« Migrant », ce mot-clé de la novlangue

Quand cessera-t-on de faire des amalgames et de véhiculer des stéréotypes ?

Prenez le terme de « migrants », par exemple : c’est un modèle du genre ! Le pape François en est d’ailleurs le porte-parole le plus féroce avec sa statue des migrants pour marquer la « 105e Journée mondiale du migrant et du réfugié ». Le terme de « migrants » désigne tous ceux qui « migrent » : problème ! Ceux qui « migrent » sont les oiseaux, entre autres espèces animales !

On utilise, effectivement, ce verbe pour les animaux qui ont un besoin vital de migration pour leur survie : colvert, grive, cigogne, renne, baleine…

En revanche, pour les êtres humains, on parle d’immigration ou d’émigration.

Mais, là encore, il faut opérer des distinctions : l’émigration d’un individu est-elle due à une nécessité vitale ? On parle alors de « réfugié » : c’est le cas de l’homme qui fuit une guerre ou une répression injuste. La France a toujours été et reste une terre d’accueil des réfugiés.

L’immigration est-elle due à un choix de vie personnel ? C’est le cas d’un « demandeur d’asile économique » : ce sont, alors, des cas qu’il faut étudier un par un, non parce que nous ne voudrions pas d’étrangers sur notre sol (ce serait du racisme) mais parce qu’il est légitime de vérifier qu’un demandeur qui fait un choix personnel a l’intention de s’assimiler au pays qu’il demande à rejoindre afin de ne pas combattre la culture de ce pays ni d’engorger le marché du travail, le logement et les aides sociales qui ne pourraient plus être équitablement distribuées aux natifs, mais aussi aux réfugiés, surtout quand les demandeurs d’asile sont nombreux.

Enfin, lorsqu’il y a incitation, voire volonté politique, de laisser partir une population de son pays pour qu’elle s’installe dans un autre, cela porte un nom spécifique qu’il ne faut pas craindre d’utiliser : c’est une « invasion », opérée par des « envahisseurs », que les émigrés soient doués de bonnes intentions ou non.

Le pape François souhaite-t-il donc faire l’apologie de l’invasion ou de l’asile économique à outrance et, ainsi, légitimer et encourager un engorgement problématique et mortifère en Europe, ou souhaite-t-il défendre les réfugiés ? Mais il va encore plus loin dans l’amalgame lorsqu’il déclare, dans son homélie de la messe du dimanche 29 septembre 2019 : « Il ne s’agit pas seulement de migrants. Et c’est vrai, il ne s’agit pas seulement d’étrangers, il s’agit de tous les habitants des périphéries existentielles qui, avec les migrants et les réfugiés, sont des victimes de la culture du déchet. » Et la statue des migrants devient la statue de la culture du déchet ! Aucune attaque contre personne, partant, aucune défense possible…

Dans l’Antiquité, lorsque l’on était envahi, on se défendait et l’on pouvait gagner… ou perdre. Mais, au moins, on s’était battu et chacun parlait le même langage, partisans ou ennemis : on était envahis ou envahisseurs.

Aujourd’hui, il nous est interdit de nous défendre et nous ne parlons pas la même langue ; l’envahisseur est un migrant qu’il faut accueillir les bras grand ouverts, sans aborder la question, pourtant cruciale, de ne pas se laisser imposer une autre culture et de défendre celle de son pays, comme si cette dernière ne comptait pas ou, finalement, n’existait pas, ce qui rejoint les déclarations d’un monsieur Macron en campagne présidentielle : « Il n’y a pas une culture française… »

Alors, il conviendrait peut-être de demander au pape François s’il est encore possible de défendre une culture chrétienne ou s’il faudra également accepter les migrants de la spiritualité…

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