[POINT DE VUE] Nouvelle affaire des fiches : les prépas militaires interdites aux élèves du hors contrat !
Article mis à jour le 4 juillet à 11H45
C’était une rumeur souterraine, qui n’était pas étayée sur grand-chose d’autre que sur le ressenti de certains parents. C’est désormais clair, puisque cela fait partie des consignes officielles : quand on a été scolarisé dans une école hors contrat, on ne peut pas être sélectionné pour rejoindre une classe prépa militaire.
Les lycées militaires, aujourd’hui appelés lycées de la Défense, sont au nombre de six : Autun, Aix-en-Provence, Brest, Saint-Cyr-l’École, Grenoble… et le Prytanée national militaire de La Flèche. C’est ce dernier établissement qui a publié des consignes officielles, dans son rapport Parcoursup de la session 2025, accessible en ligne. Ainsi, on découvre que « l’inscription dans des établissements hors contrat » fait partie des « critères éliminatoires ». Au moins, c’est clair. Le proviseur de l’établissement, un certain Jean-Marc Bonduelle, a signé ledit rapport. Pas de problème, on affiche clairement la couleur.
Saisi par l'association « Créer son école », le ministre réagit
C'est Anne Coffinier, fondatrice de l'association « Créer son école », qui a révélé ce véritable scandale et l'a amenée à saisir le ministre des Armées Catherine Vautrin. Cette dernière a réagi dans un communiqué, le 3 juillet, en déclarant que « cette situation est totalement inacceptable » et qu'elle avait décidé de lancer une enquête administrative flash. À suivre...
🚨 EXCLU — Affaire des élèves du hors-contrat au Prytanée de La Flèche.
PREMIÈRE VICTOIRE : c’est notre signalement, et notre action concrète avec Créer son école, qui a révélé cette discrimination et poussé la ministre des Armées à agir de manière immédiate !
Elle qualifie ces… pic.twitter.com/hosL34Na0H
— Anne Coffinier-Barry (@AnneCoffinier) July 4, 2026
Si la mention « catholique » ne figure pas dans ce rapport Parcoursup, objet du scandale, on sait que beaucoup d'établissements hors contrat relèvent du catholicisme. On se doute également que, si une école confessionnelle hors contrat juive ou musulmane avait été écartée de ce recrutement, on en aurait déjà entendu parler. En revanche, le point commun des élèves refusés, ces deux dernières années, malgré des résultats scolaires remarquables, est leur scolarisation à Saint-Dominique, au Pecq, à Saint-Joseph-des-Carmes, dans l’Aude, ou à Saint-Bernard, à Bailly. Tous ces établissements sont liés à des congrégations traditionalistes.
Discrimination : la Justice saisie
En attendant, « Créer son école », la Fédération nationale de l'enseignement privé (FNEP) et un parent ont déposé un recours unique. De son côté, l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF) a décidé d'engager une procédure au pénal pour discrimination à raison de l'appartenance religieuse.
Suite aux révélations de @Le_Figaro @Agrif_ associée à @ECLJ_Official a chargé ses avocats d'engager une procédure de dépôt de plainte pour discrimination à raison de l'appartenance religieuse. https://t.co/BWRzDY9JR5
— AGRIF (@Agrif_) July 3, 2026
Outre le caractère profondément injuste, et même discriminatoire, de cette consigne stalinienne, on s’interroge sur le modèle RH des armées françaises. Les « tradis » sont élevés dans des valeurs de sacrifice pour les autres, de dévouement à la patrie, de travail et de fraternité, lesquelles sont objectivement assez mal distribuées dans le système scolaire français de 2026. Si l’on ajoute à cela leur excellence académique, on ne voit pas bien ce qui en fait des candidats manifestement incompatibles avec l’exercice du métier des armes – au contraire, serait-on tenté d’ajouter.
Ces prépas fournissent la plupart des effectifs des grandes écoles militaires. Rappelons qu’un lieutenant sorti d’une de ces écoles, de Saint-Cyr par exemple, titulaire d’un bac+5, ayant sous sa responsabilité (allant jusqu’à l’hypothèse de la mort au combat) une trentaine de personnes issues de tous les horizons géographiques et sociaux, gagnera à peu près les deux tiers de ce que gagne un bac+5 issu d’une grande école de commerce. Rappelons qu’il sera toujours pris, dans les cénacles parisiens, pour un bidasse bas du front (il n’y a qu’à voir comment Macron parla à Villiers, cyrard et breveté de l’École de guerre, sur un ton qu’il n’aurait pas employé pour le dernier de ses petits conseillers). Métier ingrat, qui peine mécaniquement à recruter, puisqu'il n'a d'autres « leviers » que le prestige (pour les plus bêtes) et l'aventure (qui galvanise les cœurs généreux).
Sans cette cohorte de petits tradis, élevés au récit des exploits de Bayard, Clovis, Saint Marc, Leclerc, connaisseurs et amoureux de l’Histoire de leur pays, persuadés de la grandeur qu’il y a à se donner pour une cause plus vaste que soi, sans ces tradis que l’Éducation nationale discrimine honteusement, dans le silence complice et coupable d’une hiérarchie militaire qui semble les détester d’une manière irrationnelle, bon courage pour trouver, chaque année, des chefs de section ou de peloton, des officiers de quart, des pilotes en nombre suffisant ! Pouvons-nous nous permettre d’écarter des profils de futurs militaires brillants parce qu’ils n’ont pas subi les programmes officiels de l'école sans Dieu ? Une telle armée ressemblerait plus à celle du Cambodge de Pol Pot qu’à celle de la septième puissance mondiale. Question de choix, probablement.
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92 commentaires
Par contre, ceux issus des écoles coraniques sont les bienvenus. Ainsi que ceux qui se sont bien entraînés au combat au sein de l’Etat Islamique, ou membres de la Jeune Garde.
J’aimerai bien connaître le nom du triste sire qui a pondu cette directive. Si les militaires, dont j’avais l’honneur de faire partie durant 35 ans sont des bas du front, alors je pense que lui est hors concours et les bas largement. C’est triste de voir la déchéance de notre pays.
Quelle honte tout ça ! On a connu ce genre de discrimination à une autre époque. La France devrait avoir honte. Merci à Anne Coffinier et J espère qu il va y avoir des mises à pieds.
L’armée refuserait d’accueillir dans ses écoles militaires des élèves issus du hors contrat , mais jd ne doute pas qu’en cas guerre, la république ne fera pas de détail pour mobiliser les catholiques qu’elle considérera comme de la chair à canon bien fraîche !
A ce moment là on enverra les cathos en priorité au front alors que les planqués laïcs resteront dans les bunkers parisiens !
On a déjà connu ça à deux reprises en 1914 et 1940 !
Mon grand oncle catholique devant l’Eternel est tombé devant les mitraillettes allemande à Verdun en Mai 1916 !
Mitrailleuses svp.
« On a déjà connu ça à deux reprises en 1914 et 1940 » Faux ! D’abord, à l’époque, tout le
monde ou presque était « catho », donc pas de discrimination pour aller au front ! Il y a peut-être
eu des planqués (il y en a toujours eu), mais pour d’autres raisons.
Votre grand-père français comme des grand-pères allemands sont tombés victimes de la même
connerie humaine qui consiste à obéir les yeux fermés à des exploiteurs cyniques !
On reconnait là la main occulte du pouvoir hypocrite
Il faudrait peut-être rappeler ce que fut l’affaire des fiches, haut fait d’arme de la gauche, très peu connue et pour cause ! Dans la 1érer décennie du XXe siècle, constatant que nombre d’officiers étant catholiques pratiquant et donc suspects de royalisme (en 1871, la royauté a failli être rétablie), des gens organisés (on vous laisse deviner qui) envoyaient chaque dimanche des guetteurs à la sorte de la messe pour identifier les officiers pratiquant dans les villes de garnison….Et bien sûr leurs promotion…Au début du conflit en 1914, ce fut une hécatombe et la France fut sauvée d’une défaite à l’arrache par les fameux taxis de la Marne. Ce serait rigilo si nombre de jeunes de revinrent jamais avec les conséquences qu’on sait….pour leurs proches et pour la France
Un colonel qui allait prendre sa retraite sans espérer passer général répondit à un sbire du Général André, frère ou ami des frères qui lui demandait quels étaient ses officiers qui allaient à la messe lui répondit qu’étant toujours au premier rang, il ne pouvait le savoir. Il était mal vu car il avait osé dire que les feux de mitrailleuses rendaient impossible toute attaque de masse d’infanterie. Là aussi il était en porte à faux. Son nom= Philippe Pétain et c’était en 1914. Quant aux taxis de la Marne leur rôle a surtout été anecdotique.
Soyons clairs Parcours sup a un petit côté supercherie, les algorithmes orientent des affectations de type égalitariste tout en permettant semble-t-il à certains établissements de refuser les candidats de tel ou tel lycée, alors un peu plus précis de manière publique , cela a au moins le mérite de la clarté. De plus le hors contrat n’est sans doute pas la meilleure manière d’instruire sur des fondements communs.
Fondements communs quand on parle d’excellence ,je veux bien mais c’est souvent dans la médiocritè .
Le niveau baisse . Alors l’armée a tout intérêt à choisir des hors contrats .Ils ne feront pas honte au prestige de leur école .
Ce n’est pas nouveau ce genre de pratique. En 1963 quittant le Petit séminaire j’avais passé l’examen d’entrée au Lycée d’Angoulême. Deux jours avant la rentrée, n’ayant pas de nouvelles j’étais allé demandé si mes notes étaient bonnes ; le Censeur m’avait dit qu’elles l’étaient mais que le Lycée ne prenait pas d’élèves venant du Petit séminaire. J’étais alors entré à l’Ecole Saint Paul.
A Doomy :
Quand on regarde les résultats au baccalauréat des élèves issus des écoles hors contrat, à savoir près de 90% de mentions et aucun échec, on ne peut pas prétendre que ces élèves n’auraient pas reçu l’enseignement adéquat, à moins de vouloir se rendre complice de cette odieuse discrimination.
Il s’agit à l’évidence d’une discrimination religieuse qui vise à interdire l’accès des catholiques les plus brillants aux postes d’officiers. Les plus brillants car formés avec des méthodes efficaces et éprouvées qui font leurs preuves à tous les examens et concours d’état, et qui donc mettraient en évidence, du point de vue de nos dirigeants, une fois de plus l’échec catastrophique de l’enseignement public (et du sous contrat, qui suit peu ou prou le même chemin et dispose des mêmes profs lobotomisés) et de ses méthodes d’abrutissement programmé et de fanatisation aux idées du socialisme et de l’immigrationnisme.
On est tellement mécontent de ce qui se passe en France, un pays qui semble en voie de régression, de « dénationalisation » et de pourrissement que l’on se prend à souhaiter que l’armée intervienne dans la politique mais du ça se trouve elle le ferait su service du macronisme, car ses cadres supérieurs sont soumis et conformistes.
L’élite, la vrai est supplantée par la médiocrité. Nos va t’en guerre croient ils que des soldats sans convictions seront capables de défendre la France? La réponse est non. Seuls ceux ayant foi en leur pays, en sa culture mettront leur vie au service d’une cause qui les dépasse. Continuer sur cette voie revient à ne disposer que d’une armée de mercenaires prêts à railler celui qui les paiera le mieux.
Pas de réponse à donner aux bêtises d’idiots
ces patriotes trouveront des points de chute dans d’autres pays et y feront de très brillante carrière…en attendant que la France revienne au bon sens
L’Armée devient donc aussi minable que le reste de la politique française? Il n’y a donc plus rien à espérer. J’attends simplement de voir si le corps des officiers se révolte contre cette circulaire, mais sans beaucoup d’illusions.
Nouvelle propagande d’Etat: transformer ces écoles de » réactionnaires » en écoles de « progressistes », rien de moins mais c’est perdu d’avance…
Quoiqu’il en soit Monsieur Macron, vous ne ferez jamais des guerriers avec des inactifs à portable qui votent à gauche et se divertissent à Sciences Po et en passant un bac sans Français ni Histoire, vos ennemis de toujours!
Mais ce n’est pas de guerriers dont on a besoin mais plutôt de gens pacifistes et intelligents …
C’est vrai que ça devient rare cette marchandise !
« Plusieurs parents ont déposé un référé-suspension ». Et les directeurs des établissements visés ? Ils se contentent de tendre l’autre joue ?
Ceci dit, quand bien même la Justice annulerait ces « consignes », qu’est-ce que cela changerait ? Elles continueront à être appliquées en pratique, et bon courage pour essayer de le prouver.
En vertu de quel principe réglementaire, l’Education Nationale peut-elle interdire l’accès aux écoles militaires pour des élèves qui ont suivi l’enseignement des Ecoles Libres, élèves qui aiment la France et qui sont prêts à se battre et mourir pour elle? Nous vivons dans un monde de fous! L’éducations « nationale » ferait mieux de revoir les contenus débiles de ses programmes qui nous font régresser chaque année