« Le plus grand boys club » : Sandrine Rousseau accuse l’Église de misogynie 

Parce que les femmes ne peuvent être évêques, l’Église serait misogyne. Quid de l’islam et du voilement des fillettes ? 
© Capture écran - Sud Radio
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Ce 27 avril, Julien Odoul débattait avec Sandrine Rousseau de la misogynie en politique sur les ondes de Sud Radio. Rapidement, le député Rassemblement national souligne les paradoxes du discours de son adversaire : « Ça me révolte que des gens qui se disent de gauche pactisent avec des gens qui font de la misogynie leur programme politique. […] Il y a une contradiction majeure. » L’élu de l’Yonne fait alors notamment référence au refus de Sandrine Rousseau de placer les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes. Face à lui, la députée écologiste assure « condamner toute sorte de misogynie […] d’où qu’elle vienne ».

Pourtant, alors que Julien Odoul lui rappelle à plusieurs reprises que l’islamisme « institutionnalise » la misogynie et menace la condition des femmes en France, Sandrine Rousseau persiste à dénoncer le machisme de… l’Église catholique. « La religion catholique est le plus grand boys club au monde. Dans la religion catholique, il n’y a pas une seule femme qui a le droit d’être évêque, qui a le droit d’être prêtre, qui a le droit d’entrer dans la hiérarchie de l’Église. C’est de la misogynie », s’insurge l’élue féministe, qui ne manque pas de glisser qu’il existe, en revanche, « des imams femmes ». « Il y a, chez les intégristes musulmans, en effet, une misogynie indéniable, poursuit-elle, à propos de l’Afghanistan. Vous avez dans la religion catholique une misogynie. » Ainsi, la misogynie en islam ne serait le fait que d’une poignée d’extrémistes, alors que toute l’Église catholique serait patriarcale et machiste. À l’écouter, l’Église catholique représenterait donc une plus grande menace pour les femmes que l’islamisme !

Aveuglement idéologique

Comme à chaque sortie polémique de Sandrine Rousseau, les réactions ne se sont pas fait attendre. Julien Odoul, le premier, à la sortie du débat, commente : « Donc, selon Sandrine Rousseau, le catholicisme est la religion la plus misogyne… parce que les femmes ne peuvent pas être évêques ! Un mot sur les mariages forcés ? L’excision ? Le voile imposé aux fillettes ? » Gabrielle Cluzel, directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire, abonde : « Pour Sandrine Rousseau, l’islam est plus favorable aux femmes que le catholicisme ! Jamais entendu parler de la charia. Et elle s’étonne, ensuite, d’avoir été sifflée et huée par des Iraniennes ? » Et Mathilda, porte-parole du collectif Némésis, commente également : « Pour Sandrine Rousseau, ne pas accéder à l’épiscopat est un drame civilisationnel bien plus urgent que les mutilations génitales et les mariages forcés de fillettes de neuf ans. Battez-vous pour des causes justes ou cessez de vous plaindre de ne pas être prise au sérieux. » Le blog Tribune chrétienne, quant à lui, dénonce une « une volonté assumée de provoquer ».

Attaquer l’Église catholique au nom de la défense des femmes témoigne surtout d’un logiciel féministe suranné. En 2023, déjà, une militante d’« Osez le féminisme ! » avait osé accuser la « culture judéo-chrétienne » d’« engendrer les féminicides ». En 2025, Sandrine Rousseau elle-même accusait, déjà, « la religion catholique d'avoir été un obstacle à chaque fois qu'il s'est agi des droits sociétaux ». Pourtant, quelle autre religion que la religion catholique réserve à la femme une place si spéciale ? Figure de la Sainte Vierge, grandes saintes et docteurs de l’Église sont autant d’illustrations concrètes du respect de la religion catholique pour les femmes. Et qui, de la religion catholique ou de l'islam, a protégé la femme avec le mariage monogame et l'importance du consentement ?

En réalité, si Sandrine Rousseau choisit délibérément de s’en prendre à l’Église catholique, c’est pour mieux fermer les yeux sur la menace islamiste. On se souvient ainsi qu’en 2021, la députée avait osé déclarer : « Il y a plein de motivations pour porter un voile, et il y en a qui portent des voiles qui sont juste un embellissement, en fait. » Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 29/04/2026 à 18:57.

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

57 commentaires

  1. Faut-il rappeler à la dame Rousseau que si les hommes se préoccupent des âmes au sein de la religion catholique, les femmes, Mères et Soeurs s’emploient à guérir les maux et à soutenir les personnes en détresse. Ce n’est pas dame Rousseau qui recueillera et prendra en charge le bébé déposé sur le parvis d’une église.

  2. Quel est l’intérêt d’aller débattre avec Mme Rousseau. Elle ne connaît rien aux sujets sur lesquels elle intervient, elle ne fait que de l’idéologie. C’est sans intérêt.

    • Connait elle vraiment quoi que ce soit , je plaint les étudiants qui l’on comme prof ; c’est au kilomètre quelle éructe des imbécilités.

  3. Ma détestation de la gauche contemporaine ne m’empêche pas de me poser la question de savoir pourquoi nous n’aurions pas des femmes dans notre clergé catholique, et cela jusqu’au plus haut niveau.

    • Je vous rassure, je suis allé en Belgique, à Anvers, pour un service religieux de funérailles et il n’y avait pas de prètres, mais deux dames en soutanes qui ont présidé la cérémonie. Grande église remplie. Tiens aussi, en Angleterre, les cathos qui ne reconnaissent pas le Pape, en haut lieu, c’est une femme maintenant.

  4. Elle a tort. Elle serait une excellente dame-patronnesse (j’en ai connu des comme çà dans mon enfance)

  5. Encore une qui va se convertir à l’islam, car dans cette religion la femme est l’égale de l’homme. Est ce qu’il arrive à Rousseau de réfléchir avant de parler

  6. Cette agitée est-elle catholique pratiquante ? Ou simplement chrétienne ? Et quid des femmes …imams ! ?

  7. Les femmes de gauche déclarent être moins heureuses et moins satisfaites de leur vie que les femmes de droite et modérées. Selon l’enquête American Family Survey de 2024, seules 12 % des femmes de gauche âgées de 18 à 40 ans se disent « entièrement satisfaites » de leur vie, contre 37 % des femmes de droite.
    Des disparités similaires ont été observées en matière de santé mentale et de sentiment de solitude, les femmes de gauche étant le groupe le moins heureux et le plus solitaire de l’enquête.
    Cela expliquerait beaucoup de choses…

  8. Sandrine devrait chanter : « Je suis tombé par terre, c’est la faute à boulevard Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à…. Ben à moi-même »

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