PS : 15 euros le ticket d’entrée pour voter à la primaire
Après un mois de discussions, conciliabules et tergiversations – primaire ouverte ou fermée ? À 2 euros ou à 20 euros ? –, les instances du Parti socialiste et son allié Place publique ont tranché : la primaire aura bien lieu. Premier tour du 9 au 11 octobre, second du 16 au 18. Elle sera fermée et payante : 15 euros pour choisir le candidat à la rose. Plus exactement le candidat de l’entre-soi des beaux quartiers, ce noble héritier de la gauche caviar converti au vélo cargo.
S’assurer qu’aucun précaire ne vienne gâcher le casting
Si, au PS comme ailleurs, les candidats à la candidature sont pléthore, on en compte pour l’instant fort peu à la primaire. Il n’y aurait de sûrs, pour l’instant, que l’indéboulonnable Ségolène Royal et le jeune député de l’Eure Philippe Brun. On suppose que les duettistes Faure et Vallaud seront de la fête, mais Bernard Cazeneuve a décidé d’y aller seul, de même que François Hollande. Le patriarche des éléphants croit en sa bonne étoile, il a donc décidé d’attendre sur le bord du marigot : il annoncera sa candidature – ou pas – en décembre. Donc après la primaire. Parce qu’il le vaut bien.
C’est trop cher. Comment justifier de passer de 2 euros ( après les 20 euros de 2006) à la précédente primaire de 2016, à 15 euros cette année !! Alors que le pouvoir d’achat a baissé. Vérifier une motivation en fixant une contribution symbolique oui, mais faire un barrage par un… https://t.co/IAf3JtK7Uj
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) August 2, 2026
Bien que toujours confiante, elle aussi, en sa bonne étoile – ne l’a-t-elle pas guidée des pôles à l’Algérie –, madame Royal sait que l’aventure coûte cher. Elle a le tour de taille plus fin et les reins moins solides que son ex-compagnon, et même si elle ne cesse de répéter que sa candidature de 2007 fut un véritable chemin de croix, elle ne rêve que de brandir la rose et ses épines. Elle compte sur l’amour du peuple français pour remporter la mise, c’est bien pourquoi elle est la première à dégainer contre ce ticket d’entrée pour la primaire. Elle le dénonce sur son compte X : « C’est trop cher. Comment justifier de passer de 2 euros (après les 20 euros de 2006), à la précédente primaire de 2016, à 15 euros cette année ! Alors que le pouvoir d’achat a baissé. Vérifier une motivation en fixant une contribution symbolique, oui, mais faire un barrage par un prix trop élevé risque d’affaiblir l’idée même la bonne initiative (sic) de primaire démocratique. Pas plus de 5 euros. »
Les internautes, malins, avancent quelques explications. « Excellente initiative, écrit l’un, sur Instagram. 15 balles le bulletin de vote, c’est le tarif parfait pour s’assurer qu’aucun précaire ne vienne gâcher le casting. C’est important, de bien filtrer à l’entrée pour rester en famille. » Pas faux, et si l’arrière-saison est belle, l’île de Ré, ce paradis de l'entre-soi socialiste, sera en émoi.
De bide en bide, les finances s’épuisent
La plupart des commentaires mettent l’accent sur la raison économique. La question est posée directement à Ségolène Royal sur sa page : « Au hasard : trésorerie à sec + banques frileuses pour prêt = 15 euros ? » Ce qu’un autre résume ainsi : « Ça évite les comptes dans le rouge. » En effet, vu la hauteur du ticket d’entrée, on est tenté d’en déduire que les dirigeants du PS anticipent la déculottée. Il est vrai que les chiffres sont cruels.
En 2002, Lionel Jospin perdait devant Jean-Marie Le Pen avec 16,18 % des suffrages exprimés. En 2007 – année de sa gloire –, Ségolène Royal se qualifiait pour le second tour avec 25,87 % des voix, avant de s'incliner face à Nicolas Sarkozy. Meilleur score pour François Hollande en 2012 : vainqueur faute de combattants, après que les affaires Strauss-Kahn et Fillon lui eurent dégagé le paysage, arrivé en tête du premier tour avec 28,63 % des voix, il remportait ensuite l'Élysée au second tour. Au terme du brillant quinquennat conduit par le Président ordinaire, Benoît Hamon se vautrait à 6,36 % en 2017 et Anne Hidalgo raclait le fond à 1,74 % en 2022. En imaginant que la dégringolade se poursuive, le PS d’Olivier Faure risque, en 2027, de passer largement sous zéro.
Bref, un enfant de CM2, même avec le niveau actuel, le comprendra aisément : s’ils veulent encore exister un minimum, les socialistes sont tout à la fois contraints de taper leurs derniers amis au portefeuille ; et sans doute, quoi qu’ils s’en défendent, de pratiquer de honteuses alliances avec l’extrême gauche. À commencer par l’insoumis Mélenchon qui les attend en embuscade.
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64 commentaires
ils entrevoient finalement u,ne pâtée inévitable ,alors ils veulent remplir les caisses pour les derniers caciques du ps qui vont rester la comme des poireaux ayant loupé le dernier tain !!! Jamais de toute l’histoire de l’humanité les forces socialistes n’ont réussi a conduire un pays vers la gloire! , tous ces utopistes finissent oubliés ou comme a la révolution ,ils finissent de la même façon que leurs innombrables victimes innocentes !
ça ne manque pas d’air chez les socialos cocos oser demander de l’argent aux votants de primaire ,il faut quand même oser dire qu’ils trouveront des nunuches assez????? pour leur refiler du pognon
15 euros ! Ah, on voit bien là le capitalisme socialiste ! Des profiteurs ! Bon, ceci dit, c’est dans leurs gênes…
MÊME entre eux ils se piquent du fric « pour » RIEN ! …
Les socialistes sont très forts pour faire payer les citoyens .
Escrocs, y a pas de sot métier.
J’ai hâte d’un débat entre Hollande et Royal, ce devrait être assez croustillant de « ridiculitude », non?
Malgré la sécheresse, il pourrait même pleuvoir sur le plateau!
ils vont faire un film politique « subventionné » … Et la « Julie » en sera la « productrice/réalisatrice » ! …
Un socialiste est un créateur d’impôts pour financer ses échecs, dirait Philippe de Villiers, le bien inspiré.
Avec ce tarif, ils vont passer de 2 à 1%…