Il manquait à la journée du Blackout Tuesday un signal fort. La firme LEGO® est venue apporter le petit détail, cette cerise sur la pièce montée qui parachève le chef-d’œuvre humaniste. Alors qu’elle avait déjà fait un don de quatre millions de dollars à des associations dédiées à l’aide aux enfants noirs, les fabricants de ces briques invasives ont interrompu, durant 24 heures, la promotion de leurs voitures de police avec ses mini-policiers très méchants. Arrêt brutal, également, de la publicité pour la reproduction plus vraie que nature de la « Maison-Blanche » avec son vilain président dedans. Le thème « pompiers » a également fait les frais de cet accès de fièvre antiraciste au sein de l’entreprise.

Pour l’instant, aucune manifestation de personnages LEGO® coiffés au carré n’a été signalée dans les centres de stockage, mais personne ne sait encore jusqu’où peut aller cet emballement pour la cause. D’après des employés, certaines figurines en plastique menacent de déclencher un mouvement mondial dans les chambres d’enfants. Les plus engagés dénoncent un racisme insupportable envers les petits bonshommes rouges, alors que d’autres évoquent une ambiance anti-bleu. La situation pourrait devenir incontrôlable et mettre en difficulté la firme LEGO® que certains accusent, maintenant, de ridiculiser l’être humain avec des personnages aux mains en forme de pince.

Avec ce boycott grotesque, l’entreprise danoise n’a peut-être pas imaginé qu’elle pourrait, un jour prochain, se retrouver sous le feu des projecteurs antiracistes, les uns lui reprochant une sous-représentation du profil asiatique tandis que d’autres pointeraient une majorité scandaleuse de visages blancs.

Les diverses marques qui ont joué la carte du marketing « black » ne semblent pas mesurer l’ampleur des accusations qui pourraient s’abattre sur leurs produits. Des saucisses trop blondes aux cafés pas assez noirs… À moins que cette mobilisation Blackout Tuesday n’ait été destinée à donner des gages dans le cadre d’une action préventive…

En réponse aux critiques qui l’accusaient d’attiser la haine de la police, la compagnie LEGO® a précisé que la communication sur ces produits avait été simplement stoppée sur les réseaux sociaux. Piètre défense. Ce retrait des casernes de pompiers miniatures et de la Maison-Blanche de la communication, fût-ce pour une seule journée, est révélateur de l’état d’esprit suiveur des politiques de marketing prêtes à tout et surtout n’importe quoi pour vendre leur camelote. À quand des cailloux dans les boîtes de jeux pour canarder les pompiers ?

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