Le retour de Voltaire à Paris : les statues font de la résistance !

©Basilio/Wikimédia commons
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À Paris, la statue de Voltaire, dans le VIe arrondissement, fera son grand retour ce mardi 11 juin, après plus de quatre années d’absence. À tous les Parisiens amoureux du patrimoine, le rendez-vous est donné, ce jour, square Honoré-Champion, à 13h30 ! Aux Sables-d'Olonne, la statue de saint Michel ou celle d'Ulysse ont subi des polémiques, mais elles ont tenu. « En France, les gens se mobilisent pour sauver les symboles de notre Histoire », confie l’essayiste et historien Dimitri Casali.

Les « faits divers » s’accumulent, tout autant que le vandalisme qui, il y a peu, s’est attaqué à un symbole de la Ville des Lumières : la statue équestre de Louis XIV, tant appréciée des Lyonnais, qui trône au cœur de la place Bellecour depuis 1825. Tout juste restaurée pour 1,5 million d'euros (sculpture et socle), elle a été taguée par des militants d’extrême gauche lors d’une manifestation en soutien à Gaza qui s'est déroulée le tout premier week-end de juin. Nettoyée, elle a, depuis, subi de nouvelles dégradations. Ces opérations de « détagage », au total, coûteraient à la ville de Lyon près de 1,4 million d’euros par an. Le tout aux frais du contribuable. Un phénomène « intolérable », houspillait Béatrice de Montille, et qui, malheureusement, est loin d’être nouveau. L’élue du IIIe arrondissement de Lyon, affiliée au parti Nouvelle Énergie de David Lisnard, souhaitait, il y a un an déjà, instaurer « une politique de répression des auteurs des tags » afin de lutter contre ces incivilités perpétrées sur les biens patrimoniaux relevant du domaine public.

Une initiative que soutient le maire Les Républicains du IIe arrondissement de Lyon. Pierre Olivier vilipende le « laxisme des élus écologistes » qui se sont emparés de la mairie depuis l’arrivée de Grégory Doucet. « Il est urgent de protéger notre patrimoine » contre « les militants d'extrême gauche [qui] salissent et abîment notre ville », lance-t-il.

« Crise de la transmission » 

Le respect et la considération dus à notre patrimoine historique et culturel ont laissé la place au goût de la destruction. Pour Dimitri Casali, que BV a contacté, le succès de l’idéologie woke, venue d’Outre-Atlantique, et de la culture de l’effacement qui déferlent sur les bancs de nos universités françaises n’est autre que le reflet de la « profonde crise de la transmission » de la France. La fabrique d’une génération d’ignorants est en cours… « En France, on nous apprend à être des citoyens du monde et non pas des citoyens français ! », fustige Dimitri Casali. Plus encore, nous confie-t-il, « il y a une incapacité du système éducatif français à transmettre notre récit national, ce qui a des conséquences, notamment dans nos banlieues ». On le constate depuis de nombreuses années : le ministère de l’Éducation nationale « tend à faire table rase d’un certain passé en effaçant progressivement des programmes scolaires l’apprentissage de l’Histoire de France, celle de nos rois ». Le goût du récit se perd et la chronologie historique n’est plus autant imprimée dans « la profondeur de la mémoire collective » auprès des jeunes générations, déplore Dimitri Casali. « L’incapacité à replacer les œuvres ou personnages dans leur contexte historique » est un symptôme patent chez les militants d’extrême gauche, déplore-t-il. « La bêtise woke n’est autre qu’une ignorance crasse », affime-t-il.

« Un double assaillant »

L’essayiste et professeur d'histoire fait plus précisément état de l’emprise d’un « double assaillant ». Le premier : « l’extrême gauche "laïcarde" pure et dure » s’offusque de toute présence religieuse, en particulier chrétienne, au sein de l’espace public. Des « woke laïcards s’opposent à notre histoire et à notre culture françaises », décrit Casali. Second assaillant du patrimoine français, selon Dimitri Casali : « les islamistes » ou, plus exactement, « ces jeunes galvanisés et radicalisés par une dérive idéologique de l’islam ». Combien d’églises vandalisées, partout en France, uniquement parce qu’elles représentent l’émanation même de la chrétienté ?

Dans l’esprit de ces activistes des deux bords de la contre-Histoire, « tout ce qui représente le prestige de la France doit être sali, abattu », expose l’ancien professeur d’histoire en ZEP. « Tout ce qui représente notre histoire, notre patrimoine, est, pour eux, un prétexte au saccage. » Détruire plutôt que construire... tout un symbole pour ces pourfendeurs de l’identité française qui considèrent que la vénération de nos héros, c’est pour les fachos !

Anna Morel
Anna Morel
Journaliste stagiaire. Master en relations internationales.

Vos commentaires

8 commentaires

  1. Il faut retrouver les responsables (individus isolés ou formations connues) de ces dégradations , ET LEUR FAIRE PAYER LES REPARATIONS.(financièrement ou par des T.I.G non rémunérés)
    Pourquoi nos responsables politiques ne le décident pas ??? La peur d’être égorgés (comme les vaillants professeurs qui enseignaient l’amour et le respect de notre Pays ??

  2. Ce n’est pas une simple atteinte à notre patrimoine à notre mémoire à notre Histoire cela va au delà dans une gigantesque démolition de l’Occident et il est temps d’arrêter notre politique de compréhension conciliante.

  3. « Tout juste restaurée pour 1,5 million d’euros (sculpture et socle), elle a été taguée et a subi de nouvelles dégradations » rappelez vous le plug anal ( PARIS 2014) – dégradé- A cette époque l’adjoint à la mairie de Paris chargé à la culture, Bruno Julliard, condamnait fermement la dégradation de la sculpture: et Mme Hidalgo pleurait à la Télé – respect des oeuvres d’art.. pour cette statue, entendez vous les écolos, les socialos, les gens de la culture ??

  4. Mais qui sont donc ces barbares qui saccagent ainsi nos monuments nationaux ? Il suffit de lire les tags qui y sont jetés, les fautes de Français également, pour constater que ces dégradations sont encore commises par des incivilisés que certains nous présentent comme des enrichissements. La restauration, la réparation de ces dégradations, sont-elles comptabilisés dans l’enrichissement que nous apporte, paraît-il, l’immigration ?

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