Editoriaux - 15 janvier 2019

Pourquoi il faut participer au débat national…

Je pense, avec toute l’humilité qui sied à cette première personne du singulier qui participe souvent aux débats de façon trop ex cathedra, qu’il faut que les Français jouent le jeu du grand débat national proposé par Emmanuel Macron…

Nous sommes, actuellement, dans une situation de blocage qui nécessite des solutions intermédiaires, à moins de vouloir aller à de nouvelles élections. Or, il ne serait pas sain que le pays aille aux urnes moins de deux ans après que le président de la République a été installé au sommet de l’État.

Loin d’être un supporter d’Emmanuel Macron, je pense cependant que, dans l’état actuel des choses, une telle élection serait l’aboutissement dangereux, pour tous, de l’exercice de ce savonnage de planche devenu le sport favori de partis et de politiciens persuadés qu’ils ont le sésame de l’amélioration des choses dans le pays.

Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir à travers un effet de rupture qui a été, dans l’histoire de beaucoup de pays, une espèce de ras-le-bol de choses établies par la traditionnelle cuisine électorale de nos différents partis politiques. Il faut dire que le dernier cuisinier de la tambouille politique d’avant mai 2017 avait été particulièrement mauvais dans cet exercice culinaire ; une sauce hollandaise fade et sans saveur… Mais empressons-nous quand même de préciser que le Président actuel (je ne cite pas de nom pour plus m’appesantir sur la fonction que sur l’homme lui-même) s’est retrouvé à la tête d’un État en situation de quasi-faillite et dont le dernier budget voté en équilibre l’avait été sous la présidence de Giscard en 1979. Rien que ça !

Disons tout de suite, pour que les choses soient claires, que je ne crois pas un seul instant à la politique mondialiste et immigrationniste de ce Président et de son gouvernement. À défaut de savoir avec précision comment faire pour régler les problèmes de justice fiscale et de pouvoir d’achat des Français, on sait que le jeu bruxellois et la politique d’immigration du gouvernement ne plaisent pas à la grande majorité des Français.

Profitons donc de cette occasion offerte par ce grand débat pour l’affirmer et veiller, ensuite, que les choses aillent dans la bonne direction sur ce plan-là et arrêtons de nous focaliser sur une échéance électorale prématurée. Les élections européennes seront la piqûre de rappel très opportune pour rappeler à Jupiter que cette planète géante est de nature gazeuse, qu’il n’y a rien de plus volatil que le gaz et que les lunes qui l’entourent (son gouvernement) pourraient disparaître dans l’infini de l’univers en cas de faillite avérée.

Mais, bon Dieu, donnons le temps au temps car personne, sur l’échiquier politique actuel, ne pourrait redresser la barre économique en si peu de temps ! Et si, par chance, le Président actuel arrivait à le faire, je serais le premier à applaudir ce tour de force, même s’il ne va pas dans le sens de mes convictions politiques.

Ce n’est pas pactiser avec le diable que de souhaiter la réussite de son pays. Mes convictions politiques sont intactes et elles sauront, en temps et lieu, s’affirmer avec force lorsque viendra l’échéance législative dans trois ans.

Dans trois ans !

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