À partir de 2024, l’académie des imposera un nouveau mode de représentation dit d’inclusion afin de pouvoir concourir dans la catégorie du meilleur film.

Quatre critères seront ainsi retenus, qui ne concernent pour l’instant que la catégorie du meilleur film, mais au pays du sectarisme merveilleux, il est fort à parier que ces critères se répandent à d’autres catégories de film à l’avenir.

Le premier critère porte sur la représentation des minorités à l’écran et les thématiques choisies. L’œuvre devra donc avoir comme acteur principal ou secondaire un individu d’une minorité ethnique sous-représentée ou disposer d’un casting composé de 30 % de personnes issues de groupe sous-représentés (femmes, personnes handicapées, minorités ethniques ou sexuelles).

Le second critère impose la présence de plusieurs personnes issues de ces mêmes minorités au sein de l’équipe créative. Le troisième s’attache à l’égalité des chances et le dernier concerne le marketing du film, le studio et le distributeur de l’œuvre, qui devront tous deux avoir des équipes dirigées par des personnes issues de groupes sous-représentés. Deux de ces critères devront être obligatoirement respectés.

Le cinéma version Hollywood serait ainsi inclusif afin de mieux représenter la réalité et faire en sorte que les minorités puissent s’identifier.

Mais depuis quand le cinéma a-t-il pour fonction de représenter la réalité ? Confortablement calé dans votre fauteuil de cinéma, vous est-il souvent arrivé de rêver de voir votre propre vie projetée à l’écran, pleine de gens qui vous ressemblent, prient le même dieu, fréquentent le même quartier ?

L’art, et pas seulement le 7e, a dans son intégralité pour essence et raison d’être la faculté de vous transporter vers d’autres sphères inexploitées, inaccessibles et parfois totalement imaginaires. Et c’est là tout le savoir d’un réalisateur que de vous permettre ce voyage en terres inconnues.

Aimer Proust, auteur de génie et homosexuel, est-il interdit à tout hétérosexuel qui, de ce fait, ne pourrait pas s’identifier à l’œuvre ?

Faut-il, pour rire un bon coup devant La vérité si je mens ou Rabbi Jacob, faire partie de la communauté juive séfarade uniquement ? Un enfant noir ne peut-il pas s’identifier à Peter Pan ou Harry Potter sous prétexte qu’il ne partage pas le même épiderme ?

Terrifiant sectarisme de ces nouveaux ayatollahs de la diversité qui, sous prétexte d’inclure tout le monde au nom de minorités, excluent la majorité d’entre nous, pour les définir par leur race, leur religion, leurs pratiques sexuelles. Définition ordinaire d’un racisme revendiqué qui impose comme représentation de la réalité l’obsession de la race et des orientations sexuelle.

Les directeurs de casting devront donc s’enquérir en plus (ou à la place ?) du talent de leurs acteurs, de leurs croyances religieuses, de leur préférence sexuelle, lors des auditions.

Un régime de liberté conditionnelle qui sied mal à la notion de créativité désormais bridée et qui fera d’un bon censeur un bon réalisateur.

Derrière ces décisions grotesques et liberticides de la bien-pensance, se cache avant tout une théorie sectaire et affirmée qui est celle d’éliminer l’hégémonie de l’homme blanc et hétéro et qui, mondialisme oblige, sévit aussi en France.

« Il y a trop de mâles blancs et quadragénaires dans le secteur de l’intelligence artificielle » (, 29 mars, 2018, Collège de France), repris par son ministre de la Culture, le 4 juin de la même année, Françoise Nyssen, qui déplorait le trop grand nombre d’hommes blancs de plus de 50 ans dans le monde de l’audiovisuel.

À bon spectateur salut, encore faudra-t-il qu’il en reste : la chasse est donc ouverte !

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