Vedette de la scène, a fait les beaux jours de la radio et de la télé jusqu’à ce que des accusations de menaces et de harcèlement professionnel sur fond de soutien à l’islamisme ne lui valent des soucis judiciaires.

Proche d’ qui aimait, semble-t-il, à se faire conseiller par d’éminentes « figures de la diversité », l’humoriste a néanmoins été nommé, en mars 2018, membre de l’instance du Conseil présidentiel des villes. Son placement en garde à vue, début 2019, pour « menaces de mort », « menaces de crimes réitérés », « envois réitérés de messages malveillants » et « harcèlement moral » ne réussira pas à l’en faire sortir.

Il faut attendre la fin octobre 2019 pour que le plaisantin, indigné par l’histoire du voile dans les sorties scolaires, ne démissionne de cette instance par une lettre adressée au Président. Elle débute ainsi : « Par la présente et vu le contexte qui nous rappelle le pire passé (sic), je démissionne du Conseil des villes. » Invité sur LCI, il s’en explique ainsi : « Il n’y a pas si longtemps, on jetait des Algériens dans la Seine, donc, heu… Aujourd’hui, j’dis pas qu’on en est là… […] mais c’est un vrai problème d’être musulman. Donc, la vraie interrogation, aujourd’hui, c’est de savoir jusqu’où ça va aller. »

Son ennemi du jour, c’est Jean-Michel Blanquer : « Ce qui est triste, c’est qu’on a un ministre de l’Éducation nationale qui n’est même pas éduqué (sic) », lâche-t-il. Il concède tout de même que « techniquement, c’est plutôt un ministre qui connaît bien son sujet », mais, dit-il, « j’aimerais savoir de quel droit, maintenant, il rentre sur des notions de “vivre ensemble” ».

Parce que lui, Yassine, il en connaît un rayon, sur la bonne éducation et le vivre ensemble ! Et puis il a une certitude : les musulmans sont en danger. D’ailleurs, il l’affirme : « Aujourd’hui, les musulmans ont peur et ont besoin de soutien. » Pour preuve du danger, voir toutes ces insultes qu’on laisse traîner sur les réseaux sociaux : « Moi, hier, j’ai été insulté par un élu de Clichy-la-Garenne qui m’a traité d’islamiste, et tout ça dans l’impunité la plus totale », déplore, ce jour-là, Yassine Belattar. Fort de quoi, il menace ouvertement le ministre de l’Éducation : « Moi, si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93… »

Selon ce même principe, en ce début d’année 2020, l’humoriste se sent donc autorisé à souhaiter de façon à peine voilée (sans jeu de mots) la disparition de celle qu’il considère comme traître à sa cause : la journaliste .

L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo, poursuivie par la vindicte des islamistes et vivant depuis des années sous protection policière, a la première publié ses vœux sur Twitter : « Que l’année 2020 soit celle de la victoire sur le fascisme islamique, et que la France soit le pays où il sera terrassé ! » Ça n’a pas plu à Yassine Belattar, ce chantre du « tout amour », qui lui a aussitôt répondu : « Inch Allah t’es plus là en 2020. »

Dans ce contexte c’est une menace, rien d’autre, proférée « dans l’impunité la plus totale », comme le déplore ce garçon quand il s’agit des autres. Réponse à la réponse : « Le “comique” de paix et d’amour Yassine Belattar m’a présenté ses vœux : ma disparition “inch Allah ” (divinité vengeresse dont il craint le châtiment). Il me hait donc d’être libérée du joug de son Allah imaginaire. Je vous souhaite, Yassine Belattar, de l’émancipation en 2020. »

Y a-t-il une levée de boucliers, l’indignation des confrères ? Le monde des grands médias est-il révolté par ces menaces de mort benoîtement proférées ?

Au moment où j’écris ces lignes, plus de 24 heures se sont écoulées depuis le message de Yassine Belattar. Et devinez quoi : toujours aucune réaction…

Je vous souhaite malgré tout, à moins que ce ne soit envers et contre tout ce bas monde, une excellente année 2020 !

À lire aussi

L’après-Covid : tous dingues ou dépressifs ?

Un conseil : fermez le poste et allez prendre l’air. Pur, de préférence… …