Le Burkina Faso a demandé, cette semaine, le départ des troupes françaises de son sol dans un délai d'un mois, ont indiqué samedi soir l'Agence d'information du Burkina (AIB) et une source proche du gouvernement, relayées par Le Figaro. « La notification concerne uniquement les accords de coopération militaire », a précisé l’agence.

« Combat pour la souveraineté »

La France, ex-puissance coloniale, est contestée au Burkina Faso depuis plusieurs mois. Plusieurs manifestations à Ouagadougou ont eu lieu, récemment, pour demander le retrait du contingent de près de 400 militaires des forces spéciales françaises. Selon l'AFP, l'option envisagée par la France serait de redéployer ces forces spéciales dans le sud du Niger voisin, où sont déjà déployés près de 2.000 militaires français.

Le 16 janvier, le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir lors d'un putsch fin septembre 2022 avait déclaré devant des étudiants que le « combat pour la souveraineté » était « engagé ». La semaine dernière, la secrétaire d'État Chrysoula Zacharopoulou, chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, a rencontré le président de transition et a affirmé ne vouloir « influencer aucun choix ni aucune décision, personne ne peut dicter ses choix au Burkina ».

Vers un partenariat avec la Russie ? 

De son côté, le Burkina souhaite « diversifier » ses alliances, en particulier en matière de lutte contre le djihadisme. Un rapprochement avec la Russie pourrait être possible. « La Russie est un choix de raison dans cette dynamique » et « nous pensons que notre partenariat doit se renforcer », a annoncé, le 21 janvier, le Premier ministre burkinabè Apollinaire Kyélem de Tembèla, après s’être entretenu avec l'ambassadeur de Russie Alexey Saltykov.

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22 janvier 2023

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