Paris Saint-Germain, Rugby Club de Vannes : deux victoires, deux France
Paris et Vannes sont éloignées d'environ 400 kilomètres. En fin de semaine dernière, un monde semblait séparer les deux villes. La capitale de la France et la ville du Morbihan vivaient pourtant des événements quasi similaires : deux célébrations sportives. Mais dans les rues parisiennes et dans les rues vannetaises, l'ambiance était bien différente.
Le jeudi 28 mai, le Rugby Club de Vannes recevait sur sa pelouse Oyonnax dans le cadre des demi-finales de Pro D2. Les Bretons n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires du soir et se sont qualifiés pour la finale d’accession sur le score de 48 à 7. La montée en Top 14 n’est pas actée mais les Vannetais ont le droit d’y croire. Comme il se doit, cette dernière victoire de la saison sur leurs terres, avant la finale qui se jouera à Toulouse le 6 juin prochain contre Provence Rugby, a été fêtée par les supporters. Elle a été fêtée dignement.
La fête à Vannes
Les amateurs de rugby se sont donné rendez-vous dans les bars du pourtour du port de Vannes pour trinquer, puis la soirée s’est poursuivie au son des bombardes et des binious, dans la plus pure tradition bretonne. Pour exulter, les supporters n’ont pas cassé de vitrine, ils n’ont pas pillé de magasin, ils ne sont pas montés sur des voitures… Non, ils se sont attrapés par les petits doigts, ont formé une ronde et ont dansé.
Vannes, club de pro D2, célèbre sa victoire et sa montée en Top 14. Voyez donc le contraste : pic.twitter.com/90U0adRjDa
— Baudouin 🇲🇨 (@Baudouin__w) June 1, 2026
Il y avait des hommes, des femmes, des enfants, mais surtout, il y avait des sourires et une vraie joie. Personne ne semblait avoir de la colère en lui à faire sortir d’une manière ou d’une autre. Quant aux quelques Oyonnaxiens qui avaient fait le déplacement, ils ne se sont pas vengés de leur défaite dans les rues bretonnes. La troisième mi-temps s’est parfaitement déroulée.
Le contraste est évidemment saisissant avec ce qui s’est produit à Paris et en région parisienne, suite à la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, samedi. Là, on ne parle pas de fête mais d’émeutes et les supporters ressemblent plus à des Black Blocs qu’à des amateurs de ballon rond. Des centaines de personnes ont été interpellées, plusieurs dizaines de policiers ont été blessés et deux morts ont été à déplorer. Ce bilan ne fait pas état des dégâts matériels également très nombreux.
Le chaos à Paris
Il ne s’agit en aucun cas d’opposer le monde du rugby à celui du football. Certains amateurs de ballon rond savent faire la fête sans tout casser. Les Lensois l’ont démontré, lorsque les Sang et Or ont remporté la première Coupe de France de leur histoire, le vendredi 22 mai dernier. Les joueurs ont été applaudis et aucun trouble à l’ordre public n’a été constaté par la préfecture, qui a salué le « comportement responsable des supporters ».
Preuve que le problème ne vient pas de la forme du ballon ou encore de la façon dont les joueurs se font des passes, à la main ou au pied. Ce n’est pas, non plus, une histoire d’origine sociale, comme certains politiciens de gauche voudraient le faire croire. L'INSEE est formel : le niveau de vie des foyers lensois est équivalent à celui des Dionysiens ou des habitants des autres villes, dites défavorisées, de banlieue parisienne.
Le problème, à Paris, ce sont Kévin et Mattéo, ces racailles que les dirigeants du PSG, pourtant premiers concernés, font semblant de ne pas voir. Allez savoir pourquoi…
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15 commentaires
« Il ne s’agit pas d’opposer le monde du rugby à celui du football ». Rien n’est plus faux. Au rugby, personne ne conteste les décisions arbitrales, joueurs et supporteurs se respectent (voire fêtent la 3ème mi-temps ensemble ensemble et dans une ambiance bon enfant). Au football, sauf exception (dont le RC Lens cette année), insultes et sifflets pleuvent (y compris au niveau départemental) et pas de 3ème mi-temps en commun sous peine de tourner à la bagarre. La différence entre les deux s’appelle esprit sportif d’un côté, guerre de territoire de l’autre.
L’univers du rugby et celui du football ne sont pas les mêmes, enfin plus les mêmes. Le rugby n’est pas gangrené par les racailles, en tout cas nettement moins que le football.. Les rugbymen sont connus pour leur 3e mi-temps au cours des quelles c’est la fête. Avec le PSG quand il gagne la 3e m–temps est celle des émeutiers… Je me souviens qu’après la finale de la coupe du monde gagnée par l’Italie, je m’étais rendu à Strasbourg et je me suis retrouvé au milieu d’une foule de supporters; dont beaucoup d’Italiens qui fêtait la victoire de Squadra Azzura! Cela remonte à loin, une autre époque, et c’était la joie, les gens étaient heureux. En quarante quatre les choses ont beaucoup changé et pas en bien! Je ne peux pas oublier les propos de Jack Lang qui disait le 10 mai 191, l’élection de Mitterrand était la passage des ténèbres à la lumière. mais depuis, les lumières s’éteignent les unes après les autres et nous nous approchons de l’enfer.
Deux comparaisons entre les deux mondes. 1) A Vannes, quand un buteur, de Vannes ou de l’équipe adverse, se prépare, on entend un grand « chutttt ! » et il n’y a pas un bruit dans le stade pendant l’exécution du tir : ça s’appelle le respect ! Dans les matchs de foot, les spectateurs sifflent tellement (pour ne rien dire des noms d’oiseau qui fusent) qu’on ne s’entend plus penser. 2) Au rugby, les joueurs respectent l’arbitre et ses décisions. Au football, c’est à qui contestera le plus … Voire aura une attitude menaçante envers l’arbitre. Au final, deux mondes, deux ambiances. Même si je reconnais qu’il y a des supporters de foot qui feraient de très bons supporters de rugby car ils savent ce que le mot RESPECT veut dire. (Parole de vannetais qui est également supporter du PSG – l’un n’empêche pas l’autre.)
« Il ne s’agit pas d’opposer le monde du rugby à celui du football ». Mais si mais si. Bien que vous soulignez à juste titre que certains (beaucoup en fait) d’amateurs du ballon rond savent faire la fête sans tout casser, Il y a des différences fondamentales entre les 2 sports. La principale étant qu’au rugby il n’y a pas d’équipe sans « un pour tous, tous pour un » et aussi que tout le monde peut y jouer à la seule condition de dominer sa peur. Cela développe si besoin était, le respect des autres. Si un jour se développaient des centres de rééducations pour « jeunes » c’est au rugby qu’il faudrait qu’ils jouent.
Je vous demande pardon, mais votre phrase « Il ne s’agit en aucun cas d’opposer le monde du rugby à celui du football. » est totalement fausse, sauf à ce que vous ignoriez tout du monde du rugby ! Car la différence de comportement des adeptes de ces deux sports provient justement de sociologies dont l’opposition saute aux yeux. Historiquement, le rugby est rural bien plus que citadin (Girondins de Bordeaux d’un côté, CA Bègles de l’autre, par exemple) et les cultures marquent évidemment les comportements. Le contenu des tribunes n’a rien à voir non plus, les joueurs sont formés au respect absolu de l’arbitre, comme à celui de l’adversaire, même si quelques « bouffes » ont été échangées dans l’action. Alors je peux comprendre qu’il faille être trèèèès tolérante avec les footeux, compte tenu de l’origine des joueurs et du public mais l’impératif de vérité doit l’emporter.
Non , les dirigeants du PSG n’y sont pour rien .Acheter ou voler un maillot d’un club ne fait pas de vous un supporter ! La cause est dans la proportion de chances pour la France instrumentalisés par LFI sans oublier leurs grands frères musulmans et la nébuleuse trotskyste… Implantez ces d’jeunes autour de Vannes et vous obtiendrez les mêmes résultats : regardez ce qui s’est produit à Orléans …Leur but est d’empécher les jeunes vrais français de faire la fête et de se réjouir ensemble .
Et ce n’est pas fini …. J’attends les soirées de la coupe du monde de foot avec de sympathiques équipes et de non moins sympathiques supporters… j’ai pas dit délinquants faisant leurs courses !!!!
Il suffit d’ouvrir les yeux mais est ce encore permis dans cette France qui devient la colonie de ses anciennes colonie. Et oui ouvrez les yeux …
D’un côté tout est pratiquement noir de l’autre tout est blanc … la réponse est juste dans ce que vous observez
Juste ciel, quel propos raciste. Insinueriez vous que l’immigration massive et incontrôlée y soit pour quelque chose ? Faut il mettre au crédit de cette immigration le bénéfice de ces événements?
La colonisation n’a rien à voir là dedans. C’est lié à une population africano maghrébine qui ne comprend que la force. Ils ne se comportent tout aussi mal en Suède, au Danemark qui n’étaient pas des pays colonisateurs. Tant qu’il n’y aura aucune réaction du gouvernement français la situation ne peut qu’empirer. Zemmour, comme toujours, explique la bonne réaction que nous devrions avoir (prison et expulsion).
Regardez donc nos équipes nos rugby je suis particulièrement fier d’y voir autant de joueurs « venant de partout ». Leur amitié avec leurs partenaires « Français de souche » n’est pas feinte et en équipe de France ils chantent la Marseillaise. Ce que vous dites s’applique plutôt aux « supporters » du foot encore que beaucoup s’intéressent davantage à la casse qu’au ballon.
La Fédération Française de Football ne porte aucune responsabilité sur ce déferlement de délinquants sortis de cités et aussi pour certains de beaux quartiers. Les mentalités sont liées aux degrés de voyouteries, de vols, de casses pour des individus n’ayant aune civilité. Il est triste que des élus LFI mettent les causes de ces émeutes sur l’action des Forces de l’ordre.
mais comment peut-on dire que le PSG soit une victoire française ? Faudra arrêter la plaisanterie un jour!
Pourquoi croyez vous que les dirigeants parisiens comme L’Etat d’ailleurs ferment les yeux ,? L’argent du Quatar bien évidemment et son emprise d’sur les banlieues.
La vraie similarité, c’est le weekend précédent la victoire de Bordeaux et Montpellier dans les deux coupes d’Europe de rugby. Contrairement à celle du PSG, ces victoires n’ont donné lieu à aucun débordement, ni incendie, ni pillage. Pas les mêmes sports, publics et façons de fêter une victoire. Il faut dire que la complexité des règles du rugby n’a aucune chance d’attirer le public du foot !