Probablement, sans avoir pris le temps d’une vérification, d’un coup de téléphone dans un pays où sans doute la plupart n’ont jamais mis les pieds, et dont ils sont bien incapables de décliner le nom d’un dirigeant, hormis l’ancien président et l’actuel, Nicolás Maduro, les Insoumis se sont précipités sur l’information. Avec, bien entendu, en tête Jean-Luc qui, sans attendre la confirmation du Quai d’Orsay, a tenu à s’adresser au peuple du Venezuela : « C’est Macron qui accueille dans notre ambassade le putschiste Guaidó, agent de Trump, pas le peuple français ! Ne tournez pas votre colère contre la qui reste l’amie des peuples qui luttent pour leur dignité », a tweeté l’ancien candidat à la présidence de la !

Il faut avouer que cette fausse information (« Juan Guaidó ne se trouve pas à la résidence de France à Caracas. Nous l’avons confirmé à plusieurs reprises aux autorités vénézuéliennes », a déclaré le Quai d’Orsay dans un communiqué) est d’autant plus inattendue que, malgré les menaces répétées contre Juan Guaidó, à l’encontre duquel ont été lancées de nombreuses procédures judiciaires, aucun mandat d’arrêt n’a été émis contre lui à ce jour…

Cette information est également d’autant plus surprenante que, lundi 1er juin, le gouvernement de Maduro et l’opposition signaient un document dans lequel chacune des parties s’engageaient à « travailler en coordination » contre le Covid-19, et ce, avec le soutien de l’Organisation panaméricaine de la santé pour trouver des ressources financières « de manière à renforcer les capacités du pays à faire face à l’urgence sanitaire ». Le document, signé par le ministre de la Santé de Maduro, Carlos Alvarado, le conseiller pour la santé de l’opposition, le docteur Julio Castro, et Gerardo de Cosio, le représentant de l’Organisation panaméricaine de la santé au Venezuela, définit avec un certain nombre de précisions les lignes d’action prioritaire comme la surveillance épidémiologique, l’isolement des personnes atteintes du Covid-19, etc.

Par contre, le syndicat de la presse vénézuélienne attend avec impatience le tweet de concernant l’arrestation, jeudi 5 juin, de Carole Romero, une journaliste d’une radio FM à la suite de l’enregistrement qu’elle a effectué d’une discussion entre les militaires de la GNB (la Garde nationale bolivarienne) et des clients d’une station-service au kilomètre 7 de la route d’El Junquito…

6 juin 2020

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