Le 15 avril 2019, Emmanuel Macron déclarait que la cathédrale Notre-Dame de Paris, considérablement abîmée au terme d’un incendie qui avait duré 15 heures, serait rebâtie en cinq ans. Les larmes aux yeux, les Français regardent, admiratifs, leur Président. Quel homme ! Quel chef ! Mais voilà. La durée d’un chantier de cette ampleur, ça ne se décide pas sur un coup de poker. Les Jeux olympiques 2024, magnifique date s’il en est, certes. Mais les livraisons de matériel, le recrutement des sculpteurs, des architectes, des peintres… toutes ces données n’ont que faire d’un événement sportif, aussi mondial soit-il. Et dans Le Parisien, une source proche du dossier confiait : « Ça ne veut pas dire pour autant que la cathédrale ouvrira à tous le lendemain, poursuit le même. Quand on connaît le général [Georgelin] et qu’on essaye de décrypter ses dernières déclarations, on comprend que ça n’en prend pas le chemin. Il est plus probable qu’elle referme pour permettre une fin de chantier sereine, sûrement en 2025. »

Le général Georgelin désigné pour la restauration de la cathédrale s’est récemment exprimé sur le sujet dans un entretien accordé au Figaro. Le responsable du chantier n'a pas caché au les difficultés rencontrées par les travailleurs, laissant notamment entendre que réaliser ces travaux d'ici 2024 se présentait comme un objectif « tendu, rigoureux et compliqué ». En effet, outre la tension créée par l’aspect financier d’un tel chantier, la sanitaire et les aléas climatiques se sont ajoutés aux difficultés, rendant le projet ardu, et de ce fait compliqué à réaliser dans les temps. Jean-Louis Georgelin n’est pas un homme qui se laisse abattre. Le défi est de taille, mais il souhaite profondément le réaliser, il y croit de toute son âme. « Les étapes s’enchaînent régulièrement et l’objectif de la réouverture en 2024 de Notre-Dame est toujours un objectif qu’on se doit d’atteindre. À cette date, le chantier de restauration global ne sera pas achevé, puisqu’il y aura encore des travaux à l’extérieur, mais les intérieurs seront livrés au public et aux fidèles, l’établissement public (EP), sous l’autorité du général Georgelin, met tout en œuvre pour tenir les délais », raconte-t-on au ministère de la Culture. « C’est la mission donnée au général Georgelin, il fera tout pour y parvenir. Elle [la messe] se fera casque sur la tête s’il le faut, mais elle se fera », glisse un autre. En avril dernier, le général Georgelin affirmait déjà à Boulevard Voltaire : « En 2024, on reverra les catholiques et les visiteurs entrer dans Notre-Dame. » Si certains n’y croient plus, martelant qu’il « paraît impossible qu’une ne soit pas célébrée en 2024 à Notre-Dame », le général se montre, quant à lui, plus optimiste.

Que l’objectif soit plus que serré, il en est conscient. L’obstacle est ardu mais pas insurmontable, et ce serait méconnaître cette forte personnalité que de l’imaginer baisser les bras devant une échéance qui se rapproche inexorablement. Le militaire qu’il est en a vu d’autres : « On se battra pour gagner cette bataille, et pouvoir ouvrir au culte, en 2024. À cette date, Notre-Dame sera complètement nettoyée. » Avec un responsable d’une telle détermination, on peut espérer que les délais soient tenus, ou du moins peut-on penser que les efforts maximum seront fournis pour que le chantier, mené d’une main de maître, aboutisse au plus vite.

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3 août 2022

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3 commentaires

  1. A forcer la restauration pour 2024 ne risque t-on pas de bâcler le travail?
    Il est vrai que Zeus avait annoncé que la cathédrale serait reconstruite encore plus belle,nous n’en demandons pas tant car cela est impossible,Notre-Dame était un joyau unique au monde.
    D’autre part qu’en est-il de l’enquête sur l’incendie,se contente t-on encore du mégot capable de détruire une colossale charpente de huit siècle?

  2. J’en rajoute une couche, les écolos européens, vont encore faire ralentir la restauration. L’Europe va interdire l’usage du plomb pour restaurer les vitraux ! Le plomb est un matériau vital pour les vitraux, sans plomb pas de vitraux ? Ils sont tellement cons qu’ils vont aussi supprimer le cristal (et la cristallerie d’Arques) qui lui utilise aussi ce produit ! Tous les licenciés aux armes anciennes, couic. Les usines qui font les armes de collections couic, et je dois en oublier.
    On est dans un monde qui marche sur la tête

  3. N’aurait t’il pas été plus écologique, au lieu de couper tous ces arbres, de réaliser tout ce dont on a besoin en fibre de verre renforcée ? Une économie de temps, donc d’argent et ininflammable, le risque sera encore là. Pensez-y bien.

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