La gauche n’aime pas la climatisation… sauf dans les locaux de L’Huma !

C'est la gauche faites-ce-que-je-dis-mais-pas-ce-que-je-fais !
Capture d’écran ©RMC
Capture d’écran ©RMC

La scène se passe sur RMC. Olivier Truchot interpelle Fabien Gay, le sénateur PCF de Seine-Saint-Denis, directeur de L’Humanité : « Vous confirmez que c’est climatisé, à L’Humanité. Vous êtes de droite, finalement ? » Celui-ci avoue, un peu embarrassé : « Oui, c’est climatisé. » Et il rajoute : « Il y a eu des travaux. C’est mieux de travailler avec la clim. » La gauche Faites-ce-que-je-dis-mais-pas-ce-que-je-fais.

Le sénateur communiste tente de se justifier : il précise qu’il est locataire - parce qu’être propriétaire serait très mal vu. Nous sommes sans doute censés comprendre par là qu'il n'est pas responsable de ce confort crypto-fasciste. Il donne au passage le montant du loyer, qui laisse rêveur : 680.000 euros à l’année, soit presque 57.000 euros par mois. Joli nid douillet pour L’Humanité ! Pour information, le loyer de Boulevard Voltaire est environ vingt fois moins élevé.

Faut-il le préciser, L'Humanité reste le journal la href="https://www.bvoltaire.fr/lhumanite-reste-le-journal-le-plus-subventionne-en-2024/" target="_blank" rel="noopener">le plus subventionné par numéro de la presse française. Les Français écrasés par la chaleur seront heureux d’apprendre qu’ils ont offert, par leurs impôts, de très beaux locaux frais et spacieux aux journalistes communistes.

La gauche, disions-nous, déteste les propriétaires : Jean-Luc Melenchon, pourtant, est à la tête d’un coquet patrimoine immobilier et financier de 1,4 million d’euros. En 2017, sur France 2, celui-ci s'était d’ailleurs énervé, furieux que d'aucuns abordent régulièrement le sujet : « Je commence à en avoir un peu marre, qu'on vienne me chercher des poux. » Il l’a gagné, a priori, honnêtement, rien de déshonorant, tant mieux pour lui. Mais qu’il ne crache pas, dans ce cas, sur ceux qui ont la même chance que lui ou ceux qui y aspirent. Gérald Darmanin avait brocardé, à ce sujet, en 2023, le patron (tous les patrons ne sont donc pas à droite) de LFI : « Jean-Luc Mélenchon est millionnaire et je ne le suis pas. »

L'intéressé avait d’ailleurs reconnu : « Je suis conscient d’être riche. » Sauf qu’on on ne peut pas être à la fois riche et richophobe.

Avion

Dans la série faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais...

En mars 2024, Marine Tondelier avait fait un bad buzz pour avoir expliqué, sur les réseaux sociaux, aller voir chaque année un arbre très spécial en Guyane. Et, évidemment, ni à la rame ni à la nage. Pour s’assurer de sa bonne croissance, une photo serait plus écolo, non ?

Jean-Luc Melenchon (encore lui), en 2013, avait fait mieux, ou pire, lors de sa visite au Salon du Bourget. Il avait expliqué prendre la classe affaires car il estimait avoir « passé l’âge d'aller se faire briser le dos à la classe économique ». Ce n’est pas faux. Mais pour qui défend un égalitarisme forcené et la fin des privilèges, c’est osé.

Si l’on continue avec Jean-Luc Melenchon, on peut s’étonner, enfin, que cet aficionado de la retraite à 60 ans s’accroche à son poste à plus de 70.

On peut citer encore, dans un autre registre, Aymeric Caron, élu LFI de Paris XVIIIe, qui scolarise son enfant à Versailles. Ou Pape NDiaye, hérault de la diversité et ancien ministre de l’Éducation nationale, qui met les siens à l’École alsacienne.

Pour rester sur le sujet progéniture, Sandrine Rousseau est une malthusienne croyante mais pas pratiquante. Pour Sandrine Rousseau, « la baisse de la natalité est une BONNE nouvelle ». À la question « Est-ce qu’il faut encourager les Français à avoir des enfants, mettre en place une politique familiale ? », la réponse est non. Or, Sandrine Rousseau a trois enfants. Une famille nombreuse, donc. C'est très louable. En mai 2023, à Gala, elle avait même révélé qu'ils l’avaient sauvée quand elle était au plus mal psychologiquement. « J’ai eu un souffle de vie. Il faut s’accrocher aux souffles de vie. » Elle a infiniment raison. Mais pourquoi ne souhaite-t-elle pas aux autres les petits souffles de vie qu'elle a mis au monde ?

Grégory Doucet, à Lyon, vient de débaptiser la rue Bugeaud. Mais pas touche au panthéon personnel de la gauche, il est sacré ! Un élu marseillais, Guy Teissier, a suscité, en 2025, un tollé au conseil municipal en demandant que soit changé le nom d’une école récemment rebaptisée Simone-de-Beauvoir. Pour cet élu, « de terribles zones d’ombre entachent considérablement l’honorabilité de cette dame ». Il dénonçait en particulier la signature d’une pétition de soutien à des pédophiles. Le maire, Benoît Payan, s’était emporté : une « honte », un « dérapage incontrôlé » !

Réfugiés climatiques

Pourtant, non seulement ces (mé)faits sont avérés, mais Christine Goguet, dans son excellent livre Les Grands Hommes et le Diable (Le Rocher), en rappelle bien d’autres, trop souvent méconnus : « On s’aperçoit que Sartre et Beauvoir ont, curieusement, souvent partagé les mêmes proies », écrit l’auteur. L'égérie du féminisme français était devenue « pour ces jeunes filles qui l’admiraient en tant que professeur reconnu, un pourvoyeur de chair fraîche pour son compagnon : des lycéennes seront élues par Simone de Beauvoir, qui enseigne alors au lycée Molière. »

Bref, les exemples sont infinis. Les journalistes de BV, qui n’ont même pas un ventilateur (rupture de stock en magasin), vont demander l’hospitalité à L’Humanité, puisque ceux-ci prônent l’accueil du réfugié climatique et aiment la diversité - c’est même au nom de la pluralité de la presse qu’ils reçoivent leur subvention. Vous n'y croyez pas une minute et vous avez raison. Faites-ce-que-je-dis-ne-faites-pas-ce-que-je-fais est leur devise.

Picture of Gabrielle Cluzel
Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

38 commentaires

  1. Une aberration de plus le financement de ces journaux qui n’existeraient plus si ils devaient se financer et en plus ,ils « vomissent » sur les donateurs !!!

  2. Interpellé il y a quelques semaines sur un marché par un militant CGT à l’impressionnante bedaine et au faciès rubicond, j’en avais conclu que, là aussi, la cantine devait être bonne…

    • Mais non voyons……….c’est qu’ils n’ont pas les moyens de la cuisine raffinée ….c’est pâtes, patates bouillies et gros rouge….ca fait grossir!

  3. La nouvelle obsession des gauchistes, c’est que la clim engendre des inégalités.
    Et le chauffage, il n’en engendre pas ?
    Supprimons le chauffage, vecteur des inégalités !

    • + les salaires. Pas sûre que leurs ventes et leurs quelques pubs vendues fassent le joint…. Nicolas ????

  4. C’est comme M. Aubry qui critique le voilier de B. Arnault et qui est photographié sur sont voilier. La gauche critique les riches alors qu’eux même le sont…

  5. Article d’utilité publique ! Dommage qu’aucun journaliste, ni députés à l’AN ne les mettent face à leurs contradictions ! L’AN et le Sénat sont-ils climatisés ? Si oui, « les réfugiés climatiques » peuvent s’y rafraîchir avec buvette à disposition. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !

  6. Question qui a surement été posée, mais dont je n’ai pas mémorisé la réponse: l’Huma, quel montant de subventions?

  7. Pour régler le problème de l’humanité que personne ou presque ne lit, suppression des subventions à la presse écrite, en six mois ils mettrons la clé sous le paillasson.

  8. Où l’on apprend que l’Huma est climatisé et où l’on voit que la cantine doit y être bonne… je dis ça, je dis rien.

  9. La gauche, toute obédience confondue, est d’une hypocrisie XXL. A gauche on prêche la sobriété mais o déguste le champagne! A gauche on fustige les riches, mais on s’enrichit dans la « défense » du pauvre! Merci MME Cluzel d’avoir épinglé ces champions de la tartufferie.

  10. La photo de ce sénateur ,et de surcroit directeur de  » l’humanité » me semble tout à fait réaliste dans le contexte actuel, les bien pensants de gauche une allusion provocatrice . Comme quoi on peut se désoler de se rationner sur la nourriture, vivre dans la fournaise de cette canicule, parfois vivre dans l’inconfort sous les toits , après une journée harassante et pour couronner le tout entendre de la part de ces privilégiés leur solution inepte .

  11. Il est loin le temps de ma jeunesse où les élus PCF essayaient de rester honnêtes et ne mettaient pas les doigts dans le pot de confiture…

    • De quel « temps » parlez vous ? …
      Vous avez « vécu » ce que vous décrivez dans quel pays ? ! …
      Il ne faut jamais regarder une éclipse (ou prétendue ) en face car « ça » abîme la vue …
      mais pas que à priori ! …

      • Georges Marchais était locataire et ne gardait , de tous les revenus que la république des privilèges lui permettait de cumuler, l’indemnité de maire de Champigny. Le surplus était reversé au PCF. Et n’allez pas déduire par là que mes opinions politiques soient a moins d’une Al des siennes.

      • celui des années 50., quand il y avait encore des ouvriers en France qui croyaient encore « aux lendemains qui chantent ». Ce temps est révolu, il n’y a plus beaucoup d’ouvriers et ceux là votent RN

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Eliot Deval encense le travail de BV !
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois