« Dans dix ans, ce sont les gens comme nous qui seront aux manettes », déclare, ce mardi 10 mai, le jeune Louis Boyard, 21 ans, candidat aux législatives dans la 3e circonscription du Val-de-Marne. De quoi ce « nous » est-il le nom exactement ?

Cette nouvelle génération, c'est d'abord celle de la société du spectacle. À l'âge où beaucoup de jeunes gens hésitent encore, Louis Boyard avait déjà choisi un avenir et médiatique : en 2018, il était secrétaire général de l'Union nationale des lycéens (UNL). Assez rapidement, il a pris conscience du fait que son franc-parler, son positionnement très à gauche et son très jeune âge seraient autant d'arguments marketing de première importance pour une extrême gauche qui peine à recruter des talents. Avec un engagement gauchiste sous les feux de la rampe et deux postes de chroniqueur télé dans des émissions racoleuses (« Les Grandes Gueules » de RMC et « Touche pas à mon poste ! » chez Hanouna), il incarne, plus éloquemment que d'autres, une jeunesse qui ne connaît que la surexposition et le politiquement correct.

Ces Insoumis qui « seront aux manettes demain », ce sont aussi ceux du vote communautaire. Voyez Taha Bouhafs, par exemple. Il a été discrètement abandonné par La France insoumise après quatre plaintes (!) pour harcèlement ou agression sexuelle : comme le rappelle malicieusement une image de Damien Rieu, on n'avait pas vu cet art de la retouche chez les communistes depuis Staline avec Beria.

Mais avant d'en arriver à ces sordides extrémités, avait commencé par l'insulte raciste (la courageuse Linda Kebbab ravalée au rang d'« Arabe de service ») et s'était illustré par ses tweets complaisants avec le et les racailles. Rien de tout cela ne l'avait empêché d'être candidat à Venissieux, bien au contraire.

Enfin, ces « gens comme nous » ne sont pas forcément jeunes ni issus de la diversité: il s'agit également (et c'est le troisième vivier de l'électorat NUPES) de tous les déçus du peuple de gauche, trop vieux pour régner, trop jeunes pour mourir. La génération juste avant celle de Mélenchon, celle qui croit au Grand Soir, celle qui a pleuré le 10 mai 1981 (de joie, je veux dire). Regardons autour des têtes d'affiche médiatique que sont les Ruffin ou les Quatennens. Regardons au-delà des militants universitaires, des musulmans revendicatifs : il y a une flopée de retraités, de fonctionnaires, de syndicalistes pour qui l'heure semble arrivée.

Une blague célèbre disait qu'on ne pouvait pas être à la fois intelligent, honnête et communiste. Désormais, dans le camp islamo-gauchiste, on ne peut pas être à la fois jeune, intelligent et français de souche. On peut même n'être rien de tout cela. La liste est-elle celle qui « sera aux manettes dans dix ans »? C'est à nous de faire en sorte que non.

12 mai 2022

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