La Cinéscénie et le grand parc devaient rouvrir le 1er avril. Mais le confinement a des conséquences dramatiques pour le : 2.500 employés sont au chômage partiel et un million d’euros partent en fumée chaque jour.

Une pétition est en ligne pour réclamer aux pouvoirs public la réouverture du Puy du Fou. Explications de Philippe de Villiers au micro de Boulevard Voltaire.

Avec d’autres vous avez mis en ligne une pétition demandant la réouverture du Puy du Fou.
Le Puy du Fou et les Puyfolais sont-ils en danger ?

Aujourd’hui, ils sont en danger de mort. On n’a aucune visibilité et on ne sait pas du tout ce qu’il va advenir du Puy du Fou. La cinescénie d’une part, et le grand parc d’autre part. Nous sommes fermés depuis le 1er avril, alors que nous devions ouvrir le 1er avril. Nous perdons 1 million d’euros par jour, 2500 salariés sont au chômage partiel et les 4500 bénévoles de la cinescénie attendent désespérément et patiemment qu’on veuille bien nous donner une date.

La fermeture est liée à l’épidémie de Covid-19. Le Puy du Fou serait-il prêt à rouvrir avec les normes sanitaires très exigeantes ?

Nous sommes en étroite liaison avec les pouvoirs publics. Les conseillers du Premier ministre et du président de la République sont compétents et ouverts. Ils comprennent parfaitement l’urgence vitale dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons fait des propositions sanitaires qui sont faciles pour nous puisque nous sommes des professionnels des flux et de la sécurité sanitaire. Ce n’est donc pas un problème pour nous. Je dirai même que le Puy du Fou peut être un premier de cordée.

Cette pétition a été signée par certain élus locaux. On pense notamment à Véronique Besse. La fermeture du Puy du Fou implique-t-elle la Vendée et la région ?

C’est dramatique pour tout l’environnement, puisque nous avons 2500 emplois directs et 6000 emplois indirects dans le voisinage. C’est une part de nous même qui meurt. Le Puy du Fou est un fleuron. Il y a 165 savoir-faire qui sont sur la première marche du podium mondial à Las Vegas pour le spectacle vivant. C’est toute cette ressource humaine exceptionnelle qu’il faut absolument garder. J’ai bon espoir. Tous les gens qui aiment, qui connaissent ou qui veulent que le Puy du Fou ne meure pas, je leur demande vraiment de signer cette pétition. Je pense que les pouvoirs publics la recevront comme une pression qui les encouragera à trouver une date compatible avec le déconfinement.

12 mai 2020

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