« Réservé aux musulmans » : des annonces de location racistes publiées à Londres

Dans certains quartiers de Londres, les non-musulmans ne sont manifestement plus vraiment les bienvenus…
Capture d'écran @Telegraph.
Capture d'écran @Telegraph.

La haine du « kouffar » a le vent en poupe. Ce mercredi, le quotidien britannique The Telegraph a dévoilé une enquête sur les annonces discriminatoires concernant les logements à Londres. De nombreuses offres de particuliers affichent explicitement une étonnante condition préalable à toute candidature : « muslim only » (« réservé aux musulmans »). En infraction totale avec la loi, ces annonces ne sont hélas pas rares : le média anglais a démontré, captures d’écran à l’appui, que le phénomène existe sur l’ensemble de la capitale, d’Ilford à Newbury Park en passant par East Ham. Ce genre de posts discriminatoires pullule ainsi sur Facebook, mais aussi sur le site officiel d’une agence immobilière. Pour les besoins de son enquête, le Telegraph a contacté plusieurs propriétaires afin de savoir si leurs logements étaient éventuellement accessibles aux non-musulmans. La réponse ne s’est pas fait attendre : « Allez-vous-en ! », lui a-t-on répondu, avant de raccrocher.

Dès la publication de cette enquête, des voix se sont élevées pour dénoncer ce racisme visant les non-musulmans. « C'est scandaleux », a par exemple tweeté Rupert Lowe, élu dont le parti Restore Britain s’emploie à lutter contre « l'islamisation rampante » de la Grande-Bretagne. « Des propriétaires publient des annonces pour des locataires "musulmans uniquement" à Londres et dans le sud-est de l'Angleterre. Imaginez ce qu’il se passerait si les choses étaient inversées… », s’est également indigné le lanceur d’alerte patriote Tommy Robinson. Beaucoup, sur les réseaux, ont partagé cet avis et dénoncé un certain deux poids deux mesures. « Si c’était écrit "réservé aux Blancs" ou "réservé aux chrétiens", le tollé serait général », a ainsi noté un internaute. Difficile de lui donner tort.

L’histoire d’une conquête

Bien sûr, ces pratiques sont illégales. La loi « Equality Act », instaurée en 2010 en Angleterre, encadre la lutte contre la discrimination, notamment pour les conditions d’accès aux logements. Les propriétaires et les agences immobilières n'ont pas le droit, en théorie, d'indiquer une préférence pour une religion lors de la location d'un bien. Mais ces textes juridiques sont bien peu de chose face au poids du nombre. Selon les estimations les plus optimistes, 15 % de la population londonienne serait musulmane, soit une proportion qui aurait doublé en vingt ans. Dans certains arrondissements, ce taux frôlerait les 40 %... Il faut croire que certains nouveaux arrivants s’estiment désormais assez nombreux et puissants pour imposer leurs mœurs et ouvertement discriminer la population indigène. Dans d’autres lieux, cela porte un nom : colonisation.

Mais quelques-uns applaudissent ce bouleversement démographique. En septembre dernier, un certain youtubeur – par ailleurs promu par France Inter - s’était réjoui de ne plus voir « aucun Blanc » dans les rues de Londres, « la ville cosmopolite par excellence dont devrait s’inspirer la France ». Là aussi, on n'ose imaginer les réactions si un Occidental appelait de ses vœux la disparition des Noirs dans une ville d’Afrique…

Et en France ?

De telles annonces discriminatoires existent-elles, en France ? Il y a quelques années, Ikea avait été épinglé pour avoir publié une offre de formation réservée aux « réfugiés ou bénéficiaires de la protection subsidiaire », c’est-à-dire à des non-Français. L’entreprise suédoise avait alors évoqué un « malentendu » et France Info avait balayé la polémique.

Quid du logement ? Il serait intéressant qu’une association s’empare du sujet. À l’affût de la moindre discrimination pouvant viser les minorités de couleur, SOS Racisme pourrait, par exemple, organiser des « testings » dans certaines zones, traquer les annonces réservées aux musulmans et mesurer l’ampleur du phénomène. Nous avons contacté l’association à ce sujet et espérons avoir très vite un retour de sa part.

En attendant, plusieurs sites font circuler des offres orientées vers un public musulman. C’est notamment le cas du « Guide musulman », qui compte de nombreuses petites annonces immobilières. Les plates-formes Muslimbnb ou Halalbnb s'adressent aussi à ce public. Cette dernière se présente comme une sage « plate-forme de réservation de logement entre particuliers ». « Notre plate-forme n’est pas exclusivement réservée aux musulmans, mais également ouverte à tous ceux qui soutiennent les valeurs de l’islam », se défend-elle, sur Facebook. Quelle ouverture d’esprit ! Les kouffars pro-charia sont également acceptés. Nous voilà rassurés.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

33 commentaires

  1. Je me demande si quelqu’un qui n’est pas musulman veut aller habiter dans un quartier habité en majorité par des musulmans , par contre un musulman va vouloir habiter dans un quartier chrétien ou juif afin de le coloniser , de faire fuir les chrétiens et les juifs , et s’il rencontre un obstacle il va crier au racisme et se victimiser

  2. Le titre de et article est inadapté : l’islam n’est pas une race mais une religion ; il s’agit donc plutôt d’une discrimination basée sur des critères religieux. Mais c’est tout aussi inacceptable qu’une annonce raciste, qui serait donc basée sur la couleur de peau.

  3. Mais « musulmans », ce n’est pas une race… ce n’est donc pas du racisme !
    Et donc, légalement, rien n’interdirait, en Grande-Bretagne comme en France, de publier une annonce immobilière « chrétiens seulement ». A vos risques et périls…
    Boudhistes seulement, ça devrait passer aussi. Mais israélites seulement, je vous le déconseille !

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