Philippe de Beauregard, maire de Camaret-sur-Aygues (Vaucluse), s'est vu interdire par la préfecture l'organisation de la procession de la traditionnelle fête patronale du village, alors que les rassemblements après le jeûne du ramadan seront autorisés, comme l'indique un courrier de la préfecture adressé aux maires de Vaucluse le 25 mars.

Sa réaction au micro de Boulevard Voltaire.

 

 

 

Le 25 mars, la préfecture de Vaucluse a adressé aux maires du département un courrier au sujet des fêtes religieuses des mois d’avril et mai. Cette décision est assez curieuse puisque à Camaret, on vous interdit une procession en l’honneur de saint Andéol. On apprend, par la même occasion, que toutes les festivités autour du ramadan pour les musulmans sont maintenues. On imagine que la population de Camaret est déçue.

Oui, la population est déçue puisque nous avions organisé, en partenariat avec la paroisse de Camaret, la fête de notre saint patron, saint Andéol, qui devait avoir lieu le 2 mai. Nous avons eu une réponse ferme, définitive et négative de la préfecture. Nous n’avons pas le droit d’organiser de procession, quelle qu’elle soit. Par ailleurs, nous apprenons que la fête musulmane du ramadan et les festivités qui ont lieu après le jeûne sont « open bar ». Il me semble qu’il y a deux poids deux mesures et qu’une fois de plus, on préfère s’attaquer aux catholiques plutôt qu’à d’autres communautés qui sont réputées moins malléables et politiquement plus sensibles.

 

La ville de Camaret est-elle la seule à être pénalisée ?

 Je ne pense pas que cela soit propre à Camaret. Nous avons un partenariat très fort avec la paroisse de Camaret depuis des années, notamment autour de notre saint patron. Par conséquent, nous sommes directement visés.

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03 avril 2021 à 12:00

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