Louis mort dans une « rixe » ? : sa tante dénonce les mensonges de la presse
La colère succède à l’effroi. C’est la double peine, pour la famille de Louis, cet adolescent de 17 ans lynché à mort par un groupe de jeunes barbares, dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juin, à Narbonne. Après avoir appris le meurtre de leur enfant, ces Français ont eu la très désagréable surprise de découvrir la version pour le moins édulcorée qu’en avait donnée la presse locale. « Quand l’article sur la mort de Louis est sorti, je vois ma sœur qui voit l’article et qui commence à éructer. Elle m’a dit : "Mais qu’est-ce qu’ils racontent ? C’est pas une rixe, ce qu’ils ont fait à mon petit garçon !", témoigne la tante du défunt, au micro de CNews. Moi, je l’avais, la vidéo, je sais que ce n’est pas ça. J’ai pris le téléphone pour appeler le journaliste, je lui ai dit : "Qu’est-ce que vous racontez ?" » « Mais madame, ce sont les éléments qu’on m’a donnés ! », lui aurait répondu l'employé de L’Indépendant.
« Quand l’article sur la mort de Louis est sorti on s’est dit avec ma sœur “mais qu’est-ce qu’ils racontent ?”. Ils ont parlé d’une rixe. J’ai pris le téléphone pour appeler le journaliste et lui demandé pourquoi a-t-il écrit ça ? »
🚨 EXCLUSIF - Témoignage de la tante de Louis. pic.twitter.com/3IF3dxS5I9
— Frontières (@Frontieresmedia) June 25, 2026
De quels « éléments » parle le journaliste ? Les faits tels qu’ils apparaissent dans les vidéos du meurtre, enregistrées et diffusées par les suspects eux-mêmes, n’accréditent en rien la thèse de la « rixe »… Hélas, comme BV a pu le vérifier, l’article de L’Indépendant n’a toujours pas été corrigé. Sourd aux lamentations de la famille endeuillée, le site du média perpignanais continue de faire de Louis la victime d’une « violente rixe »…
Un élément de langage médiatique
Sur les réseaux sociaux, les internautes n’ont pas été tendres, à l’égard du journal. « Quelle horreur, cette presse poubelle qui masque sans cesse la vérité. Honte à vous », a ainsi commenté un utilisateur de la plate-forme X. « Le "journaliste" de L'Indépendant parle de rixe en collant une photo "d'illustration " du lynchage du petit Yuriy datant de 2021. Du journalisme, ça ? », a pointé un autre. Et une troisième d'enfoncer le clou : « C'est la technique pour minimiser les choses. Ils ont fait la même chose pour la mort de Thomas. »
Le meurtre commis à Crépol, en novembre 2023, avait en effet donné lieu à la même tentative de réécriture du réel. Des jeunes de cités s’étaient rendus dans un petit bal de village, armés de couteaux, bien décidés à « planter des Blancs », et de nombreux médias avaient tenté d’imposer le récit d’une simple bagarre entre bandes rivales. Dans la foulée de l’AFP, France 5 et France Info avaient employé le mot « rixe ». Sur France Culture, un certain Marwan Mohammed avait même évoqué une simple « embrouille » entre jeunes. « À l’entrée de bals ou de discothèques, il y a très souvent des bagarres. Tous les week-ends. Ça, c’est banal », avait-il balayé.
Demain 🚩 Meurtre de Crépol : les mécanismes de la violence chez les jeunes
Avec Marwan Mohammed, sociologue, chargé de recherche au @CNRS et auteur de “Y a embrouille. Sociologie des rivalités de quartier” @EditionsStock
cc @marwanormalzup pic.twitter.com/S047JduXcC
— Les Matins de France Culture (@Lesmatinsfcult) November 22, 2023
Sur France Inter, la désinformation avait pris des proportions soviétiques. On y avait ainsi entendu que « c’est un rugbyman qui aurait déclenché la bagarre absurde en tirant les cheveux longs d’un jeune homme » et, dans la même chronique de Claude Askolovitch, que les musulmans vivant en France étaient victimes de terribles « attitudes racistes »...
Un système médiatique de plus en plus haï
Face au mur du déni médiatique, la famille de Louis a décidé de prendre les choses en main. « J’ai pris la décision, en accord avec ma sœur et le papa de Louis, qu’on n’allait pas se laisser faire et qu’on allait faire savoir les choses. On a publié sur les réseaux, on a contacté les gens et aujourd’hui, toute la presse est unanime : c’est un guet-apens et c’est un assassinat, constate, amèrement, la tante du jeune défunt. Mais on avait les leviers pour. Il y a des gens qui n’ont pas les leviers. Peut-être Louis serait resté une page dans les faits divers… »
Voilà à quoi en sont réduits les Français victimes de l’ensauvagement. Trahis par des journalistes idéologisés, ils n’ont pas d’autre choix que de se débrouiller par eux-mêmes. On se souvient du père éploré du jeune Jérémie Cohen, mort après avoir été tabassé par une quinzaine de racailles à Bobigny, en février 2022. Alors que le drame de son fils avait été présenté dans la presse locale comme un banal accident de la circulation, Gérald Cohen avait été contraint de faire des pieds et des mains afin d’obtenir un meilleur traitement médiatique et judiciaire. « On nous a dit que c’était un accident de la circulation, mais on avait un doute, il y avait un truc qui clochait. […] Comme on ne s’en sortait pas, on a écrit à Éric Zemmour, qui a tout de suite tweeté. Ça a permis de réveiller les gens... », témoigna-t-il, ensuite.
Évidemment, tous ces scandales ne vont pas réduire la défiance des Français vis-à-vis des journalistes. Selon un sondage, ils sont une nette majorité (61 %) à ne pas faire confiance aux médias sur les grands sujets d'actualité. Difficile de leur en vouloir.
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79 commentaires
C’est aussi cette justice gaucho qu’il faudrait faire juger par des magistrats impartiaux et virer dans la foulée.
Pas de vague !! Une simple petite bagarre !!Comme la fête de la musique qui s’est passée sans problème !! Je comprends que le pouvoir veuille faire fermer les chaines d’informations qui disent la vérité !!
La classe médiatique française est encore en dessous de que pouvait être la » PRAVDA » des grandes années soviétique . Trouver encore ce genre de médias en France est. une véritable honte pour notre pays .
J’avoue ne pas comprendre pourquoi la presse, presque dans son ensemble, falsifie les faits ? Dans quel objectif exactement ? . Par ailleurs je suis très inquiet de l’avenir d’une presse qui dérange le pouvoir. « pas d’éloge flatteur sans liberté de blâmer » (Beaumarchais). On ne blâme plus, on flatte, on leurre, on courtise…etc
La presse main stream est évidemment à plat ventre devant un consensus idéologique cadenassé.
Vous les avez-vu déferler dans les villes …. c’est l’invasion des BARBARES ….. dans toute leur impunité, ils savent qu’ils ne risquent RIEN !
L’Etat ne nous protège plus de R I E N ! ……… F U E R A !
Aucune subvention pour quelque presse que ce soit. Ainsi seule la qualité sera reconnue et seules les meilleurs journalistes auront des lecteurs. Marre de ces perroquets de l’AFP politisée.
NON ce n’est pas une RIXE ….. 1 contre 5 …. c’est un guet apens et un ASSASSINAT
Le prochain SCANDALE national sera celui de l’ A.S.E. … qui n’a pas protégé LOUIS ! et d’ailleurs l’ A.S.E ce sont des Thénardier qui vivent avec les subsistes de l’Etat et maltraitent leurs pensionnaires !
La raison de cette énième ignominie des mainstreams est évidente. Qui a banalisé le lynchage en insultant et nazifiant Quentin, victime de cette pratique, pour tenter de la justifier, se vantant même d’organiser la « défense » des mis en examen et écroués pour ce crime pas pus tard que dimanche derneir ? Une député LFI dont je n’écrirai pas le nom tant il me fait horreur. Et qui cautionne en ne réagissant pas : le pouvoir macroniste qui s’appuie sur l’extême gauche. Louis est mort de la même façon que Quentin il y a quelques mois, tué lui par des abrutis, qui ont juste copié le mode opératoire, pensant que c’était permis, l’exemple veant d’en « haut » si on peut dire. LFI sait très bien qu’on pourrait les accuser d’avoir « lancé la mode au pays »…..Si personne ne le dénonce, on va vers des horreurs…Mais le pouvoir de l’argent a trop besoin de la gauche comme fausse opposition pour contrer la vraie…..
Pour le petit ange de nahel……. macron a réagi i m m é d i a t e m e n t , mais pour LOUIS …. s i l e n c e ….depuis le chef de l’état et des hommes politiques ….. c’est une H O N T E …. A B J E C T !
Comme il est interdit de donner une fessée lorsqu’elle est méritée, lorsque l’enseignant ne peut plus sanctionner un élève perturbateur, lorsqu’on a tué l’autorité du père, l’autorité de la police, quand la justice excuse des comportements dits « de jeunesse », il ne faut pas s’étonner que des enfants sans éducation deviennent des barbares !
Dans toute l’horreur de cette assassinat, qui j’en suis convaincu ne sera pas sanctionné à la hauteur des faits, j’ai remarqué la grande dignité de la tante du jeune Louis. Elle s’est exprimée clairement, calmement et sans passion, bien éloignée des comportements auxquelles nous sommes hélas, habitué.
Quand on sait comment l’AFP avait falsifié la façon dont avait été assassiné ce gamin à Paris , mettre couteau à la place de machette pour « attendrir » si on veut le peuple et les gauchos surtout , ça en dit long , des milices vont se créer et règleront ce genre de problèmes et certaines reviendront régler le problème de Crépol , en plus ça nettoiera notre sol , des parasites en moins , il faut de la haine en face de la haine et surtout ne pas plier le genou , ces gens , lâches, ne comprennent que ça , leur taper sur la tête , voir plus
Bien d’accord avec vous… et il en faut partout… c’est le boulot des 30/40 ans !
y-a t-il des français qui sont prêt à le faire?
L’Indépendant ! Se souvenir de la façon dont ce « journal » avait traité l’affaire de la disparition du petit Emile. (revoir les articles de BV sur le sujet). Lire aussi attentivement les informations sur le Groupe dont il fait partie, La Dépêche du Midi, et celles sur son patron-propriétaire Monsieur Baylet. Se souvenir tout particulièrement de l’orchestration des rumeurs calomnieuses qui ont abattu Dominique Baudis.
Médias « mainstream » on vous aime.
Une rixe c’est très violent. Ce sont les français qui ne comprennent plus le vocabulaire.
Une rixe, c’est un groupe contre un autre. À cinq contre un, ce n’est pas une rixe, c’est un assassinat.
Er l’assassinat de Louis, frappé à mort par toute une bande de racailles à coup de pieds sur la tête alors qu’il est à terre, seul, c’est très violent. Donc c’est bien une rixe. Ben voyons !
Juridiquement la rixe apparaît comme une empoignade « non préméditée », opposant plusieurs personnes, qui, par simple enchaînement des circonstances, dégénère en actes de violence causant blessures ou mort d’homme.
Où l’on comprend l’importance pour la défense des accusés présumés d’instiller ce terme de rixe plutôt que celui de meurtre qui, aux termes de l’article 221-1 du Code pénal, est le fait de donner « volontairement » la mort à autrui » et n’est pas passible des mêmes peines.