Lego™ fait sa révolution woke

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En juin 2020, le géant danois du jouet Lego™ avait décidé de suspendre la vente des petites figurines à l’effigie des forces de l’ordre, des pompiers et du kit sur la Maison-Blanche. Pour soutenir le mouvement antiraciste Black Lives Matter, il fallait faire le ménage parmi les jouets et retirer ceux jugés comme faisant la promotion de l’odieux « suprémacisme blanc » et du « racisme systémique ».

En mai 2021, Lego™ avait lancé sa gamme de figurines aux couleurs de l’arc-en ciel pour représenter dans sa grande diversité le mouvement LGBTQIA+ et célébrer le mois de la fierté universelle baptisé béatement « Tout le monde est génial ». Sans voir que si tout le monde est génial, personne ne l’est !

Cet automne, la marque danoise poursuit coûte que coûte son ascension vers le monde parfait de la « diversité heureuse ». Pour mieux lutter contre les discriminations et les stéréotypes de genre, le fabricant va cesser de classer les jouets en fonction du sexe des enfants. Fini, les Lego™ étiquetés pour filles et les Lego™ étiquetés pour garçons. Et bienvenue aux Lego™ inclusifs, comme s’en réjouit Julia Goldin, directrice des produits et du marketing du groupe. Dans les colonnes du journal britannique The Guardian, elle se félicite du travail accompli par les forces de progrès du groupe, en déclarant : « Nous travaillons dur pour rendre Lego™ plus inclusif. »

Un Lego™ plus inclusif ressemble à quoi, exactement, à part toutes les figurines aux couleurs de l’arc-en-ciel ? Va-t-on voir l’apparition des personnages trans, non genrés et des Lego™ gris, couleur neutre et, donc, non sexistes par excellence ? Mais la question qu’on devrait se poser, c’est de savoir si ces jouets dits « neutres » permettront de favoriser la tolérance vis-à-vis de la diversité sexuelle et de combattre le sexisme, l’homophobie et la transphobie.

En tout cas, le fabriquant de jouet a beau supprimer l’étiquette pour fille, il va continuer de proposer des maisons à construire avec le jardin, le chien, le poney, le bébé et les parents qui attireront toujours plus les filles que les garçons qui, eux, iront plus spontanément vers les vaisseaux spatiaux. La pensée magique selon laquelle, en supprimant le mot, on supprime le comportement a encore fait florès.

Par ailleurs, on appréciera le paradoxe suivant. Depuis 2008, la marque a développé une stratégie marketing pour séduire le jeune public féminin absolument pas attiré par ces jeux de construction bien plus appréciés par les garçons. Résultat : des emballages rose fluo dans tous les sens. Force est de constater que plus la condition féminine s’est émancipée et plus les jouets se sont sexualisés. Dans les années 50, les rayons de supermarchés ne regorgeaient pas de robes de princesses rose paillette et mauve fluo ou de trottinettes bleu « Canard-WC ». À une époque où le sexisme était plus fréquent, la commercialisation des jouets était moins genrée qu’à notre époque où le rose fluo et le bleu produit WC sont progressivement devenus les deux seules et uniques couleurs des jouets des enfants, au détriment de toute une palette de couleurs qui existaient lorsque l’industrie du jouet ne s’était pas mondialisée. Le « wokisme » ne devrait-il pas lutter contre le mondialisme « made in China » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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