Incendies : Mélenchon fustige « la stupidité du capitalisme »
En meeting, mardi, à Paimpont (Ille-et-Vilaine), le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a prononcé un discours devant plus de mille personnes. Invité par la députée Mathilde Hignet, il a pris part à une fête populaire organisée le jour de la fête nationale. Pendant près de 45 minutes, l’insoumis a abordé plusieurs thèmes de campagne, notamment la chaleur, la gestion de l’eau et l’urgence agricole. « J’éprouve une réelle admiration pour les femmes et les hommes au combat pour faire face au désastre du feu », a-t-il déclaré, en référence aux incendies qui ravagent la France actuellement, notamment dans la forêt de Fontainebleau. « La canicule est le manifeste de la mort. La terre entière brûle, et notre pays entier est en train de brûler », a-t-il poursuivi. Avant de prononcer la phrase de trop : « Cela est un résultat politique. Ce n’est pas la nature qui l’a amené, c’est l'invraisemblable stupidité du capitalisme, de son accumulation, du refus de régler et d'organiser. » Ah, le capitalisme ! L’ennemi juré de La France insoumise. À écouter Jean-Luc Mélenchon, on lui imputerait tous les crimes.
Pourtant, les premiers éléments de l'enquête concernant l'incendie de Fontainebleau viennent sérieusement compliquer la démonstration du tribun insoumis. Selon le parquet de Fontainebleau, six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre des multiples départs de feu survenus ces derniers jours. Une origine a priori criminelle, donc.
Le capitalisme, coupable de tous les maux
Un « détail » qui est loin d’être anodin. Comment diable « l’invraisemblable stupidité du capitalisme » aurait pu commettre un acte pareil ? Cette sortie illustre une mécanique désormais bien rodée, chez Jean-Luc Mélenchon. Chaque catastrophe devient l'occasion d'y plaquer une lecture idéologique préexistante. Avant même que les circonstances des faits ne soient établies, la conclusion est déjà connue et proclamée haut et fort. Le coupable s'appelle le capitalisme, point barre. Peu importe que les éléments de l'enquête racontent une tout autre histoire.
Évidemment, personne ne conteste le fait que les épisodes caniculaires que nous connaissons actuellement mêlés à la sécheresse favorisent la propagation des incendies et compliquent considérablement le travail des sapeurs-pompiers. Mais l'argument anticapitaliste relève davantage d’un raccourci politique que d’une analyse rigoureuse des faits. Pour autant que l’on sache, la première cause d’un incendie est a priori… celui qui y met le feu.
Le point sur l'enquête en cours
Selon les derniers éléments communiqués par les autorités, quatre gardes à vue étaient toujours en cours, ce mercredi matin. Parmi les personnes entendues figure, notamment, un jeune pompier volontaire de 18 ans qui a reconnu avoir procédé à plusieurs départs de feu avec un briquet et de l'essence. Un autre jeune homme de 18 ans a, quant à lui, reconnu être à l’origine d’un autre départ de feu après avoir jeté un mégot de cigarette. Il assure que son acte n’était pas volontaire. Tous deux ont été placés en détention provisoire.
Les deux autres personnes, toujours en garde à vue aussi, sont un homme de 22 ans, connu de la Justice pour des faits de violences, et un homme de 38 ans, déjà condamné à plusieurs reprises, notamment pour des incendies volontaires. Pour l’heure, les enquêteurs s’attachent à déterminer les éventuelles implications de chacun dans les différents départs de feu qui ont frappé la forêt de Fontainebleau. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Fontainebleau pour les faits de destruction par incendie de bois, forêt, lande, maquis ou plantation pouvant causer un dommage aux personnes. À ce stade de l’enquête, la Justice n’a établi aucun lien entre les différents suspects, ce qui accrédite bel et bien l'hypothèse de plusieurs incendies distincts. À elle, désormais, de faire son travail et de déterminer les responsabilités de chacun, loin des récupérations politiques.
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90 commentaires
Je pense que de citoyen nommé Mélenchon est une honte absolue pour la France; c’est une personne pitoyable. Et je pense qu’il vaudrait mieux que la presse sérieuse ne lui consacre pas autant d’espace; il n’en vaut pas la peine.
A l’instar de mélenchon, j’aurai aimé être millionnaire pour pouvoir détester les riches.
Mais qui est le véritable pyromane qui met le feu au pays sinon ce sinistre individu dont le dérèglement mental fait malheureusement trop d’adeptes?
Et en capitalisme, mélanchon s’y connait!
Si le capitalisme est stupide, quel qualificatif doit on accoler au communisme ? L’avenir indépassable de l’humanité ? Avant de le faire, je propose de demander aux cubains, aux venezuliens ou aux cambodgiens leur avis d’expert. Et on verra bien s’ils sont d’accord avec M. Mélenchon. Ça ne me paraît pas sûr.