Audio - Editoriaux - Education - Entretiens - Polémiques - 3 septembre 2019

Robert Ménard : « Si ce photomontage avait été une ode à l’immigration, il n’y aurait pas eu le moindre problème ! »

Qu'enseigne donc l'Éducation nationale à nos collégiens ? Une exclusivité Boulevard Voltaire

Mais qu’enseigne-t-on à nos petits collégiens ?
En cette période de rentrée, Boulevard Voltaire s’est intéressé au contenu des manuels scolaires… et n’a pas été déçu, jugez plutôt !

Un livre de français aux Éditions Nathan destiné aux classes de 4e, prétendant inviter les collégiens à réfléchir sur le sens des images, met directement en cause le maire de Béziers, accusé d’avoir détourné une photo de migrants appartenant à l’AFP dans son journal municipal. “Pourquoi la modification de cette photographie est-elle illégale ? Pourquoi est-elle immorale” est l’une des questions posée en guise d’exercice aux enfants…

Robert Ménard réagit au micro de Boulevard Voltaire.


Boulevard Voltaire a découvert qu’un manuel de 4e édité chez Nathan consacrait deux pages pleines à une étude de cas sur une photo que vous auriez retouchée. Cette étude invite les élèves à réfléchir sur l’influence des images et vous présente implicitement, vous et la communication de la mairie de Béziers, comme des manipulateurs. Cette photo faisait partie d’une campagne de lutte contre l’immigration. Avez-vous retouché cette photo ?

On a retouché cette photo sciemment comme des dizaines et dizaines de unes de magazine. Nous avons fait un montage. L’Agence France-Presse nous a vendu cette photo. Nous l’avons payée. Si cette photo avait été montée dans un autre sens que celui que nous avons voulu donner, il n’y aurait évidemment eu aucun problème. Si nous avions transformé cette photo pour en faire une espèce d’ode à la gloire de l’immigration, alors il n’y aurait eu aucun souci. L’Agence France-Presse aurait applaudi sur l’intelligence de l’utilisation de ces photos.
Nous avions voulu dénoncer la vague d’immigration qui déferlait à ce moment-là sur l’Europe. Tout le monde savait pertinemment qu’il s’agissait d’un montage.
On a eu l’outrecuidance de remettre en cause ce qui est un tabou pour une bonne partie de la presse et des journalistes. L’immigration est une bonne chose, accueillir des gens qui se disent réfugiés est forcément salutaire pour l’Europe et la France. On a dit le contraire et on l’a payé !
La justice nous a donné tort.
Une des questions posées autour de cette photo sur le manuel de 4e est la suivante : est-ce immoral ? On fait un travail qui serait immoral. Ces gens-là, évidemment, eux incarnent la morale et nous l’immoralité.


La séquence de ce manuel s’appelle : « Mieux comprendre les médias ».
Or, vous avez co-fondé une ONG reconnue dans le monde du journalisme à savoir Reporter sans frontière. Comment les auteurs de ce manuel ont pu vous dénigrer à ce point alors que vous faites figure de référence dans le thème proposé ?

Peut-être ne le savent-ils pas… L’ignorance crasse de certaines personnes n’a parfois pas de limite !
Même s’ils le savaient, le prétexte était de pouvoir dire « regardez derrière quelqu’un qui, à un moment donné, défendait la liberté de la presse se cachait en fait un infâme personnage qui aujourd’hui trompe la presse et l’honnêteté journalistique ».
Une espèce de moraline à quatre sous suinte de ce magazine. Ces gens pensent qu’ils savent tout et qu’ils connaissent le fonctionnement des médias. Or, les médias vous mentent et vous trompent à longueur de temps. Tant que ces gens-là trompent et qu’ils mentent dans le sens qui est le leur, cela ne leur pose aucun problème. Ils ne dénoncent ce qui est pour eux un cas « de désinformation » ou « d’immoralité », pour reprendre leurs propres mots, que quand il s’agit en l’occurrence de dénoncer l’immigration massive.
Malheureusement, je suis habitué à ce genre de procès. De toute façon, ce genre de procès est fait par un certain nombre d’enseignants, notamment de Français. De la même façon, il pourrait être fait par des journalistes qui sont souvent aussi bien pensants, conventionnels et respectueux de ce qu’il est convenu de penser et de dire que le pire des enseignants de 4e.


Ne serait-il pas plus intéressant pour des élèves de 4e d’étudier plutôt les Fables de la Fontaine que ce genre d’études de cas très contemporaines ?

Mais comment osez-vous dire cela ! La Fontaine… Mon cher monsieur, vous êtes dépassé par les événements. C’est tout de même plus important d’étudier un communiqué de presse de l’AFP, de l’Agence France presse, que ce personnage qui barbe tout le monde, si j’en crois les enseignants, et qui se nomme Jean de la Fontaine…Vous êtes complètement à côté de la plaque…
Évidemment que ces gens se fichent complètement de l’enseignement de la littérature, et même se fichent de la littérature elle-même. Ils préfèrent faire une leçon de morale, d’asséner une morale, mais pas de la manière de la Fontaine qui lui n’hésitait pas à égratigner les plus puissants. Non,non, ils vont toujours dans le sens de ce qui est convenu de penser, toujours dans ce que Karl Marx appelait l’idéologie de la classe dominante. Aujourd’hui, l’idéologie dominante, c’est le mondialisme et le sans-frontiérisme. Cette double page consacrée à ce que je fais en termes de communication est l’exemple même de ce qui est insupportable. J’imagine que les élèves de 4e vont sortir profondément enrichis de cet exercice de style qu’on leur propose. C’est à tomber à la renverse !

On peut imaginer que des collégiens de 4e de votre ville de Béziers ait ce manuel comme support pédagogique. Qu’en pensez-vous ?

Si je devais me soucier de ce qu’écrivent les journalistes et ce que disent les enseignants sur moi, je me ferais beaucoup de mauvais sang. Je n’y avais pas pensé à ce que vous suggérez. Peut-être que les collégiens de Béziers auront à traiter ce cas-là.
Mais, ils connaissent leur maire, ainsi que leurs parents et l’action de leur maire. Et je leur fais confiance ; je fais confiance à leur bon sens.
C’était certes la rentrée des classes, mais je n’ai pas rencontré les collégiens aujourd’hui, car, comme vous le savez, le maire en France n’est responsable que des classes de l’école primaire et maternelle. Et Dieu merci, ces enfants-là ont échappé, jusqu’à présent, à ce manuel scolaire.

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