Pour , êtes-vous plutôt jouets genrés ou non genrés, pour mettre en dessous de l’arbre mort, symbole phallique dévégétalisé de la société patriarcale. Plutôt rose, bleu, ou couleur LGBTQ arc-en-ciel ? Et quid des boules sur le sapin, trop genrées, elles aussi ? De nos jours, on en vend en forme de vulve, au cas où. Petit récapitulatif pour les distraits, reprenons dès le début. Les frontières n’existent pas, les nations n’existent pas, l’ et les races non plus, l’, c’est l’ et/ou vice versa, les sauvageons des victimes, et pour ceux qui ont raté le coche, une mère c’est un père et, exception faite des femmes à barbe des cirques d’antan, la pilosité faciale n’est plus un indice morphotypique fiable pour poser le diagnostic d’homme, M. Mendel, le père de la génétique, avait tout faux. Encore un mâle blanc qui n’a rien compris.

« Quand je regarde la liste de Noël de mes deux fils, un vertige me prend : aurais-je raté quelque chose dans mon éducation pour que ces deux petits gars peaufinent, chacun dans leur coin, des listings aux relents si masculinistes ? N’est-ce pas un constat d’échec que de voir des garçons commander des jouets traditionnellement associés au masculin, alors que l’époque est à la fluidité identitaire, au non-binaire, à la poupée sans ? » s’autoflagelle le journaliste du Monde. Mais oui, sale gamin, tu n’as toujours pas compris que l’époque est à la fluidité identitaire. Mais qu’est-ce qu’on vous apprend, à l’école de la ? Fluidité identitaire, non binaire, poupée sans genre ; tu m’écriras ça 100 fois, sur du papier recyclé issu du commerce équitable, en .

Le principe de précaution, essentiel, pour les enfants vole en éclats quand il s’agit de la propagande du genre. La fessée, dorénavant proscrite, il faudra dorénavant battre le fer du genre chez les tout-petits. Pour cet de l’indifférenciation, initier les filles et les garçons par le biais de l’expérience ludique et du conditionnement permet d’inculquer une pédagogie pro-active visant à construire le genre dès le plus jeune âge. Déconstruire nos gosses pour construire le genre, sans sourciller sur les nombreuses séquelles psychologiques que cette propagande induira.

Hélas, pour les thuriféraires du magma humain non identifiable, la réalité est tout autre ; cet égalitarisme radicalisé a prouvé son échec patent dans les sociétés scandinaves, fer de lance du progressisme sociétal où les politiques sociales égalitaires ont produit l’effet opposé de celui initialement escompté. À la question si les différences entre les hommes et les femmes seraient plus ou moins importantes dans les pays plus égalitaires, la réponse est : plus le pays est égalitaire, plus les différences de tempérament et d’intérêt entre les hommes et les femmes sont grandes. Selon Jordan Peterson, psychologue bête noire des féministes et des progressistes, cette corrélation est même très significative. Il cite une étude à large échelle publiée dans Science par des chercheurs de la peu conservatrice université de Berkeley, qui a clairement montré une relation entre la composante égalitaire et les différences entre les sexes, bien plus grande que celle rapportée dans 99 % des études publiées dans le domaine des sciences sociales. D’autres groupes de scientifiques sont arrivés aux mêmes conclusions et ont publié ces résultats dans plusieurs revues.

Plus on apprend à le connaître, plus on se rend compte que le progressisme est, somme toute, un nihilisme qui ne dit pas son nom. Tout doit se mélanger et devenir indistinct. Quelle sera la prochaine étape quand ce progressisme aura accompli son actuel travail de liquidation ?

17 décembre 2020

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