Editoriaux - Société - 1 juillet 2019

Poutine et le lobby de l’homosexualisme

Vladimir Poutine confesse son ignorance des subtilités qui séparent les différents genres. Sauf que le président russe parle de cinq ou six genres, quand ils sont plus de 50 pour les profils Facebook ! Et le président russe de fustiger l’agressivité de la promotion des idées qui foisonnent au sein de ces communautés LGBT-etc. contre l’avis de la majorité de la population…

Sir Elton John s’indigne, via Twitter, de ces propos et poursuit la promotion du multiculturalisme et de la liberté sexuelle. Il faut dire que des scènes de sexe et de drogue, dans le biopic qui lui est consacré, auraient été censurées dans sa version russe. Vladimir Poutine s’incline devant le talent du musicien et ne concède qu’une restriction effective en Russie : l’interdiction instaurée par une loi de 2013 d’informer des mineurs sur les sexualités non traditionnelles.

L’homosexualisme, c’est un relatif néologisme : le très sérieux Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL) identifie une première utilisation en 1908. L’homosexualisme se présente comme le mouvement visant à défendre les droits des homosexuels. Il fut un temps où, effectivement, les homosexuels ne bénéficiaient pas de droits identiques aux autres personnes : leur sexualité était pénalisée et pathologisée. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, même s’il existe encore des atteintes visant des personnes homosexuelles à cause de leur homosexualité. Il existe aussi des atteintes racistes, en raison de la religion ou de l’origine, à cause des opinions, de catégories sociales réelles ou supposées, etc. Il existe même des agressions sans mobiles apparents ou identifiables. Toutes sont intolérables. C’est une question de principe, pas de degré.

Mais les partisans de l’homosexualisme sont bien organisés, manient avec brio les postures victimaires et savent instrumentaliser, dans une logique communautariste, des médias trop bienveillants pour ne pas être suspects. La frontière est ténue et souvent franchie entre défense des droits et promotion active de l’homosexualité, de la transsexualité et autres chevaux de bataille des LGBT-etc. C’est ce que la loi russe ne permet pas. C’est ce que le puissant-lobby-qui-n’existe-pas-et-dont-on-doit-taire-le-nom reproche à Vladimir Poutine.

Il ne m’est pas possible d’affirmer que les droits des personnes LGBT-etc. en tant que telles sont respectés en Russie comme dans de nombreux pays dits civilisés. Sans doute beaucoup mieux qu’en Arabie saoudite ou en Iran, mais ce n’est pas une performance. Il n’y a pas plus de chèque en blanc à signer à Vladimir Poutine que de confiance à accorder aux médias occidentaux qui font de lui un grand satan. Mais il est une certitude : il a raison quand il dénonce le caractère totalitaire du communautarisme LGBT-etc. La dernière preuve en date ? Ce slogan vu lors d’une Marche des fiertés est éloquent : « Trans Bies Pédés et Gouines, on est pas là pour décorer, on détruira votre société. » En plus, comme ces groupuscules sont très largement subventionnés, c’est avec votre argent que l’on vous menace.

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