Mercredi soir se tenait, à l’, une réunion publique en présence des députés et Carlos Martens Bilongo dans le cadre de l’opération « LFI-la débarquent dans ta fac ». Selon Sud-Ouest, une vingtaine de militants (ou plusieurs dizaines, selon ) d’extrême droite sont arrivés, professant des slogans racistes, armés de matraques et de barres de fer, pour empêcher la tenue de la conférence de l’extrême gauche. Précisons que sur les vidéos qui circulent abondamment sur les sites des médias et sur les réseaux sociaux, on voit plutôt une quinzaine de jeunes encagoulés et vêtus de noir, on ne voit pas sur les écrans lesdites barres de fer et les slogans entendus sont « sortez » et « tout le monde déteste les gauchistes ». Ce qui, on l’aura compris, est un détournement de « tout le monde déteste le Front national » et « tout le monde déteste la police ». Tiens, au fait, ladite police si décriée, conspuée, vilipendée par LFI et ses sbires est, dans une belle longanimité, intervenue pour disperser le chahut. , dans un communiqué, a surtout loué « le courage du service d’ordre » et remercié la police intervenue « dans un second temps ».

Vous l’imaginez, tremblements de terre et branle-bas de combat, a trouvé le temps de se fendre d’un tweet de soutien qui, curieusement, ne fait pas mention de l’extrême droite.

L’extrême gauche dans toutes ses chapelles s’est fendue d’un communiqué unitaire : selon le journal Sud-Ouest, « plusieurs organisations politiques et syndicales bordelaises dont Le Poing levé, les Jeunes Insoumis.e.s, SOS Racisme, EBM (Étudiant.e.s de Bordeaux Montaigne), FSE, UNEF, les Jeunes communistes, les Jeunes écolos, l’Alternative, l’association MEUF, les Jeunes socialistes, SUD PTT et CGT Magna […] appellent à se rassembler vendredi 9 décembre à 12 h 30 sur le parvis de l’université Bordeaux-Montaigne pour "montrer à l’extrême droite qu’elle n’a pas sa place à la fac et ne sera jamais la bienvenue". » Plutôt le poing levé que le front penché sur sa copie de partiel, en cette veille de vacances de Noël.

Qui étaient ces mystérieux perturbateurs qui n'ont finalement rien perturbé ? Quoi qu'il en soit, ils ont eu tort, BV soutient activement la liberté d'expression. On peut à tout le moins souligner le deux poids deux mesures. L’opération « LFI-la débarquent dans ta fac » ne rencontre pas d'opposition à ce jour. A contrario, la droite ou ceux qui la représentent encore ou même tout simplement la parole non caporalisée est devenue persona non grata dans le système éducatif français et, singulièrement, dans l’enseignement supérieur : le récent épisode du professeur de danse poussée à quitter son enseignement à Sciences Po parce qu’elle évoquait le rôle de l’homme et de la femme lors d’un pas de tango nous le montre amplement.

Comment ne pas évoquer, aussi, la venue annulée de Sylviane Agacinski, en octobre 2019, pour une conférence sur la GPA, dans cette même université bordelaise ? À l’époque, sans vouloir un instant se poser en victime, elle s’était néanmoins effarée de cette situation : « Une forme de terreur intellectuelle [qui] affecte gravement l’état du débat public. Il devient très difficile de débattre en France. »

On pourrait aussi évoquer la conférence tenue par Alain Finkielkraut en avril 2019 à Sciences Po, sous escorte policière.

Ou rappeler encore les pressions physiques, le climat d’intimidation, pour ne pas parler des agressions, que toute la mouvance islamo-gauchiste déploie dans les universités françaises : en témoignent, par exemple, les insultes « sale Blanc, par Allah on va vous tuer » et menaces physiques au couteau lors des élections étudiantes à l’université 2 en novembre dernier.

L’hégémonie culturelle de la gauche s’exprime encore jusqu’au plus haut sommet de la vie intellectuelle française. Antoine Lilti vient de prendre la chaire de l’Histoire des Lumières XVIIIe-XXIe siècle au Collège de France. Interrogé sur France Inter, ce jeudi 8 décembre, il explique à propos des conférences annulées sous la pression de la gauche, dont celle de la pédopsychiatre Caroline Éliacheff sur les enfants transgenres, qu’il ne connaît pas le fond de l’affaire. Mais, par une belle pirouette, il poursuit aussitôt, sans craindre le sophisme : « Aujourd’hui, les menaces les plus graves qui pèsent sur la liberté d’expression viennent plutôt de la droite radicale. […] on ne peut pas mettre sur le même plan des excès de militants qui – et ils ont tort - empêchent une conférence de se tenir et le fait que, un peu partout dans le monde, les minorités LGBT sont persécutées, sont interdites, sont censurées. » Et de conclure : « La liberté d’expression doit être régulée par la loi. […] les discours de haine, les discours homophobes, les discours racistes sont interdits dans l’espace public. »

Une gauche arrogante, un service public qui n’en est pas un : la gauche a de beaux jours devant elle...

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9 décembre 2022

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17 commentaires

  1. Bravo à ceux qui ont perturbé cette réunion. Si on veut se faire comprendre des gauchistes, il faut appliquer les mêmes méthodes….. et donc empêcher le +possible l’extrême-gauche de s’exprimer (cer qui obligera les hiérarchies à interdire ces prises de parole pour cause de risque pour l’ordre public (comme pour terroriser les terroristes, il convient de faire censurer les censeurs)

  2. Ne pourrait on pas même se demander si ces perturbateurs étaient vraiment d’extrême droite et s’il ne s’agissait pas d’un coup monté par l’autre côté. Une technique qui a déjà été éprouvée.

  3. je dis bien en principe l’extrêmes droite ne se cache pas lorsqu’il vont a une réunion c’est l’extrême gauche qui vont toujours CAGOULE et s’il vous plais en NOIR c’est encore pour discrédité et faire voir et croire qu’ils ont la science infuse

  4. Les staliniens ont-ils leur place dans une université ? Entre nous, ils peuvent toujours se dépenser, ce n’est pas ce qui forgera nos opinions. Ils ne sont que le petit gravier qui vient perturber la surface de l’étang laquelle retrouve bien vite son calme plat.

  5. Un peu de reconnaissance, voyons… que ferait la gôche sans l’esstrême- drouâte pour camoufler son intolérance ?

  6. Les fauteurs de trouble ont il été arrêtés? S’ils ne le sont pas qu’est ce qui permet de ne pas croire à une manipulation de LFI?

  7. Si au travers de ce petit arriviste on y voit la France de demain, alors c’est que le pays a basculé dans le mensonge, la lâcheté et la haine.

  8. Trop drôle ces clowns qui parlent de liberté d’expression sauf que pour eux elle est à sens unique .Ils n’ont pas finis d’être contrarié parce que c’est partout qu’on va les empêcher de pourrir le cerveau de nos jeunes .Eux qui achètent la presse , qui paie certainement les antifas pour agresser la droite sont choqués , permettez moi d’en rire .On ne trouve pas pires racailles que dans leurs partis : comportements , langages , actes de violence .

  9. Ces  » gauchos » qui sont contents de voir arriver la police , désopilant ! Eux , qui proclament que la  » police tue ». Maintenant sur cette histoire, Darmanin monte au créneau , il devrait plutôt s’occuper de faire exécuter les OQTF , mais c’est tellement plus facile de détourner l’attention sur l’extrème droite. Pour ceux qui perturbé cette rencontre , ce n’est qu’un prêté pour un rendu .

  10. La liberté d’expression n’existe plus en France depuis déjà pas mal de temps, les couinements de ces ultra-gauchistes en sont la démonstration éclatante, d’autant qu’il n’y a pas « d’extrême droite » en France, et il s’en faut de beaucoup. Cordialement.

  11. on a pas entendu s’il y avait eu des arrestations, peut être qu’à l’image du député de wattrelos (LFI) qui a fait circuler une vidéo « arrangée » sur la police, les « savants de LFI « Bilongo et Boyard ont orchestré cette intervention pour qu’on parle d’eux, à première vue ils ne faisaient pas recette sur leur invitation. C’est tout ce qu’il reste de la Nupès des magouilles, et il n’y a que 7 mois que cette association existe qu’elle se dissout toute seule de jours en jours.

  12. Je ne comprends plus, la droite Nationale qu’on n’entend presque plus, muselée par les média, est accusée d’interdire l’ultra gauche de s’exprimer…
    quant à ces pseudo groupes d’ultra droite, on peut imaginer que ce sont des antifas, chargés de faire le buzz (ça correspondrait bien à nupes) pour discréditer la droite.
    Quelque chose est pourri en République de France….

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