Que n’ont-ils pas bavé contre la bagnole ! Ça pue, ça pollue, ça reflue. Et, crime odieux, on fait des trous dans la terre pour en extraire le carburant qui est à la voiture ce que le gros rouge est au pochard. Car ça marche au pétrole, ces objets roulants bien identifiés, polluante essence ou crasseux diesel cher au goujat démembré qui a servi, un temps, de porte-parole du gouvernement ! Alors, on tire à vue sur la voiture-fossile ! À Bordeaux, le maire fête déjà la de la bagnole : « Je ne veux pas interdire la voiture, même si à terme, je pense qu’on ira vers une interdiction », confie-t-il à Sud-Ouest avec gourmandise. L’avenir ? C’est le moteur électrique. C’est bien, mais c’est lourd – une Zoé pèse une fois et demie une Twingo. Et puis, ce n’est bon que pour aller acheter ses clopes au coin de la rue et revenir, sinon, panne de jus !

Alors il y a l’hybride, un mélange des deux : moteur électrique rechargeable sur place par un moteur thermique. Voilà la solution, lumineuse et géniale : les écolos tombent en pâmoison. Et puis, patatras ! Une ONG belge, Transports et Environnement, lâche une pestilence : les SUV hybrides émettent beaucoup plus de CO2 qu’annoncé dans les brochures, entre 28 % et 89 % de plus ! Aie, aie, aie ! Les hybrides polluent grave ! Les électriques aussi, à cause de la fabrication des batteries. Bref, pour l’heure, on n’a rien trouvé de plus écolo, pour se déplacer, qu’une brave voiture à essence. Ils ont l’air fin, nos bretteurs de la caisse à roulettes.

Pendant ce temps-là, Barbara Pompili, le flavescent ministre de l’Écologie, minaude : cet hiver, « on envisage des coupures d’électricité très courtes ». Et de pleurnicher : « C’est de la faute au Covid qui a déréglé le programme de maintenance des centrales. » On a cru entendre un impertinent lui répondre : « Peut-être, ma vieille, mais fallait pas fermer Fessenheim. Te voilà obligée de réactiver les centrales au charbon : pas très écolo, tout cela ! » Elle a bonne mine, la dame ! Et l’écolâtrie patauge dans ses contradictions.

Comme si cela ne suffisait pas, vole la flèche du Parthe vers les vertes omoplates : les visons ! Voilà ce qui arrive quand on laisse sortir ces fourrures à pattes sans leur masque : elles attrapent toutes sortes de saletés, dont des trucs qui, pensions-nous, étaient réservés à l’homme, comme le Covid-19. Mais, généreuses, elles les renvoient à l’expéditeur. Résultat : massacre de millions d’animaux, y compris en France. On n’a pas entendu un mot des protecteurs autoproclamés de la gent animale. Pas une ligne sur le sujet dans la presse écolo, sauf pour ricaner sur le désarroi des femmes privées de manteau cet hiver. Pas très charitable ni pour les visons ni pour les bourgeoises, mais surtout pas très écologique, non ?

Et, enfin, on apprend que le torchon s’est méchamment enflammé entre le maire de Paris et les écolos de son équipe à la suite d’un cafouillage sur le vote d’une motion proposant de donner le nom de Samuel Paty à une rue de la capitale. Il y a de la rupture dans l’air !

En cette période de Vendée Globe, il est piquant de constater que les écolos ont le vent en proue !

27 novembre 2020

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