[PEOPLE] Charles III, le roi très relativement chrétien…
Le 25 juin 2026, le roi d’Angleterre Charles III publiait le « Sovereign Grant Report », où est détaillée « la manière dont les fonds publics ont soutenu les fonctions officielles de la famille royale et l'entretien des palais royaux occupés au cours de l'exercice 2025-2026 ». Et si tous les médias reviennent, de part et d’autre de la Manche, sur le montant des impôts payés par la Couronne, une information loin d’être anodine est aussi publiée dans ce rapport : une révision du rôle du monarque britannique qui, en tant que « gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre », à partir de cette année, « veille à préserver la place de la foi au sein d’une nation multiconfessionnelle ».
Formulation subtile pour changement essentiel
Ainsi, le Telegraph explique que cette modification, qui apparaît dans la description du rôle du roi en tant que « Head of Nation », n’est pas la première. En 2022, « à la fin du règne d’Élisabeth II, le Sovereign Grant a réécrit le rôle du monarque pour supprimer les tâches qu’elle "doit remplir" et en confier davantage au prince de Galles de l’époque ». Cette fois, ce n’est pas seulement une modification des charges de travail, de répartition des rôles au sein de la famille royale, c’est un subtil changement de formulation qui indique un changement d’essence même : cette année, « His Majesty is Supreme Governor of the Church of England and protects the space for Faith within the multi-faith nation » : « Sa Majesté est le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre et protège l’espace pour la foi au sein de la nation multiconfessionnelle ». Alors que l’année dernière, on pouvait lire dans le rapport une formulation qui évoquait le « rôle de Sa Majesté en tant que chef de l’Église d’Angleterre et défenseur de la Foi » auquel était ajoutée « la protection de toutes les confessions ». Et, en partant de ce changement de postulat, « Sa Majesté joue également un rôle privilégié pour rapprocher les communautés et les confessions, en allant à leur rencontre dans les différentes régions et nations du Royaume-Uni », explique, plus loin, le rapport 2025-2026 ; et se voit même confier un rôle de soutien « pastoral », spirituel au sein des forces armées.
Un roi relativement chrétien...
Plus qu’une rupture, la formulation marque une nouvelle étape dans une évolution commencée sous le règne de la reine Élisabeth II, comme le précise le site de l’Église d’Angleterre. Défenseur d’une Église catholique puis anglicane « établie », portant le titre, « depuis près de cinq siècles », de « Defender of the Faith » (« Défenseur de la foi ») ou « Fidei Defensor » octroyé par le pape à Henri VIII puis de nouveau attribué au roi par le Parlement après la rupture avec Rome, Charles III devient donc maintenant le défenseur de l’espace religieux dans un pays multiconfessionnel. Le site de l’Église d’Angleterre explique que « lors de son jubilé de diamant en 2012, la reine Élisabeth II a prononcé un discours marquant, expliquant le concept de l'Église établie au sein d'une société multiconfessionnelle » dans lequel la reine développait « le concept de [leur] Église établie [dont] le rôle n'est pas de défendre l'anglicanisme à l'exclusion des autres religions [mais] au contraire, [une] Église [qui] a le devoir de protéger le libre exercice de toutes les confessions dans ce pays […] ». Et d’ailleurs, continuait-elle, « intimement liée au tissu social de ce pays, l'Église a contribué à bâtir une société meilleure, œuvrant de plus en plus en coopération active, pour le bien commun, avec les croyants d'autres confessions ».
L’Observatoire international du religieux explique qu’« un certain nombre de déclarations faites par Charles dans le passé, quand il était encore prince de Galles, ont pu paraître constituer des signaux indiquant qu’il fallait s’attendre à une évolution du rôle religieux de la monarchie, une fois Charles sur le trône » et cite explicitement un changement de formulation, puisqu’« en 1994, Charles avait déclaré que, souverain, il préférerait être considéré comme défenseur de toute foi (defender of faith) plutôt que de défenseur de la foi (defender of the faith). » D’ailleurs, dès son couronnement, le roi Charles III avait résolument inscrit son règne dans cette direction, comme l’expliquait déjà BV, en 2023, en choisissant d’en faire une cérémonie multiconfessionnelle.
Résolument moderne ou carrément suicidaire ? Jouer ce jeu subtil des formulations dans ce qui assoit sa légitimité de monarque peut s’avérer risqué, à l’heure où les contestations contre la monarchie britannique prennent de plus en plus d’ampleur, comme le montraient les huées subies par la Firme lors du Trooping the Colour. Et c’est oublier un peu vite les fondations même du Royaume-Uni, et notamment celles de l’Angleterre d’Alfred le Grand, que montre la série The Last Kingdom :ce roi a construit l’unité de son royaume sur le christianisme pour contrer les invasions danoises.
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21 commentaires
Ayant beaucoup apprécié le Royaume Uni, j’ai déclaré il y a peu que je ne le visiterais jamais plus au vu de ce qu’il est devenu, que ce soit du fait de l’invasion migratoire mais surtout de l’évolution des us et coutumes, pour ne pas dire des mentalités. En lisant le début de l’article, j’ai pensé à Charles vecteur de l’unité des religions, unité souvent évoquée, surtout par les chrétiens.
Le règne d’Elizabeth II a maintenu traditions, façons de penser et de s’exprimer, de vivre, en quelque sorte. Mais les choix politiques des Britanniques ont amplement évolué. Je me souviens d’une famille anglaise qui, lors de mon déjà lointain premier séjour outre-Manche, m’avait déclaré, à mon grand étonnement de jeune étudiante angliciste, ne pas aimer la famille royale.
Désormais, le Royaume Uni a évolué, perdu de son rayonnement, de sa gloire historique, de sa morale (osons le mot !) et ressemble plus à ce qu’est devenue la France de nos jours.
Faut-il compter sur la prochaine guerre européenne ou mondiale – dont nous observons aujourd’hui les prémices – pour espérer un renversement des habitudes, une purification de la langue, une discipline éducative familiale, scolaire et universitaire et voir nos pays regagner leur exemple, leur gloire, leur lustre ?
Il joue à l’Empire romain où toutes les religions étaient acceptées, il fallait juste accepter l’Empereur comme étant un dieu impérial, et c »était bon comme çà…Bon, les chrétiens ont eu des soucis mais ils avaient un peu exagéré et ça ne plaisait pas toujours aux autorités. Sinon c’était très large, même l’écologie aurait été acceptée en tant que secte courante…Quant au Chef de l’Eglise d »Angleterre ( Eglise est considéré comme fautif dans mon traitement de texte…(?) il prie maintenant avec tout le monde, on l’a vu avec le Pape et je suppose qu’il fréquente les imams,ayatollas, mollahs en tous genres. Les Sikhs aussi sans doute…
Un « gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre », qui « veille à préserver la place de la foi au sein d’une nation multiconfessionnelle ». Les Anglais ne sont que des hypocrites qui changèrent de foi autant de fois que l’intérêt d’un souverain le souhaitait. Ils massacrèrent autant des pauvres croyants, si pas plus, que les rois de France au cours des siècles. Mais, lorsque l’on parle de guerres de religions, tout les regards se tournent vers la France et jamais vers la Grande-Bretagne et même vers l’Allemagne. En fait de guerre de religions pourquoi la question Irlandaise demeure-t-elle en l’air ? L’Ecosse et la Pays de Galle relèvent d’une autre colonisation. L’hypocrisie actuelle en Grande-Bretagne comme en France et en Europe s’appelle « Sauver l’Imam Riant »…
Me ne frego .
Pour reprendre l’expression rappelée par Tasserval, d’Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, le Royaume est devenu le pays sur lequel le croissant (islamique) se lève de plus en p’is haut dans le ciel « multiculturel » ou plutôt multi confessionnel.
Idem
D’une souris naît une montagne. Du nez de Cleopatre des civilisations se sont entretuées. A la vérité, si le pape avait dit amen à Henry VIII, dites-moi un peu si les schismes du christianisme auraient vu le jour.
Oui il est assez cocasse de constater qu’à l’origine de l’anglicanisme, il y avait simplement une bête histoire de fesses d’Henri VIII. Peut-être Charles III aurait-il accepté d’être chef de l’Église anglicane s’ il avait été obligé de passer outre l’avis du pape pour quitter sa radieuse Lady Diana et se coller avec Camilla.
Coller est le mot juste..
La religion, pour un manipulateur à haut niveau, c’est du pain béni, c’est pourquoi il les a créé, manipuler les foules avec la religion … ça élimine les indésirables et ça coute pas cher …
Il y a quelque chose d’inconsistant, de tristement macroniste, chez ce roi.
Il y a une erreur de casting. Un roi, ça ?
Dommage qu’il ait fini par régner. Nul.
le poisson pourrit de la tête … mais pas que lui
Qui ne combat pas l’islamisme est de fait pro islamiste CQFD Un roi de paille qui risque bien de brûler
L’Angleterre était « L’empire sur lequel le soleil ne se couche jamais”, à son apogée il y a 100 ans, c’était le plus grand empire de tous les temps (surface et population). Depuis, la chute a été sévère et dorénavant ils ne sont même plus chez eux sur leur territoire national. Ce Charles III, qui tient plus d’un bouffon que d’un souverain, est bien à l’image de cette terrible décadence. Je ne comprenais pas pourquoi la reine Élisabeth II, sur ses vieux jours, n’avait pas abdiqué pour lui confier le pouvoir, maintenant oui.
Ce roi n’ a eu que la difficulté de naitre , il faudrait se pencher sur son cerveau reptilien pur mieux le connaitre .
Un roi islamo-écologiste , une des plus grandes fortunes du Royaume Uni , obtenue par héritage .
« Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. » Beaumarchais Le mariage de Figaro .
Ce roi est d’abord un écologiste radical, pro GIEC, pro bio même pro-biodynamie de l’escroc Steiner.
Il pense et déclare régulièrement que les populations doivent faire des efforts pour vivre sobrement de sorte à protéger la terre. Mais exception, la noblesse british est exempte de toute obligation, à commencer par lui pour qui le luxe est un droit.
Luxe dont abusent aussi d’autres personnes, suivez mon regard il monte vers Paris et particulièrement vers un certain palais.
Donc, un héritier de privilèges d’un autre âge coupe les cheveux en quatre au sujet de récits d’heroic fantasy que certains n’hésitent pas à élever au rang de vérités historiques.