Les Français font moins d'enfants que par le passé. Cela est dû, pour une grande partie, à des problèmes sociologiques et environnementaux (travail des , insécurité sociale, etc.) mais aussi, nous apprennent les scientifiques, à une augmentation de l'.

En 1984, la proportion de couples ayant des problèmes de fertilité était estimée à 5,4 %, elle atteint 8,5 % en 1992 et, aujourd'hui, 15,7 %. Dans 20 à 25 % des cas, cette n'est pas attribuable à un défaut spécifique d'un des deux partenaires.

Devant une du couple, après un examen clinique, le médecin pratique un bilan hormonal chez la femme, vérifie la perméabilité de ses trompes (conduite qui permet la migration de l'ovule des ovaires vers l'utérus) et pratique un spermogramme chez l’homme afin de vérifier la qualité des spermatozoïdes. À la suite de ces examens, on pourra poser un diagnostic et essayer de résoudre médicalement le problème.

Chez la femme, une des premières causes d' est l'absence d'ovulation, soit par dérèglement hormonal, soit tout simplement à cause de l'âge, car de nombreuses attendent d'avoir une stabilité professionnelle avant d'envisager une grossesse. Mais plus elles avancent en âge, plus elles risquent se trouver exposées à une insuffisance ovarienne. Il faut rappeler que la période optimale de fertilité chez une femme se situe statistiquement entre 18 et 31 ans. À cela peuvent s’ajouter d'autres pathologies comme des sténoses tubaires bilatérales, des anomalies utérines ou l'endométriose.

Chez l'homme, la production de spermatozoïdes débute à la puberté et plusieurs millions sont fabriqués chaque jour. Mais si la plupart de ces spermatozoïdes possèdent un capital génétique satisfaisant et une bonne mobilité pour atteindre l'ovule lors de l'accouplement, il arrive que le sperme contienne un nombre trop restreint de spermatozoïdes ou que ceux-ci ne possèdent pas une mobilité suffisante pour pouvoir être fécondants. Il existe aussi d’autres causes comme des pathologies tumorales ou liées à certaines maladies ou à certains traitements.

Mais cette augmentation relativement récente du taux d' dans la population pourrait également être liée à des facteurs environnementaux, comme l'exposition à certains pesticides, à des métaux lourds ou tout simplement au tabac. Il est très difficile de pouvoir statuer sur le rôle exact de certains produits chimiques et peut-être même alimentaires (comme le soja, qui pourrait avoir un effet féminisant). De nombreux polluants organiques sont considérés comme des perturbateurs endocriniens, tels que les phtalates, maintenant soumis à une réglementation précise.

Il existe différents traitements possibles, médicaux ou parfois chirurgicaux, dont le plus connu est la PMA, ou procréation médicalement assistée. La PMA ne permet pas de remédier aux causes de l' mais permet, par des manipulations in vitro, de réunir les gamètes mâles et femelles pour obtenir un œuf que l'on va ensuite réinsérer dans l'utérus de la future mère. En France, en 2015, 3,1 % des enfants sont nés suite à une PMA.

Paradoxalement, la PMA augmente le pourcentage de population infertile. En effet, jusqu'à la vulgarisation de cette méthode, les couples infertiles n'avaient pas d'enfants et ne pouvaient donc pas transmettre un éventuel défaut génétique cause de la stérilité à sa descendance. La médecine moderne supprime cette sélection naturelle et va donc nécessairement augmenter la proportion de porteurs d'anomalies génétiques pouvant être responsables d'une infertilité.

Mais il ne s'agit là que d'un inconvénient mineur face à l'avantage que ces techniques procurent aux couples désireux d'avoir un enfant et qui en sont privés par une anomalie physiologique facilement traitable.

D'autres techniques, comme le don de sperme ou le don d'ovocyte, sont aussi facilement envisageables sur le plan technique, mais elles soulèvent des problèmes éthiques différents (accepter que le père ou la mère génétique ne soit pas son compagnon ou sa compagne) et le couple doit envisager de les résoudre avant de se lancer dans un tel processus de gestation.

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27 avril 2022

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16 commentaires

  1. L’infertilité est moins la cause de la dénatalité que l’avortement. Et si l’on considérait un peu plus la place du papa ?! Combien d’entre eux souhaitent le conserver, lui ce petit être qui niche au sein de la mère porteuse ? Ha si seulement cette femme entendait la supplique du papa … Calcul : 200.000 avortements par an x 1,5 % de femmes émues et consentantes = 3.000 vie épargnées ! Soit autant que de morts sur les routes chaque année. Des modalités sont nécessaires mais la place ici me manque

  2. « Chez la femme, une des premières causes d’infertilité est l’absence d’ovulation, soit par dérèglement hormonal, soit tout simplement à cause de l’âge, ». Rôle de la pilule généralisée chez les jeunes femmes depuis 50 ans? La question ne sera pas posée, car c’est un droit fondamental, comme l’IVG (qui rajoute 250 000 victimes annuelles à cette infertilité).

  3. Et bientôt avec Macron élu la G.P.A. ?, méthode déjà produite, acceptée, en Ukraine pour 1/4 de toutes les G.P.A. réalisées dans le Monde, L’Ukraine commercialise pour les plus riches les G.P.A. pour bien des pays autorisant cet adoption. Bienvenu dans la Nouvelle Civilisation, mais sans être sûr d’un Meilleur pour Toutes et Tous…Possible que ce sera dans le futur la nouvelle façon d’avoir un ou des enfants, réglementée par QrCode (pour les bons citoyennes ou citoyens entre hommes ?

  4. Qui ne fait plus d’enfants ? Habitant La Rochelle, villégiature de Bobos des métropoles, le nombre de couples aisés entouré de 3 gosses me frappe…..Ce sont leurs victimes, les classes moyennes qui ne font plus d’enfants faute de pouvoir les élever. Aux USA, les Euro-americains reculent, culturellement ils ne fondent que les familles qu’ils peuvent assumer. Ceux qui le peuvent se reproduisent.
    S’ils y ont du mal, c’est triste mais moins que ceux qui y renoncent faute de moyens

  5. Et aussi en augmentation les troubles du genre, étonnant non?
    Merci qui?
    Non, pas big pharma ni l’industrie alimentaire, sûrement le réchauffement climatique, les bourses trop chaudes produisent moins de spermatozoïdes qui disent .
    Allez lui demander mon cher docteur, aux Africains!

  6. Seule l’écologie punitive est privilégiée, moyennant quoi on peut faire n’importe quoi de son corps, l’écologie ne va pas jusque là. I faut condamner le « sens commun » et augmenter les délais d’IVG. C’est « tout bénéfice » pour les moeurs progressistes, mais pas pour le pays.

  7. « …l’avantage que ces techniques procurent aux couples désireux d’avoir un enfant… »
    Il serait au moins honnête de rappeler qu’une PMA conduit à fabriquer plusieurs embryons, à faire un tri dans le lot, à n’en implanter qu’une partie et à congeler le reste.
    Tout cela est un chef d’œuvre d’humanisme et de respect de la personne humaine, sans même parler des contraintes techniques (surtout pour la femme), ni du faible taux de succès.
    La vérité vous rendra libre.

  8. Le soja et le tofu, les ingrédients préférés du bobo, après bien entendu … le couscous qui a détrôné le bœuf bourguignon !!

  9. C’est la loi de Darwin qui commence sérieusement à s’appliquer, il y a de plus en plus d’hommes stériles, et la stérilité masculine est médicalement très difficile à traiter.

  10. Pourquoi ne pas évoquer l’infertilité découlant du virus SARS-CoV-2 et de la vaccination ? Le virus peut s’attaquer aux testicules, au pénis et à la prostate, à l’utérus (endomètre) et aux ovaires (perturbation des règles chez de nombreuses femmes). Pourquoi ne pas évoquer les mauvaises ondes émanant des portables et des antennes dont les « experts », juges et parties, nient les graves effets secondaires sur la fertilité ? Tout cela ne va-t-il pas profiter aux marchands de PMA et de GPA ?

    1. Bien sûr, « PMA et GPA pour tous », voilà la volonté de l’Elite. Bientôt faire des enfants de manière naturelle sera interdit. Tout devra passer par la piqûre. C’est comme çà depuis 50ans dans les élevages bovins et même chevalins. ET comme pour les permis de conduire ou de construire, avoir des enfants devra être autorisé par l’administration.

  11. Docteur, vous n »évoquez pas l’influence de l’oxyde de graphène (ou de la protéine Spike) contenus dans les récents pseudo-vaccins sur la fertilité des humains. Ni les conséquences à long terme de la pilule contraceptive (certains prétendent qu’elle est la cause de la baisse de la population des poissons dans les cours d’eau, les stations d’épuration ne les arrêtant pas). Les pesticides existent depuis longtemps et le tabac aussi et n’empêchait pas nos grand-parents de faire des enfants.

  12.  » La médecine moderne supprime cette sélection naturelle et va donc nécessairement augmenter la proportion de porteurs d’anomalies génétiques pouvant être responsables d’une infertilité » Tout est écrit dans cette phrase. En tant que médecin il devrait savoir que L’homme est le résultat d’une évolution des primates dits hominoïdes par sélection naturelle et qu’il est la seule espèce animal à savoir sa finitude. Toucher à la sélection naturelle amènera à une fragilisation de l’espèce.

  13. Commentaire proposé ce mercredi 27 avril 2022 à 18h 12′ , mais qui sera censuré .
    Je réagis à cet article : L’infertilité va peut-être devenir un problème de santé publique .
    De ce dont je puis témoigner dans ma propre famille, j’atteste que la Naprotechnologie est un concept si puissant qu’il peut envoyer Éric ZEMMOUR à Matignon : vous avez entre les mains l’outil pour repeupler une nation , le couteau suisse de la bioéthique, et l’arme nucléaire pour annoncer l’ Évangile . Plafond atteint !

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