Editoriaux - Education - Politique - Société - 7 novembre 2019

Lâcheté contre la voyoucratie : au pays des « jeunes », des « imbéciles » et des « crétins »

« Une petite bande d’imbéciles et d’irresponsables », a déclaré le Premier ministre, Édouard Philippe. « Des crétins ! », s’est exclamé l’actuel président du conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier. Telles ont été les formules employées, le lundi 4 novembre, pour qualifier les violences qui se sont abattues sur la commune de Chanteloup-les-Vignes, la nuit du 2 au 3 novembre. Le crime le plus symbolique : un cirque, d’une valeur minimum de 800.000 euros, réduit en cendres.

De toute façon, on ne compte plus les dégradations de biens, les incendies volontaires ainsi que les guets-apens tendus aux policiers et aux pompiers, dans plusieurs agglomérations urbaines, et ce, depuis des semaines (dont Béziers, la nuit du 31 octobre au 1er novembre, à l’occasion d’Halloween). Une intifada qui n’est pas appelée comme telle. Une énième réplique des émeutes urbaines que subit la France, de décennie en décennie, les premières datant de la fin des années 70. Une culture du néant : une course à l’échalote entre bandes pour détruire beaucoup en un minimum de temps.

Depuis lors, on s’est habitué à entendre les euphémismes les plus pompeux, le pire, en la matière, consistant à qualifier ces voyous de « jeunes ». Les médias de masse, ayant pour consigne de ne pas échauffer les esprits, passent volontiers à côté du sujet. Quant aux politiques, ceux-là n’ont voulu qu’anesthésier ces territoires – non pas perdus de la République, mais de la France – par des apports massifs d’argent public.

Seulement, pour celui qui professait dans des lycées anciennement classés en zone d’éducation prioritaire, rien ne pouvait acheter la paix sociale auprès d’une population exponentiellement américanisée et salafisée et, de surcroît, gavée d’éléments de langage les caressant dans le sens du poil, tant de la part d’associations islamo-gauchistes que de celle d’administrations veules et serviles. Des phrases ponctuées par des « Wallah » (pour jurer « sur Dieu », en arabe), ou « sur le Coran de La Mecque » chez ceux qui sont français au bled. Du rien qui produit du rien : là où ça vocifère au nom d’une identité fantasmée. De fait, tout devait œuvrer en faveur de la racaillisation des esprits. Car, en définitive, la République est une chose, la France en est une autre, l’homme n’étant pas naturellement bon, ou innocent, mais véritablement « un loup pour l’homme ». C’est la victoire par KO de Hobbes contre Rousseau.

Les enseignants, se saignant dans ces zones d’un autre droit, se contenteront de leur subside (appliqué aux titulaires travaillant dans ces actuels REP), au milieu de collègues diplômés en Afrique et de gauchistes pétardisés, la sociologie des professeurs se confondant souvent avec celle des élèves. Dans tous les cas, la drogue amène l’argent, et l’argent les armes. Ainsi va la République : la zone démilitarisée des copains et des coquins. Puisqu’il faut dire que l’ami de l’ennemi est pire que l’ennemi lui-même.

Toujours est-il que ces précaires du bon sens accepteront volontiers le laser dans le dos pendant le cours, les coups de pied anonymes sur la porte de la salle de classe, du gaz lacrymogène dans les couloirs, les déclenchements intempestifs des alarmes incendie et des accusations de racisme à bon compte. Au nom du social, par angoisse du martial.

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