Hystériser les débats à défaut d’argument, voilà la nouvelle stratégie menée par Carole Delga, présidente socialo-écolo-gauchiste d’Occitanie, pour conserver son fauteuil à la région. L’épisode de l’intrusion de deux militants d’Action française brandissant une banderole dans les locaux du conseil régional, le 25 mars, est emblématique de ce virage stratégique.

Cette stratégie associe trois ressorts classiques de la : l’amalgame (grossier), la déformation mensongère des faits, la répétition massive et tous azimuts du mensonge.

Alors que les élus régionaux RN étaient eux-mêmes présents dans l’hémicycle et, donc, victimes comme tous les autres de l’interruption des débats, Mme Delga a d’emblée amalgamé Action française et RN dans sa détestation fantasmée de « l’extrême » : elle déclare ainsi que « régulièrement, des militants d’, des élus régionaux du Rassemblement national s’attaquent à moi […] L’extrême droite a toujours des méthodes violentes ».

Pourtant, l’Action française est par définition monarchiste, ce qui est parfaitement son droit, mais n’a du coup strictement aucun rapport avec le RN. En effet, la légitimité républicaine et démocratique du RN est indéniable : présent au conseil régional puisque démocratiquement élu, le RN se présente à toutes les élections et en respecte toujours le verdict, victoire comme défaite. L’amalgame grossier, un caractère du sectarisme.

Les faits montrent que l’intrusion dans l’hémicycle de Toulouse ne concerne que deux royalistes, vite stoppés, sans violence ni blessés.

Fantasmant sur une « invasion du Capitole » à l’américaine pour mieux accuser « l’extrême droite » (pour elle, le RN), Mme Delga a immédiatement tweeté sur la « violence » des faits : « Je condamne fermement la tentative d’intrusion violente de militants d’extrême droite. »

Pourtant, il y a un an, des extrémistes du mouvement écologiste Extinction Rebellion avaient pareillement fait irruption en séance plénière du conseil régional à Montpellier… sans que Mme Delga n’évoquât alors une quelconque « violence ».

Certains vont plus loin dans le mensonge : Fatma Adda, alliée écologiste de Delga, a affirmé que les activistes avaient agi « avec le soutien de membres du RN »… alors que Julien Sanchez, président du groupe RN d’Occitanie, a immédiatement dénoncé en séance plénière l’intrusion, à l’instar de Jean-Paul Garraud, tête de liste RN aux régionales (tweet du 25 mars).

Ces diffamations sont reprises tous azimuts par diverses personnalités, saturant l’espace politique de messages de soutiens pour Mme Delga et de dénonciations de « l’extrême droite » : l’élu régional PS Kamel Chibli parle de « violence inouïe », Ségolène Royal renchérit avec « une violence inadmissible » et le quotidien de gauche Midi libre titre sur l’hôtel de région « attaqué par l’extrême droite ». Mentir jusqu’au délire…

De même, Mme Delga reçoit le soutien de son camp, mais aussi de la députée européenne LREM Nathalie Loiseau, du député LR Aurélien Pradié, du député LREM Christophe Castaner de sinistre mémoire, de la présidente LR de Haute-Garonne Laurence Arribagé, etc.

Cette hystérie organisée se retrouve dans l’empêchement fait par les élus et amis socialo-gauchistes de Mme Delga à Jean-Paul Garraud de déposer une gerbe de fleurs à Martres-Tolosane, le 13 mars, dans le débat du 21 mars entre Jean-Paul Garraud et le LR Aurélien Pradié qui accusait son adversaire de violences et d’insultes, ou encore dans ces harcèlements systématiques d’ contre les déplacements de Jean-Paul Garraud durant sa campagne, comme dans le Gers, le 27 mars.

Cette hystérisation participe donc bien d’une stratégie politique de diabolisation de l’adversaire en le maintenant dans une atmosphère de provocations et de violences afin d’effrayer et, à terme, détourner les électeurs de lui.

Une vraie satisfaction, toutefois : le recours à l’hystérisation est avant tout révélateur de la peur panique de l’équipe Delga de voir la région Occitanie conquise par le RN en juin prochain…

28 mars 2021

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