Les Anglais regrettent tant le Brexit qu’ils mettent Farage en tête de leurs intentions de vote !
C’est la vengeance des européistes. Petite vengeance… relayée complaisamment par tous les médias politiquement rangés. Selon « un sondage », lit-on partout en ce dixième anniversaire du Brexit, les Britanniques sont inconsolables d’avoir quitté l’Europe. « Les électeurs britanniques perçoivent le Brexit comme un désastre, explique le commanditaire de ce sondage, le fameux ECFR. Ils se montrent étonnamment ouverts à une réintégration au sein de l'UE. Les trois quarts souhaitent un rapprochement. » Ce n’est pas tout. Les Britanniques qui avaient voté à la majorité le retrait de l’UE « considèrent que ce serait essentiel pour l'amélioration de l'économie, de la sécurité et de la situation migratoire » (sic). Selon cette enquête, réalisée du 7 au 14 mai auprès d’un échantillon (modeste…) de 2.000 répondants, 57 % considèrent que le Brexit a réduit les chances pour les jeunes et jugent que quitter l'UE était une « erreur ».
Ce n’est pas le genre de la maison de douter des résultats d’un sondage (comme le disait Churchill, « Je ne crois jamais aux statistiques, à moins de les avoir falsifiées moi-même ! »), mais ils méritent parfois d’être mis en perspective. En se demandant, par exemple, qui l’a commandé, qui est ce mystérieux « groupe de réflexion » (selon Reuters) ECFR. Le sondage qui fait pleurer les Anglais de remords a été commandé et payé par un lobby pro-européen radical. Le European Council on Foreign Relations (ECFR) a fait l’objet d’une formidable et implacable enquête de Samuel Martin dans BV.
On y apprend que l’un des membres les plus actifs et les plus connus, en France, de l’ECFR n’est autre que la députée macroniste ultra-européiste Nathalie Loiseau (qui nous a précisé qu’elle n’était pas rémunérée à ce titre). On y découvre que ce think tank très objectif est lié au financier militant de la mondialisation George Soros, qu'il a été fondé en 2007 avec l'argent des Open Society Foundations (OSF) de George Soros. Tout cela n'est pas précisé aux lecteurs du sondage. On y apprend que le fils de George Soros, Alexandre, est à la fois président du conseil d’administration d’OSF et membre du staff expert de l’ECFR. Et que de très nombreux proches du Président Macron y ont leur rond de serviette : Ismaël Emelien, Jean-David Levitte, Alexandre Adam, Laurence Boone, Cédric O… Largement financé sur fonds publics (trente organismes publics financent l'ECFR !), l’organisme se présente sur son site comme « un organisme indépendant, sans aucun lien avec les institutions européennes ». Certes. Mais ce « think tank paneuropéen » qui promeut « un débat éclairé sur le développement d’une politique étrangère européenne efficace, cohérente et porteuse des valeurs européennes » affiche fièrement ses « partenaires à Paris » : la Commission européenne ou la Maison de l’Europe à Paris. Neutre, on vous dit !
Sur le sujet du Brexit, qui demeure une plaie ouverte chez les européistes et mondialistes, et une gifle encore douloureuse, l’ECFR cache son militantisme. Voilà pour le commanditaire.
Sur les résultats du sondage, difficile de contester que le Brexit ait déçu une partie de l’opinion anglaise qui s’attendait à un rebond économique supérieur. Il y aurait beaucoup à dire. Contentons nous de trois points majeurs :
1) Il faudra ressortir, un jour, les innombrables articles, publiés par des journaux dits sérieux, qui promettaient la ruine et le feu divin sur l’île britannique en cas de Brexit : effondrement industriel, boursier, touristique, impossibilité de franchir les frontières, tant les queues de camions seraient longues, etc. Toutes ces énormes blagues, diffusées sous forme de citations plus ou moins anonymes dans les titres les plus sérieux, se sont révélées, depuis, pour ce qu’elles sont : des manipulations pures et dures, des mensonges éhontés qu’on a, du reste, rapidement enterrés par crainte du ridicule. Le Royaume-Uni ne s’est pas effondré.
2) Les Anglais sont tellement déçus par le Brexit qu’ils portent actuellement en tête de leurs intentions de vote… le père du Brexit, Nigel Farage ! Nigel Farage et Reform UK dominent les sondages, avec 28 % des intentions de vote, loin devant les travaillistes du Labour qui tiennent le pouvoir. Par ailleurs, seuls 53 % des Britanniques souhaitent, désormais, que le pays réintègre le bloc UE, dont 16 % modérément convaincus. On est loin d’un raz-de-marée...
3) Les sondages, c’est sympathique, quand ils sont objectifs, c’est-à-dire quand ils n’ont pas été commandés par un organisme aussi militant que l’ECFR. Mais les données économiques brutes, c’est mieux. Pour parler du soi-disant « désastre » du Brexit, rien de tel que de comparer l’évolution du PIB anglais par habitant au PIB français depuis dix ans. Du 1er décembre 2016 au 1er décembre 2025, le PIB a progressé de 9.820 euros en France (+29 %) et de 13.930 euros dans le Royaume-Uni du Brexit (+37,5 %). Des chiffres OCDE imparables, à retrouver ici.
Cette fois, ce n’est pas un sondage. Les Anglais du Brexit se sont enrichis davantage que les Français attelés à l’Europe par une Macronie aveuglée par l’idéologie. Et les sondages pro-UE n'y pourront rien changer !
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79 commentaires
Cessons donc de nous opposer entre patriotes sur des question secondaires et unissons nous contre nos ennemis .
Article objectif. Les journaux des provinces françaises reprennent et soutiennent ce sondage, sans se poser de questions. Les notions de souveraineté, d’immigration sont totalement ignorées. Et cependant, nos anglais se bernent-ils ? Sont-ils conscients que l’Union a toujours gardé une dent gâtée à leur encontre . Croyez-vous que ce flot ininterrompu de migrants traversant la manche soit innocent ? Aucune véritable volonté de le faire cesser. C’est l’habile punition affligée à l’Angleterre. La noyer afin qu’elle en subisse les conséquences. Et pour cela, le machiavel Macron est tout désigné.
Rebondissons sur ce qui fait le déclin de la France. Nos oreilles sont fatiguées de ce slogan insipide : « Nos malheurs, présents et à venir sont liés au RN ». Ce n’est pas tant le slogan qui est affligeant. C’est la personnalité des personnes qui le colportent, qui le soutiennent, qui le développent. Elles sont l’illustration , la représentativité de la décadence de la France. Une engeance sans ressort, sans vaillance, sans esprit d’aventure, à la réflexion au court terme voire d’arrière garde. Des suiveurs du néant, de la redite, du rabâchage, des réfugiés des cavernes. Voyez-vous des Musk dans ce troupeau ? Et pourtant, l’Union, 450 millions d’habitants. Les USA 350. C’est dire notre affaissement. L’innovation ne peut naître que de la liberté de l’expression, qu’elle soit productive ou insignifiante . Bridée, elle ne peut que se recroqueviller sur elle-même, ne plus produire d’idées nouvelles. Les esprits s’assèchent. Ils s’assèchent d’autant que leur premier pas doit en priorité reconstruire les réalités, les vérités, les appuis nécessaire à toute construction, à toute innovation. Hors, nous sommes dans le déni continuel et Macron ajoute couche sur couche. Pauvre France guidée par des nuls sans envergure.
Tout cela a du échapper à nos journalistes de l’AFP, et de la presse grand public.
Merci pour cette chronique Monsieur Beaudriller. Tellement rassurante ! Les faits sont têtus contre toutes ces manigances, et comme si ce n’était pas assez : Farage, peut-être ! :)
Cela étant, hélas, L’UK n’est pas la France, et les Anglais ne sont pas les Français, beaucoup s’en faut.
Il faut oublier le frexit. Nous n’y survivrions pas.
Malheureusement, vous avez sans doute raison. Nous risquons de tombée encore plus bas. Seule solution : s’exiler.
De tomber…
S’exiler en Angleterre…..?
Pourvu que les anglais aient Farage ! Je leur souhaite de tout coeur !
Mes enfants vivent en UK. et ce n’est pas du tout ce qu’ils disent. NON à l’UE, bien contents d’en être sortis même si tout n’est pas simple.
Et s’il n’y avait que cette ECFR. Je n’ai pas renouvelé mon abonnement à un hebdo français plutôt BCBG tant ses chroniques « objectives » sentaient leur propagande européiste matinées d’un Zélenskisme dont l’outrance n’a rien arrangé à mes yeux. Même si nous n’en approuvons pas tout ce qu’elles apportent, Il va falloir se tenir ferme pour soutenir la presse sur Internet ainsi qu’une certaine chaîne d’info. Soros ne mégote pas et beaucoup travaillent pour lui. L’ombre complice…
Avec Loiseau et Hayet le pays est..sauvé..je dirais plutôt coulera un peu plus. Encore 2 macronistes incompétentes…et qui se croient premières de la classe
Non, les britanniques (pas seulement les anglais) ne regrettent pas le Brexit, ils sont même plus nombreux à s’en féliciter, comparé aux résultats du référendum.
Référendum pour lequel j’ai voté « POUR » le Brexit !
En tant que français, donc européen, résidant en Grande-Bretagne depuis 1995, j’étais convié à participer à ce référendum.
Starmer et ses sbires « Labour » (socialistes), mais pas seulement, car même les « Conservative » avant l’élection de Starmer avaient déjà travaillé sur un rapprochement.
Résultats, et les Conservative, et les Labour se sont aliénés les électeurs du oui au Brexit… D’où l’ascension de Nigel Farage.
Ras-le-bol de cette dictature EU, dirigée d’une main de fer par une présidente non élue par les européens, qui en a fait un monstre.
Jack CHEVALIER
Le problème est que malgré la nette victoire en mai 2026 de son parti Reform UK aux élections locales, Nigel Farage ne pourra pas devenir Premier ministre suite à la démission de Starmer dont le parti Labour restera fortement majoritaire à la Chambre des Communes jusqu’en juillet 2029, date prévue des prochaines élections générales. Starmer devant être remplacé par Andy Burham, un député de son parti travailliste, Farage devra patienter jusqu’en 2029.
2029, en politique, c’est très loin. Par les temps qui courent, c’est à des années lumières. Que se passera t il d’ici là ? Dieu seul le sait. Sondages, manifestations, élections partielles, démissions, scandales, défections parlementaires, crises en tous genres, retournements de vestes, etc. etc.
Une chose est certaine. En Angleterre comme en France la situation est alarmante sinon explosive sur la question identitaire et un nombre chaque jour croissant de gens en Europe pense que l’UE n’est pas la solution mais un problème, une cause de problèmes graves, un facteur d’amplification des problèmes.
Je ne parierai pas un kopeck sur le maintien des travaillistes jusqu’en 2029.
C’est long ! Tant de choses risquent de se passer d’ici là !
Bonjour Tureverbere,
Je reviens sur vos intéressantes observations. Les prochaines générales au Royaume-Uni, ce sera en juillet 2029, mais effectivement tout et n’importe quoi peut se produire d’ici-là. Disons que l’avenir prévisible immédiat est le remplacement au 10th Downing Street de Starmer par Andy Burham, son collègue du parti travailliste. Cependant nul ne sait si Burham durera une semaine, un mois, un an ou jusqu’au scrutin de 2029.
Cela dit pour paraphraser Shakespeare, il y a quelque chose de pourri non pas au royaume du Danemark mais au Royaume-Uni. J’ai beau tourner ça dans tous les sens, mais je ne trouve aucune explication logique (cartésienne) à l’énorme incongruité suivante :
Aux élections générales (législatives) de juillet 2024, le parti Labour (travailliste) de Starmer a recueilli 7,708 millions voix (33,70 %) lui conférant 411 (63,23 %) des 650 sièges à la Chambre des Communes. Quant au parti Reform UK du Brexiter Nigel Farage, il a obtenu 4,117 millions voix (14,29 %) qui ne lui a offert que 5 maigrichons (0,77 %) sièges de députés. Je ne comprends pas et aimerais qu’on m’explique cette gigantesque distorsion, car si on applique le ratio voix/sièges du parti Labour, le parti Reform UK de Farage aurait dû avoir 175 députés au lieu de 5 aux Communes. Les gaîtés de l’escadron sans doute.
Que le Royaume-Uni revienne en Europe c’est bien, il y a 500 000 migrants régularisés en Espagne qui seront ravis d’aller vivre là bas! Venez petits anglais, venez, on est gentil, venez rejoindre l’UE. En plus l’Angleterre pourra devenir une province de l’empire allemand comme la France, je pense que les anglais vont aimer!
Selon le site d’IA Vibe, entre 2015 et 2025, le PIB de la GB a progressé de 32% versus 31% pour celui de la France.
Quant à dire que les Britanniques seraient mieux protégés contre l’immigration s’ils étaient restés dans l’UE … !
J’ai bien l’impression que ça n’a rien changé sur le sujet de l »immigration.
Amusant cette légende d’une UE voulue par tous , un federation unie marchant d’un même pas vers la prospérité mais aussi contre la Russie , j’ai bien dit Russie et non Poutine . Citez moi un seul pays du Vieux Continent qui le soit ..uni . Les seuls qui soient à peu près d’accords sont les « dirigeants « de ce conglomérat de Peuples aussi variés et désunis que jamais . En 1914 , cette catastrophe qui s’annonçait avait vu un grand mouvement Républicain émerger ..l’Union Sacrée, 8 millions de Mobilisés toutes religions ou familles politique réunis pour défendre la France …imaginez aujourd’hui ! La France comme tous les Pays d’Europe de l’Ouest n’ont jamais été aussi en désaccord…je ne parle même pas des Pays de l’Europe centrale et de l’Est
Et les dirigeants corrompus de ces pays favorisent les dissensions, ce sont leurs garanties pour durer eux !
C’est long ! Tant de choses risquent de se passer d’ici là !
Oui, mais…!
Les Anglais n’ont jamais contribué à la réussite de l’Europe, ils étaient au contraire la cinquième Colonnes des États-Unis.
Si l’Europe est à ce point d’errance, ils y sont pour beaucoup.
De Gaulle n’en voulait pas dans la communauté; on sait aujourd’hui pourquoi.
Ça n’empêche pas d’envisager de profondes réformes… sans VON Der Layen.
Les francais de Londres, scandaient Radio Paris est allemand, on pourrait les paraphraser par cette formule: Bruxelles est allemand.
Avec une Allemagne auto-centrée, des eurocratres centralisateurs et des hommes politiques français nombrilistes et vides, on est particulièrement mal parti et ça ne prend pas le chemin du redressement
Je plussoie.
Bravo, voilà pourquoi il faut des medias comme vous, cnews, pour nous dire la vérité.
Et encore!… Eux aussi sont muselés.
Qu’ils reviennent mais changent de monnaie , passent à l’euro mais ça m’étonnerait , ils ont tellement profité de l’UE ces faux fair-play , tout prendre mais ne rien donner , de plus ça m’étonnerait vu le nombre d’anti-migrants qu’il y a
Si chaque pays pensait à « sa pomme » avant de penser aux autres sans en avoir les moyens, ils seraient riches et pourraient apporter une aide aux autres.
Vous n’en voyez pas d’autres des pays en Europe qui ont agi ou qui agissent ainsi ? Tous, à part la France et ses liquidateurs successifs depuis 50 ans, les mêmes qui aujourd’hui encore veulent nous revendre les rêves qu’ils nous ont pris. Comme avec le nucléaire et le coût de notre électricité offerte ou presque aux Allemands, les ventres à remplir d’une invasion migratoire assumée, l’écologie punitive, notre industrie, notre agriculture, du moins ce qu’il en reste, notre pouvoir d’achat arrivé aux niveaux de certains pays les plus pauvres d’Europe et tous les autres sujets et normes auxquels vous pouvez penser qui pourrissent notre vie. Les Anglais, eux, ont tenté de défendre leurs particularités et de tirer profit du machin. Y sont-ils parvenus, souhaitent-ils revenir ? Je n’en sais rien. Mais moi, sous cette forme là, je veux en sortir.