Editoriaux - Environnement - 1 juillet 2019

Il fait beau et chaud !

C’est ma contrepèterie belge préférée.

Quand on a connu un épisode de « coup de chaud » pendant les vacances de février, tout le monde était absolument ravi ! Les terrasses des cafés étaient pleines, les hôtels aussi, et les restaurateurs se plaignaient déjà du manque de personnel. Il suffisait alors de traverser la rue pour trouver du boulot ; si le Président le disait, c’était forcément vrai…

Et puis l’hiver a repris ses droits… Et il a bien plu : a-t-on entendu un mot sur la faiblesse du niveau des nappes phréatiques ?

Les pelouses sont bien verdoyantes, les récoltes s’annoncent très correctes.

Bon, un « coup de chergui » et ça chauffe un peu pendant une semaine. Au Maroc, on connaît ça par cœur, il suffit de rester calme et d’attendre que ça passe. Seulement voilà, nous sommes « colonisés » par les « écolos collapsologues » qui nous prédisent la fin du monde si on continue à prendre sa bagnole pour se déplacer !

Du grand n’importe quoi et une montagne de bêtises et de contradictions.

Quand j’étais enfant, je passais mes vacances avec mes cousins chez grand-mère, à Gavray, dans la Manche. Notre grand plaisir était d’aller ramasser des petits poissons et des anguilles dans la Sienne, la rivière qui était systématiquement à sec en aval du bief chaque été. C’était dans les années 60. On ne parlait pas encore de CO2. Et les écolos n’existaient pas. Et on s’amusait à chopper des têtards pour faire de petites grenouilles qu’on relâchait par la suite.

J’habite au bord d’une rivière. Son niveau n’a jamais été aussi haut à cette époque de l’année, ni l’herbe de ma pelouse aussi verte. Mais c’est bête, il va falloir tondre et consommer de l’électricité ou émettre du gaz carbonique. J’ai bien pensé à mettre des poules, mais ça bousille tout et c’est dégoûtant, les poules. J’attends les conseils des écolos : eux, ils savent tout et ils me diront quoi faire !

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