Le 13 février 2020, le député LR écrivit une lettre ouverte, publiée par Le Figaro, adressée à au sujet de la libération de français d’ici  :

« 531 individus sont incarcérés pour des faits de terrorisme islamique. Or, parmi eux, objectivement regardés comme les plus dangereux à ce stade, 43 seront libérés au cours de l’année 2020, 57 le seront en 2021, et 46 encore en 2022. »

L’association de mots « djihadistes français » pourrait être perçue pour beaucoup comme un oxymore, mais c’est pourtant la réalité de la société française actuelle. De la même façon que l’État français envisage de rapatrier des islamistes partis en Syrie pour prêter allégeance à l’État islamique, la logique du système judiciaire impose dorénavant la libération de ces détenus, de nationalité française.

Nous touchons là au cœur de l’incapacité de la France à pouvoir combattre un ennemi intime qui prolifère dans son propre corps. Face à des fanatiques ne jurant que par l’application stricto sensu de la charia, l’Occident ne répond que par les droits de l’homme. Une naïveté coupable où le juriste, le psychologue et le juge vont trouver toutes les bonnes raisons juridiques et psychologiques pour libérer des détenus parfaitement lucides sur leur projet et qui conduira, dans les prochaines années, à la mort de nombreux innocents sur le sol français. S’ensuivront, évidemment, moult débats sur les plateaux télé et de commissions à l’Assemblée nationale.

Pendant ce temps, le fond du problème grossira de jour en jour. Cela pourrait être cynique d’avancer cette réalité, mais l’islamisme ne détruira pas la France par les attentats, fussent-ils meurtriers et sanglants comme ceux du Bataclan ou de Nice. Cela, Guillaume Larrivé semble l’avoir compris lorsqu’il aborde l’autre point fondamental qui repose sur :

« Les « 40.000 salafistes » qui « se préparent à frapper » et les « 55 000 “fréristes”, appartenant à la mouvance des Frères musulmans », qui ont, « eux, un projet de conquête politique ». Ces deux menaces, selon lui, n’apporteront que « destruction » d’une part, et « soumission » de l’autre.

« Soumission », le mot est lâché, de la part d’un député. Ce n’est pas anodin. Il fait évidemment référence au roman de Houellebecq. Là encore, Houellebecq, ce n’est pas n’importe qui : prix Goncourt 2010 pour La Carte et le Territoire, qui vendit plus de 800.000 exemplaires de son livre Soumission toutes éditions confondues, texte dont le thème est l’avènement d’une république islamique en France, par l’élection de Mohamed Ben Abbes, élu démocratiquement par le peuple français.

Les responsables qui auront permis de relâcher ces « bombes humaines » endosseront une responsabilité colossale dans les années à venir. Mais ils ne seront que les maillons terminaux d’une chaîne qui a conduit au désarmement d’un pays devenu une proie. « Les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions », dit l’adage. Le bout de ce chemin cauchemardesque est visible à l’horizon. Guillaume Larrivé et beaucoup de ses confrères LR l’ont compris. Pourtant, ils se refusent toujours catégoriquement à une grande union des droites qui transcenderait les racines historiques des partis, les hommes, les femmes, les clivages. Une union qui mettrait les sujets secondaires de côté pour une cause supérieure qui n’est autre que la survie de la France !

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