selon Olivier Vial, ces outils permettent de « désigner des cibles » à des militants isolés. Une logique qui inquiète jusqu’au sommet de l’État. Interrogé par BV, le député et sécretaire de la commission Défense, Matthieu Bloch, juge ces pratiques « très graves » et appelle à une vigilance accrue.

Une stratégie déjà à l’œuvre

Ces sabotages ne sont pas isolés. « Ça fait plusieurs mois qu’on a des affaires qui se ressemblent, qui ont la même signature », observe Olivier Vial. Depuis 2023, plusieurs actions ciblent déjà des infrastructures liées à la défense : installations électriques dans le Calvados, sabotages ferroviaires à Toulouse visant Thalès, Airbus ou Safran, attaques de sites industriels ou de postes électriques sur la Côte d’Azur ou encore tentative déjouée contre un transformateur alimentant un site stratégique.

Autant d’actions qui dessinent une continuité : frapper les points faibles plutôt que les sites eux-mêmes.

« Une atteinte aux intérêts vitaux de la nation »

Pour Matthieu Bloch, « faire ça, c’est toucher les intérêts vitaux de la nation ». Si l’intention est établie, « ça s’appelle du terrorisme », insiste-t-il. D’autant plus que l’affaire est restée relativement discrète, peu évoquée à l’Assemblée comme dans les médias. Le député annonce vouloir écrire au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, pour demander un suivi attentif et une réponse judiciaire à la hauteur, et n’exclut pas d’interroger le gouvernement lors de la prochaine séance de questions à l’Assemblée.

Dans un contexte de réarmement et de tensions internationales, ces sites industriels sont en première ligne.

Une menace sous-estimée

Reste une difficulté : qualifier ces actes. Dégradations isolées ou stratégie politique structurée ? « On la sous-estime beaucoup », alerte Olivier Vial, qui pointe un décalage entre la gravité potentielle de ces actions et leur traitement judiciaire.

Dans le silence des transformateurs calcinés, une réalité s’impose : une violence diffuse, ciblée, qui ne s’attaque plus seulement à des symboles mais aux infrastructures mêmes de la défense française.

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Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire

Vos commentaires

54 commentaires

  1. Donc, le ministre de l’intérieur a dissoudre un groupuscule de droite…
    Il peut mettre les voiles et voguer sur la mer méditerranée…

  2. C’est pourtant clair : il s’agit de terrorisme.
    Le 23/08/2023:

    Les juges des référés du Conseil d’État, statuant dans une formation composée de trois conseillers d’État, suspend aujourd’hui la dissolution des Soulèvements de la Terre prononcée par un décret en conseil des ministres du 21 juin dernier. Saisis par ce collectif et par plusieurs associations, partis politiques et particuliers, les juges des référés estiment qu’il existe un doute sérieux quant à la qualification de provocation à des agissements violents à l’encontre des personnes et des biens retenue par le décret de dissolution.

    Oui, le Conseil d’État est responsable de ces actions terroristes, il doit être jugé comme complice d’actes de terrorisme.

  3. Je suis juste étonné du nombre de reportages tournés dans ces sites pour le moins classifiés , on est tellement content de montrer nos savoirs faire que l’on oublie toutes les règles de prudence , nos adversaires en sont surement ravis .

    • Tout a fait d’accord avec vous. Rappelons nous de l’affaire de l’imprimerie où BFM parlait de l’employé qui s’était caché alors que les terroriste était a l’intérieur. Arrêtons de parler pour faire des scoops en mettant en danger nos compatriotes militaires, civils et entreprises.

    • Ces imprudences ne datent pas d’aujourd’hui. 27 ans de travail dans la Défense je puis vous dire qu’il y a eu des trous importants dans la raquette et aujourd’hui nous sommes pratiquement à poil.

  4. Il fut un temps où les « Renseignements généraux » pouvaient infiltrer ces groupes terroristes traîtres à la France, où la Gendarmerie Nationale assurait la Défense Opérationnelle du Territoire, où les actes de sabotage étalent sévèrement punis. Aujourd’hui on recherche activement d’hypothétiques groupuscules violents d’extrême droite, la Gendarmerie a pratiquement abandonné la DOT, et la justice punit les identitaires non violents qui défendent le pays. Ce qui se passe , non seulement ne surprend pas, mais invite à se demander si cette négligence complice n’est pas, si non volontaire, du moins tolérée.

    • Depuis 1981 la Défense de ce pays est laisser a l’abandon tant sur le plan humain que matériel; en 1989 on utilisait encore des AMX 13 des années 1950 plus apte du tout a combattre face aux Russes.
      Avec Chirac qui a abandonné le service militaire et dissous bon nombre de régiments cela c’est aggravé.

  5. Rien a changé depuis la guerre d’Indochine quand les « cocos » sabotaient les armes et le matériel qui étaient envoyés aux soldats … çà s’est terminé par Dien Bien Phu ….Avis à nos politiques

  6. Surtout, il ne faut pas dissoudre ces organisations terroristes qui sabotent tout ce que représente l’Etat. IL vaut mieux dissoudre des organisations qui ne sèment pas le chaos. Pauvre France.

  7. Quand des députés français crachent sur leur pays et soutiennent ouvertement des pays étrangers hostiles à la France ainsi que des organisation terroristes sans réaction de la part du pouvoir, ça en encourage certains à passer à l’action.

  8. Avec la gauche ça n’est pas une nouveauté. Les communistes ont saboté l’industrie d’armement pendant la drôle de guerre au nom du pacte germano-soviétique, puis lors des guerres d’Indochine et d’Algérie. Ils ont provoqué la mort de nombreux soldats français au combat du fait d’armes défectueuses. Les dockers Cgtistes ont craché sur les soldat rappatriés.
    N’oublions pas communistes et Lfistes même engence ainsi que les verts qui attaquent les gendarmes sur les bassines ou les ZAD.

  9. En cas de guerre tous ces petits militants fachosialistes se feraient cueillir comme des poussins par l’ennemi. Si tu veux la paix, prépare la guerre est un concept tellement simple à comprendre mais incompréhensible pour un gauchiste tellement ils sont intelligents. On connaît les limites de l’intelligence mais celles de la stupidité sont infinis.

  10. Saboter des usines dont la fonction est de produire les armes destinées à pouvoir se protéger contre nos ennemis identifiés présents et à venir, donc nous empêcher de défendre le pays, peut être assimilé au crime de l’intelligence avec l’ennemi au titre du délit d’arrière pensée si cher à notre justice rouge en terme de justice politique.
    Article 411-4 du code pénal : « Le fait d’entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 € d’amende. »

    • Si ce genre de faits n’est pas reste isole , il est evident que cela procede d’une 5 eme colonne etablie depuis longtemps sur notre territoire . Mais aussi d’une coordination qui sent la direction d’une organisation bien structuree dont les membres ne sont pas accros aux stupefiants ….Bref , je parierai pour une pre-offensive des services secrets iraniens .Histoire de rappeler a El Macron que quand on deplace un porte avion ce n’est pas pour faire des ronds dans l’eau …

  11. la CGT déjà, sabotait les usines d’armements Françaises, avant la seconde guerre mondiale, l’état major des armées refusait la mécanisation par peur de ces sabotages.

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