Les déclarations du professeur de philosophie du lycée La Plaine-de-Neauphle, Didier Lemaire, décrivant cette ville où il enseigne comme une « ville tombée aux mains des islamistes » et où il dit « vivre dans la peur », ont provoqué l’incompréhension chez les élus et responsables locaux. Depuis la publication, le 5 février, de son témoignage dans Le Point, il est présent dans de nombreux médias et raconte son quotidien « sous escorte policière armée ».

Le professeur avait également publié une tribune dans L’Obs, en novembre 2020, dans laquelle il lançait « un appel à la résistance face à la menace islamiste » et participé à un reportage pour la télévision néerlandaise portant sur le « séparatisme » à .

Une enquête a été ouverte par le parquet de Versailles, le 26 janvier, pour « menaces sur personne chargée de mission de service public » à la suite d’un signalement de la journaliste néerlandaise qui a déclaré avoir reçu des « menaces indirectes » destinées au professeur, précise Le Monde.

Le professeur est « irresponsable » et « met de l’huile sur le feu »

À Trappes, les responsables éducatifs et politiques démentent la gravité de la situation.

Ali Rabeh, le maire de la ville, se dit en « colère » et dénonce les « mensonges » du professeur. De son côté, Jean-Jacques Brot, préfet des Yvelines, se montre « inquiet » des « outrances et de certaines inexactitudes » du professeur qui, selon lui, est « irresponsable » et « met de l’huile sur le feu ». Il explique que si une surveillance dynamique a été mise en place autour du lycée suite à sa tribune dans L’Obs, l’enseignant n’avait « en aucun cas une protection policière 24 heures sur 24 ».

« Jusqu’à présent, pourtant, M. Lemaire, de son propre aveu (notamment face aux enquêteurs), n’avait jamais fait l’objet de menaces, ni de mort ni d’aucune sorte, ni de la part d’élèves, ni des habitants de Trappes, ni de ses collègues, ni sur Internet », selon une source proche de l’enquête rapportée par Le Monde. Des informations qui nous ont été confirmées par les services de la préfecture des Yvelines.

10 février 2021

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